Accueil > Décembre 2012 / N°18

Welcome in Grenoble !

Qui a dit que les collectivités ne s’occupaient pas des personnes en galère dans l’agglomération ? Soucieux de n’exclure personne, elles viennent de lancer une application, disponible gratuitement sur smartphones et tablettes, dénommé « Business In Grenoble » (BiG). Elle a «  pour vocation d’accompagner le touriste d’affaires tout au long de son séjour dans la région grenobloise ». Enfin ! Ces pauvres bougres qui errent sans but dans la rue pourront « trouver [leur] lieu de congrès et en télécharger le programme, repérer [leur] hôtel, se repérer sur le territoire… Mais BiG propose également une sélection de restaurants, sorties, visites ou achats « made in Grenoble  ». Après l’inauguration du Grand Hôtel («  4 étoiles... et peut-être prochainement 5 ! ») en plein centre-ville par une multitude d’élus (Destot, Safar, Vallini, Masson, De Longevialle, etc.), ça fait chaud au cœur de voir que les pouvoirs publics prennent enfin à bras le corps la question de l’hébergement et de la vie quotidienne des migrants dans la capitale des Alpes.


Encore un nouveau « machin »

Cette application « Business in Grenoble » a été crée par un nouveau « machin » technocratique dénommé « Grenoble Territoires ». C’est un label «  créé pour promouvoir les atouts économiques de la grande région grenobloise », regroupant la communauté d’agglomération grenobloises La Métro, la communauté d’agglomération du Pays Voironnais et la communauté de communes du Pays du Grésivaudan. Si pour l’instant, elle se cantonne à réaliser des «  innovations » aussi inutiles que ce joujou pour encravatés, on peut craindre que cette superstructure s’occupe de plus en plus des questions locales d’importance. Ces trois territoires ne formant bientôt qu’une seule et même grande ville, il y a fort à parier que les décideurs arguent de la nécessité de gérer les problèmes à cette échelle pour pouvoir être plus «  performants ». Et ainsi les centres de décision s’éloignent toujours un peu plus des simples habitants, incapables de peser dans des structures technocratiques englobant des centaines de milliers de personnes.