Accueil > Hiver 2019 / N°49

Retour à la case tribunal avec Emmaüs

Après les poursuites intentées par Christophe Ferrari et Yveline Denat, voilà un deuxième procès en perspective pour Le Postillon. Notre article « Où va Emmaüs Grenoble ?  » paru dans Le Postillon n°47, nous a valu trois citations à comparaître de la part de Jean-Pierre Polidori, référent d’Emmaüs Grenoble, François Potin, président d’Emmaüs Grenoble, et de la structure Emmaüs Grenoble elle-même. Ils nous réclament des milliers d’euros pour réparer une supposée « diffamation ». On disait déjà dans l’article que critiquer une structure sociale n’est pas dans nos habitudes : par manque de témoignages directs, ou pour éviter d’empirer certaines situations déjà tendues, très – trop – souvent, on s’abstient. Lorsque plusieurs personnes éjectées d’Emmaüs nous ont fait part de dérives autoritaires de la direction, on pouvait là encore s’abstenir. On serait resté sur une question : si on n’en parle pas, qui va le faire ? On a donc choisi d’en faire un article étayé, argumenté. On l’a fait de la manière la plus juste possible, en donnant la parole aux personnes mises en cause. Elles ont l’habitude d’avoir la parole – pas d’être mises en cause. Elles ont trouvé ça diffamant, et nous envoient au tribunal sans avoir même demandé un droit de réponse. On va se présenter sereinement devant les juges le 26 mars et plaider la constitution abusive de partie civile par messieurs Pottin et Polidori. Les personnes désirant faire des attestations allant dans le sens de notre article peuvent nous contacter. Si on obtient des dommages et intérêts, on promet de tout reverser à Emmaüs ! Et si on perd, on continuera d’y acheter nos fringues.

Mise à jour : L’audience a eu lieu et la délibération sera donnée le 14 mai 2019