Accueil > Février 2014 / N°24

Les sapeurs-pompiers, déterminés à virer leur direction

« Dans la caserne, c’est le bordel organisé »

Toi l’Isèrois, cela n’a pas pu t’échapper : les pompiers du département sont fichtrement en colère. Tu as découvert, badigeonnés sur les casernes et les véhicules des pompiers, d’étranges slogans : « J’ai bien mangé, j’ai bien bu, je suis un élu », « Enard dégage ! », « Têtes de mort du SDIS » ou encore « Dégagez les fumiers ». Avec un peu de chance, tu les as même aperçus manifester à Grenoble à proximité du Conseil général ou de la Préfecture alors que tu allais visiter le musée de la Résistance. Depuis la mi-décembre, les pompiers s’opposent à l’augmentation de leur temps de travail, que la direction veut leur imposer sous couvert de restriction budgétaire. Cependant leur lutte dépasse largement cette seule revendication qui a mis le feu aux poudres. C’est pas tous les jours qu’on entend parler d’« autogestion, de point de non-retour et de démission de la direction » dans les casernes des pompiers.

Pour comprendre l’ire des pompiers et l’ampleur de leur mouvement, on a discuté avec quelques-uns, travaillant dans différentes casernes du département. On les a rencontrés tantôt dans un Flunch, tantôt dans un sombre local, à la caserne de Seyssinet autour d’une galette des rois ou encore au téléphone. Les témoignages ne sont pas nominatifs même si certains d’entre eux étaient d’accord pour s’exprimer en leur nom. Mais compte tenu du devoir de réserve auquel les pompiers sont soumis en tant que fonctionnaire, ils risquent gros avec une direction qui leur met la pression.

Genèse

Comme à chaque fin d’année, le budget du Service départemental d’incendie et de sécurité (Sdis), dont dépendent les pompiers, devait être voté en conseil d’administration (cf encart « Le Sdis ») le 12 décembre. Les pompiers ont appris auparavant que ce budget allait être gelé alors même qu’il faudrait selon eux un million d’euros en plus pour maintenir les services actuels : « on fait de plus en plus d’interventions donc ça coûte de plus en plus cher ». Les pistes proposées par le Sdis sont, entre autres, la suppression du treizième mois et l’augmentation du temps de travail du personnel : de 1540 heures actuellement à 1607, sans augmentation de salaire. « Ils nous ont dit, ‘‘ok on va pas vous supprimer votre treizième mois, par contre on vous augmente votre temps de travail’’. Et là on a dit : ‘‘niet, vous toucherez pas à ça !’’ » D’autant qu’« en fait ça faisait deux ans que ce projet était dans les tuyaux, ils nous l’ont dit en conseil d’administration. Mais jamais ils n’ont appelé les délégués syndicaux. » Le conseil d’administration est envahi et le budget ne peut être voté. Des pompiers se rendent ce jour-là devant le Conseil général, où des fonctionnaires territoriaux manifestent eux aussi contre l’augmentation de leur temps de travail et la suppression de 150 postes. Ça se bouscule dans l’air irrespirable des lacrymos, la tension monte et un pompier est frappé au visage par des flics.

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Manifestation devant le Conseil général le 20 décembre 2013.

20 et 27 décembre

Rebelote : un nouveau conseil d’administration est programmé pour le 20 décembre : « on réinvestit l’état-major du Sdis. On essaie de renégocier et on tombe face à un mur. » Un nouveau conseil d’administration se tient le 27 décembre, à la Préfecture, « dans leur tour d’ivoire avec dix cars de CRS. Ils ont refusé une délégation, alors c’est monté en pression. » Ce jour-là, un pompier, Quentin, est blessé grièvement, il perd l’usage d’un œil. « On a quand même eu deux blessés graves et cinq à dix autres collègues ont été touchés à la tête pendant cette manifestation, sauf qu’ils étaient casqués. On a ramassé des grenades lacrymogènes et des grenades de désencerclement. ils ont tiré à hauteur de visage. Ce qu’on leur reproche vraiment aux flics, c’est d’avoir menti. D’abord, ils tiraient dans la tête, ils étaient là pour blesser et deuxièmement ils ont menti dans Le Daubé en disant qu’on leur avait jeté de l’essence dessus. Qui aujourd’hui peut croire que les pompiers aspergent les CRS avec de l’essence ? » C’est le point de non-retour : « c’était la goutte d’eau de trop. Il y avait le problème des 1607 heures mais maintenant on est passé à un stade supérieur où il y a une scission avec notre tête hiérarchique, les Enard, Glasian et Gaujour (cf encart « Qui est qui ? »). Là, on demande leur démission. » Dans les jours qui suivent, les relations se dégradent aussi avec les flics qui travaillent régulièrement avec les pompiers : « j’ai fait plein d’interventions avec les flics le lendemain. On ne se parlait plus, on ne se disait pas bonjour. On faisait le service minimum. ». Une marche en soutien au jeune pompier blessé rassemble plusieurs milliers de personnes dans les rues de Grenoble le 4 janvier.

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La marche de soutien à Quentin, le 4 janvier 2014.

1607 heures

La direction assène dans les médias que les pompiers doivent faire leurs « 1607 heures légales » comme tout fonctionnaire territorial. En omettant de signaler qu’en 1999 le Sdis de l’Isère avait signé un aménagement de leur temps de travail, passant ainsi à 1533 heures (1). « Il faut savoir qu’on travaille actuellement 33 heures par semaine, c’est une durée de travail légale. L’avantage qu’on a c’est deux heures de travail gagnées par semaine parce qu’on n’est pas payé plus les week-ends, la nuit et les jours fériés. Dans la plupart des autres boulots, le salaire est majoré ». La direction veut revenir sur un acquis, cela dépasse la simple lutte locale : « on va dans le sens où on défend les idées des anciens, de nos prédécesseurs. Aujourd’hui si on a certains acquis sociaux, si on a des congés payés c’est bien parce qu’eux se sont battus pour. » D’autant plus qu’ « en augmentant notre temps de travail, c’est 45 emplois de pompiers qui ne seront pas créés. Le PS, ‘‘le changement c’est maintenant’’ mon cul, c’est plutôt ‘‘l’austérité c’est maintenant’’. »

Mutations et commission

L’augmentation du temps de travail constitue le point névralgique du conflit mais les pompiers soulèvent d’autres problèmes comme celui des mutations : « Ils veulent pouvoir nous muter tous les deux ou trois ans à leur convenance au sein de l’Isère. T’es à Bourgoin-Jallieu avec ta famille et du jour au lendemain, ils vont te dire ‘‘toi, je t’envoie au centre de secours de la Mure’’ et deux ans après, hop ils vont te mettre à Grenoble. Il n’y a pas de ‘‘plus-value’’ pour le public à faire changer de place un pompier. Parce qu’il faut comprendre que pour qu’un pompier soit efficace, il faut qu’il connaisse bien ses collègues pour bien travailler en équipe, qu’il connaisse bien le matériel de sa caserne et qu’il connaisse bien son secteur, toutes les rues par cœur, les points d’eau, les sens uniques, les horaires de marché... En changeant un pompier tous les deux ans, on perd en qualité de service. » Ils dénoncent aussi la « commission de hiérarchisation » : « Avant tu progressais dans ta carrière à l’ancienneté, maintenant faut passer par ce qu’ils appellent ‘‘une commission de hiérarchisation’’. Il faut que tu te pointes tout seul devant 15 officiers qui t’assaillent de questions pendant une demi-heure et ensuite ils font un classement. Ils mettent les agents en concurrence les uns vis-à-vis des autres et ça c’est super néfaste. On a choisi ce métier pour des notions de solidarité et d’humanisme, pas pour la compétition . »

Un nouvel état-major à 25 millions d’euros

Les choix d’investissement du Sdis sont aussi pointés du doigt : « Il y a des dépenses inconsidérées en bâtiments par le Sdis et donc il n’y a plus de sous pour le personnel, il faut faire des choix. »
Comme la construction d’une toiture tuilée, pour la modique somme de 500 000 euros, dédiée à leur entraînement ou encore l’achat de tablettes numériques inutilisables : « ils ont équipé les ambulances des pompiers avec des ordinateurs à moitié tactiles, ça a coûté beaucoup d’argent, sauf qu’ils n’ont pas acheté le logiciel qui va avec, donc on ne peut pas s’en servir. » Sans compter les bouteilles d’air pour partir au feu : « il y a dix ans on avait des bouteilles qui marchaient bien, qui pesaient cinq kilos. Ils ont changé tout le parc, ça a coûté 1,2 millions d’euros, et en plus elles sont plus lourdes, elles pèsent 15 kilos. Et on vient d’apprendre qu’elles rouillent à l’intérieur ! Le CHSCT [NDR : Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail] est au courant mais ils font rien. Ça veut dire que le parc des bouteilles va être de nouveau changé mais ça fait rien... ». Même les plus petits détails, qui ont au final un coût, les mettent en colère : « qu’ils arrêtent de nous prendre pour des cons. Quand tu vois que tous les ans ils nous changent le support des papiers toilettes dans les chiottes. Il suffit d’acheter du papier plutôt que de changer ces machins en plastique tous les ans. Ils nous emmerdent avec ça ! »
Simultanément on leur demande de faire des économies : « par exemple on nous a reproché d’utiliser trop de patchs DSA, ce sont des patchs pour les arrêts cardiaques mais quand on en utilise c’est qu’on en a besoin, on ne s’amuse pas à se les coller sur nous à ce que je sache ! »
Pour certains, l’investissement qui a le plus de mal à passer c’est le projet de construction d’un nouvel état-major budgété à 25 millions d’euros, à Fontaine, en remplacement du bâtiment qui est aujourd’hui loué : « Ils veulent se construire un nouveau château-fort, moi je suis d’accord mais seulement si on peut se le permettre. Là, on ne peut pas, quand on ne peut pas, on ne le fait pas ». Mais selon le point de vue d’un cadre « le bâtiment dans lequel on travaille est loué et il coûte cher, plusieurs centaines de milliers d’euros par an. C’est un investissement sur le long terme ». Les pompiers, eux, n’en démordent pas : « un million d’euros permettrait de boucler le budget sans toucher au temps de travail des pompiers » et pendant ce temps-là « ils veulent faire un palais de leur état-major à vingt-cinq millions d’euros ! Vingt-cinq ! ». Et de conclure : « s’ils avaient voulu trouver des pistes d’économies, on aurait pu en parler, on en aurait trouvé. »

Démissions

En discutant avec les pompiers, trois noms reviennent sans cesse : Jean-François Gaujour (président du Sdis), Hervé Enard (directeur du Sdis) Christophe Glasian (directeur adjoint du Sdis) et dans une moindre mesure celui d’André Vallini. Les pompiers demandent, de manière quasi unanime, leur démission : « même les plus anciens, les plus sages d’entre nous disent que c’est hors de question de revenir travailler avec ces gens-là. ». Les critiques à l’égard de la direction ne datent pas d’hier : « ça fait treize ans qu’on subit le colonel Enard, un peu moins Gaujour » et « des années que le Sdis ne tient pas compte des revendication syndicales, il s’assoit dessus. Donc maintenant, c’est terminé on ne discute plus. » La direction aurait même envoyé un huissier pour relever les inscriptions dans une caserne : « ils mettent la pression pour casser le mouvement », « je pense que la stratégie de nos boss, ça va être d’en choper quelques-uns et de leur mettre la misère, de les éclater, sur le plan administratif en tout cas. Si tu sèmes la peur, tu casses le groupe. Ils sont en train de tout faire pour choper quelques noms. » On comprend mieux pourquoi, si le conflit trouve une issue, ils ne veulent plus avoir affaire à leurs supérieurs. Ni à Vallini, le président du Conseil général : « Parce que lui, c’est la clé du problème en fait. S’il pouvait sauter, on serait super contents. »

« Mise en noir », la boulette d’Enard

Au tout début du mouvement, des camions ont commencé à être recouverts de slogans pour signaler à la population qu’un conflit les opposait à leur direction. Mais ce n’était pas du goût du colonel Enard : « il a mis Seyssinet en ‘‘noir’’. Sur notre ordi, on a des codes couleurs pour savoir si nos engins sont en caserne, disponibles ou pas et quand on est en ‘‘noir’’, les véhicules ne peuvent pas partir. Comme il savait que les camions étaient peints, il s’est permis de de téléphoner au Codis [NDR : Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours, le centre où sont reçus les appels] pour faire mettre la caserne de Seyssinet en ‘‘noir’’ et d’autres casernes de l’agglomération. Ça a duré 20 minutes [NDR : certains disent une à deux heures] le temps que les camions soient nettoyés parce qu’il avait menacé de sanctionner tout le monde. Pendant ce laps de temps d’indisponibilité, il pouvait y avoir à 50 mètres de là un arrêt cardiaque, eh bien nous, on ne pouvait pas être sollicités. ». Ce sont les pompiers des autres casernes qui ont dû intervenir à leur place, et qui ont pris plus de temps : « Ça c’est énorme, il a mis en danger la vie d’autrui. C’est une faute professionnelle inadmissible et très grave. Pour accepter de faire ça, il faut être fou. »

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En plus de la mythique faute de grammaire, les pompiers ont rajouté une faute d’orthographe au nom de leur directeur : Hervé Enard prend un « d » à la fin.

Les élus

Un pompier résume le fonctionnement de leur service public : « C’est la même chose qu’une entreprise, Enard notre directeur c’est le PDG, lui il connaît la technique et tous les élus ce sont les actionnaires, ce sont eux qui paient. » Ça tombe bien, début janvier c’est la saison des vœux. Pour se faire entendre, les pompiers se sont invités, notamment, à ceux de Yannick Boulard (PC), maire de Fontaine et troisième vice-président du Sdis : « il est au Front de gauche quand même ! C’est quoi les convictions du Front de gauche ? Pour le peuple ou pas ? ». Ils ont aussi rendu visite en masse aux élus qui venaient écouter les vœux de Baietto, président de la Métro, à Vizille et ont hué Gilles Strappazzon, conseiller général (PS) et membre lui aussi du conseil d’administration du Sdis. Rebelotte lors du conseil municipal de Saint-Etienne-de-Crossey dont le maire est un certain Jean-François Gaujour. Ce dernier a décidé d’annuler ses habituels voeux qui devaient avoir lieu quelques jours plus tard.
Peu d’élus ont réagi pour apporter leur soutien aux pompiers : « au mieux, les élus ne disent rien. Au pire, ils nous enfoncent. En tout cas, j’en ai vu aucun nous soutenir. On va faire en sorte que les élus qui sont au conseil d’administration du Sdis perdent les élections municipales. »

Autogestion

Les pompiers ne peuvent pas tous se mettre en grève, contrairement à d’autres professions : il faut un minimum de personnel pour faire tourner les casernes. Les pompiers sont réquisitionnés : « quand il y a des manifestations, il s’agit majoritairement de pompiers qui sont en jour de repos » En plus des manifestations, ils poursuivent d’autres modes d’action qui ne sont pas visibles de l’extérieur, comme essayer « de pourrir le système administratif pour qu’à un moment donné on se fasse entendre. On essaie de trouver des actions qui marquent, de manière pacifique, sans embêter la population. » Dans certaines casernes, « on fait juste le service minimum. On ne fait que les interventions. D’habitude, tu fais des séances de sport tous les jours, tu fais une manœuvre, un entraînement, tu nettoies la caserne, tu prépares les cours ou les manœuvres pour la semaine suivante, tu fais le planning...Tout ça on ne le fait plus. Pour le rassemblement, on doit être habillé en pompier ben là on est en jogging, on arrive les mains dans les poches. » Même les syndicats sont débordés et on en vient à parler d’autogestion : « c’est quelque chose de nouveau chez les pompiers, on a la culture du commandement et de la hiérarchie, on est en train d’apprendre l’autogestion ». Et ça marche : « à la caserne c’est un bordel organisé. Entre nous on s’organise quotidiennement et ça convient à tout le monde, et on n’a pas besoin de nos grands chefs pour que ça fonctionne, la preuve c’est que le boulot est fait. Eux, ils ne savent pas ce que c’est le boulot la nuit, le week-end... ». Un fait nouveau est apparu dans cette lutte, le ralliement d’officiers aux pompiers : « pour dire comme le Sdis va mal, c’est que ça faisait longtemps que des officiers supérieurs ne s’étaient pas mis en grève, il y a même des colonels. Ils se joignent au mouvement contre la politique de management de la direction. »

La suite ?

Des pompiers ne manqueront pas d’essayer de se faire entendre pendant les campagnes municipales si le conflit se poursuit. Certains d’entre eux estiment qu’un écho national aurait une répercussion dans le département et mettrait peut-être Vallini en difficulté. Mais très rares sont les médias nationaux à avoir évoqué ce conflit. « Il y avait la manif en soutien à Quentin et ce jour-là des dizaines de journalistes étaient postés devant le CHU pour Schumacher. Ils ne sont pas venus, que dalle, même pas un petit mot ! Par contre t’as un gonze qui s’immole, ils arriveront comme des requins. On voudrait pas en arriver là. »

Le SDIS

Le service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de l’Isère est composé de plus de 4000 pompiers volontaires (ils ne sont pas bénévoles) et 800 professionnels, ainsi que de 250 personnes dans les services administratifs. Il est financé par le Conseil général de l’Isère, les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Le budget prévisionnel du SDIS en 2013 était de 118 millions. La dotation accordée par le Conseil général est, elle, gelée depuis trois ans. Le conseil d’administration présidé par Jean-François Gaujour est constitué majoritairement de conseillers généraux, d’une poignée de représentants d’EPCI et de deux élus de communes. Ce sont eux qui décident des orientations budgétaires de l’établissement public.

Qui est qui ?

Hervé Enard est le directeur du Sdis de l’Isère depuis 2001, il gère d’une main de fer son personnel, certains pompiers parlent de « management par la terreur », le comparent à un « dictateur » ou plus gentiment au « roi soleil ».

Christophe Glasian est le directeur adjoint du Sdis.

Jean-François Gaujour (PS) occupe les postes de conseiller général du canton de Voiron et de maire de Saint-Etienne de Crossey. Comme cela ne suffit pas à occuper ses journées, il est aussi et surtout président du conseil d’administration du Sdis et « assure la conduite politique et administrative » de l’établissement public. Des inscriptions en son honneur ont fleuri dans les casernes et sur les camions de pompiers : « Gaujour, vautour ! », « Gaujour branleur ! ».

André Vallini (PS), président du Conseil général qui a gelé le budget alloué au Sdis. À relire : son succulent portrait paru dans le n°18 du Postillon.

Un poste pour Goujour au medef ?

L’une de ces citations est de Pierre Gattaz, président du Medef et l’autre de Jean-François Gaujour (PS) président du Sdis. Qui a dit quoi ?

  • « Le monde bouge, évolue, une grande partie des citoyens se questionne, s’adapte, regarde devant elle ; l’autre partie des citoyens reste immobile, se crispe et refuse de modifier son comportement, ils ont tort. »
  • « Parce que l’entreprise évolue dans un monde qui bouge, faisons alors en sorte que les salariés que nous avons pris sous notre responsabilité progressent, ce sera notre fierté. Mais cela suppose aussi que les syndicats acceptent davantage de flexisécurité par rapport à ce monde en mutation. »