Actualités

  • Condamné, Le Postillon fait appel

    «  Le Postillon est reconnu coupable ». On l’attendait avec impatience, le jugement rendu ce lundi 26 septembre 2016 à Grenoble. (...) Visiblement, la juge qui lisait le rendu n’y mettait pas beaucoup d’entrain. En 49 secondes, le Postillon et son directeur de publication ont été déclarés « coupables » et condamnés à verser « 2 000 euros d’amende, dont 1 000 avec sursis », à « publier en une du journal et sur son site internet le jugement », à verser également « 2 000 euros de dommages-intérêts à Yveline Denat », plus « 1 500 euros de dommages-intérêts à Christophe Ferrari », plus « 1 200 euros chacun pour le remboursement de leurs frais de justice ».

Derniers articles en ligne

  • Avec le fan-club de Carignon

    À Grenoble, la gauche a quand même bien de la chance : cela fait quinze ans qu’elle peut compter sur Alain Carignon pour favoriser ses succès électoraux. Depuis sa condamnation à vingt-neuf mois de prison dans les années 1990, le simple nom de l’ancien maire de Grenoble (de 1983 à 1995) crée de telles divisions dans la droite grenobloise qu’elle est incapable d’espérer reprendre le pouvoir municipal. Après de multiples tentatives de retour ratées, Carignon est repassé à l’offensive depuis mars dernier. Il a créé un « comité de ville des Républicains 38 », censé « faire entendre la voix des Républicains dans le débat municipal et contribuer à l’élaboration d’un projet alternatif ». Fin mai, il organisait une réunion publique qu’un stagiaire du Postillon est allé couvrir. Après avoir enchaîné sur un tractage, il révèle – pour vous lecteurs - certains détails de la vie interne de ce groupuscule radicalisé.

  • Fermer des bibliothèques, sauver le high-tech ?

    L’annonce a fait grand bruit : pour essayer de faire 14 millions d’euros d’économies dans les prochaines années, la mairie de Grenoble va sabrer dans ses dépenses sociales, en rognant sur les dépenses de santé scolaire et en fermant trois bibliothèques. Au total, les gestionnaires verts & rouges veulent supprimer cent postes d’ici 2018. Derrière l’avalanche des réactions indignées de la part des oppositions, cette politique d’austérité révèle des grands choix de société : préfère-t-on donner de l’argent au high-tech ou aux bibliothèques ?

  • Tout sur les poils

    Selon la définition donnée par Wikipedia, le poil est « une production filiforme de l’épiderme, couvrant partiellement ou intégralement la peau des mammifères et dont il est l’une des caractéristiques ». Chez l’Homme comme chez l’animal, il se décline sous toutes les formes : dru ou frisé, court ou long, brun ou blond... Nul n’y échappe : homme ou femme, « gorille » ou imberbe, sosie de Demis Roussos ou de Justin Bieber, chaque être humain possède en moyenne près de 5 millions de poils sur le corps. Une chose est sûre, à l’approche de l’été, le poil sera comme toujours l’objet de toutes les attentions : sublimé ou taillé chez le barbier, coupé ou raccourci dans un salon de toilettage pour animaux, épilé ou rasé chez l’esthéticienne. Pour y voir plus clair, nous avons poussé la porte de ces professionnels du poil, d’apparence si dissemblables et pourtant unis par un dénominateur commun.

  • La bête noire des robes noires

    Le 23 mai dernier, Me Bernard Ripert, ténor du barreau grenoblois, avocat historique d’Action Directe et ancien défenseur des complices de Carlos et d’Antonio Ferrara, était placé en garde à vue puis hospitalisé sous contrainte en hôpital psychiatrique. Une mesure qui a aussitôt suscité une levée de boucliers chez ses confrères. Ce nouvel épisode, le dernier en date d’une série d’incidents ayant opposé le barreau de Grenoble au parquet ces dernières années, a ainsi ravivé les tensions latentes entre avocats et magistrats. Au cœur de cette discorde, un homme cristallise particulièrement les critiques des robes noires : le procureur de la République Jean-Yves Coquillat, en poste depuis fin 2011 et à l’origine de l’interpellation de Me Ripert. Le Postillon l’a mis au banc des accusés.

  • Enfin un procès !

    Nous invitons le tout-Grenoble à un « vernissage judiciaire » à l’occasion de notre premier procès. Ça se passe le mercredi 29 juin, entre midi et 13h30, devant le palais de Justice. Il y aura des nappes blanches, du vin d’honneur et des petits fours. Venez comme vous êtes !
    C’est avec une émotion non dissimulée que toute l’équipe du Postillon a la joie de vous faire part de l’arrivée de son premier procès. Il a deux petits noms « Injure » et « Diffamation », et la paternité est à aller rechercher du côté de Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix et président de la Métropole de Grenoble, et de sa directrice de cabinet Yveline Denat.
    Un premier procès est une étape très importante dans le développement d’un petit journal local indépendant. Chacun sait que cela permet de faire un maximum de publicité, d’augmenter les ventes et de prouver son utilité. Cependant, la recherche du procès est un art très délicat : il ne faut pas se faire poursuivre par une personne insignifiante (un procès contre un responsable d’union de quartier ou un obscur conseiller municipal est ainsi à éviter), ni pour des attaques trop bêtes (se faire poursuivre pour avoir écrit « le maire est une sous-merde crapuleuse crypto-fasciste » est également à proscrire). Cela fait six ans et demi que Le Postillon cherchait à tâtons un procès intéressant : ce procès contre le président de la Métropole est donc une consécration.

  • Dans la cuvette Debout

    Depuis que Le Postillon existe (sept ans déjà, l’âge de raison), la contestation sociale est en panne. Hormis le « mouvement des retraites » de 2010, qui a échoué, il n’y a pas eu d’effervescence contestataire dans les rues de Grenoble, pas de grandes manifestations, pas d’élan. C’est un grand manque pour notre journal. Pas d’un point de vue politique, non on s’en fout de ça. Les manifs nous manquent uniquement pour des raisons commerciales. Ce sont les meilleurs moments pour vendre notre produit, ceux qui nous permettent d’engranger le plus de cash flow dans le money time. Et ça s’est encore vérifié lors des manifestations contre la loi Travail des 9 et 31 mars derniers, où on a pu fracasser tous nos records de ventes de numéros à l’heure en atteignant le nombre de 85 (le précédent record, 77 seulement, datait de la manif « je suis Charlie »), soit un toutes les 42 secondes. Alors notre directeur des ventes s’est emballé : « C’est bien les petits, on va pouvoir revoir à la hausse les objectifs annuels. Le problème, c’est que tout ça risque de s’arrêter. Hey les journaleux, vous voudriez pas un peu causer de ce mouvement, comprendre comment ça marche, quelles en sont les limites ? Ça pourra peut-être nous servir pour la suite, pour anticiper les futurs pics de vente. » Bien, chef. Les deux journaleux du Postillon ont donc fouiné autour des manifestations du mois de mars et en rapportent un récit chronologique chaotique.

  • Linky êtes-vous ?

    À en croire ses promoteurs, le nouveau compteur électrique « intelligent » Linky possède de nombreux avantages pour les particuliers. Il permettra par exemple à tout un chacun, et à ERDF ou la police, de tout savoir sur sa consommation électrique. Et pourtant, dans la cuvette grenobloise comme ailleurs, de plus en plus d’habitants tentent de résister à la pose de ce compteur qui a débuté depuis décembre dernier. Le Postillon est parti à leur rencontre.

  • Linky profite le crime ?

    ERDF, le promoteur du Linky, est une institution. Comme il se doit, elle est respectée par toutes les autres institutions. Si le Linky est de plus en plus critiqué et rejeté par de simples habitants de la cuvette, ERDF sait pouvoir compter sur le soutien des élus locaux et de la presse locale.

  • Linky rira le dernier ?

    Pour tous leurs promoteurs, les compteurs intelligents sont incritiquables car ce sont « des éléments indispensables à la transition énergétique ». Sous-entendu : on en a besoin pour sauver la planète, alors ceux qui s’y opposent n’ont vraiment rien compris. D’ailleurs, même les élus écolos grenoblois sont pour, c’est dire.

  • L’école du Grand Châtelet tient à son image

    Vieux quartier populaire du sud-est grenoblois, où cohabitent depuis des décennies Gitans sédentarisés, Italiens et Maghrébins, l’Abbaye a longtemps traîné une réputation sulfureuse. Dans les années 70, 80 et 90, le quartier était ainsi considéré comme l’un des hauts lieux de la pègre locale, la célèbre « bande de l’Abbaye » défrayant la chronique criminelle à coups de règlements de compte sanglants. Une mauvaise image qui a également collé aux basques - à moindre échelle bien sûr - de l’école du Grand Châtelet. Confrontée à une violence récurrente et un absentéisme record chez les élèves, la seule école primaire du secteur est même passée à deux doigts de la fermeture. Dos au mur à son arrivée, en 2005, le nouveau directeur a alors lancé une expérience pédagogique unique en France : l’apprentissage par l’audiovisuel, de la maternelle au CM2. Onze ans plus tard, la réussite est incontestable, en terme de résultats scolaires comme d’assiduité, et l’école est devenue une référence grâce aux nombreux prix remportés par ses classes. Pourtant, le projet est aujourd’hui menacé de disparition, la faute au désengagement financier de la Ville qui supprime le poste de l’animatrice audiovisuel. Une décision lourde de conséquences selon les parents d’élèves et habitants du quartier, partagés entre surprise et consternation.

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