Accueil > Été 2016 / N°36

Édito

Au Postillon, c’est surtout l’été qu’on fait des cadeaux. Non seulement, on vous invite à un « vernissage judiciaire » pour fêter notre premier procès, le 29 juin prochain, devant le palais de justice, avec petits fours et vin d’honneur (voir en dernière page). Mais en plus, on vous offre un numéro « spécial été » avec quatre pages supplémentaires, et en couleur avec ça. Bon, forcément tout ça a un coût. Alors, avec pour seule préoccupation votre satisfaction, la noblesse du journalisme et notre compte en banque, on vend ce numéro trois euros au lieu de deux.
Une manière de voir la chose, c’est de se dire qu’il y a 50 % d’augmentation.
Une autre, c’est de constater que cette hausse est quand même deux fois moins importante que la précédente (en 2011, nous étions passés de un à deux euros, soit 100 % d’augmentation).
Cette hausse sera-t-elle définitive ? Mystère. On aime bien vendre notre journal pas cher, faire du « low cost ». En même temps, on aimerait peut-être agrandir notre troupeau de salariés, voire leur garantir un avenir au-delà des contrats aidés. Et garder sous le coude un bas de laine pour faire face aux éventuels ennuis judiciaires.
Bref, on ne s’est pas encore décidés. Et comme on est à Grenoble, la capitale de la démocratie participative, on a décidé de vous consulter. On est tellement innovants qu’on fait même deux consultations différentes.
La première s’inspire des « référendums d’entreprise », ces dispositifs censés être multipliés avec la loi El Khomri. Donc :

  • Êtes-vous prêt à payer trois euros pour que Le Postillon continue son formidable travail dans de bonnes conditions ? Ou :
  • Préférez-vous payer deux euros, et que le journal coule dans pas longtemps ?

Pour la seconde consultation, on a copié les processus participatifs mis en place par l’équipe d’Éric Piolle à Grenoble. Donc, après avoir marqué sur un post-it le mot que vous associez à « presse locale indépendante », on vous demande de répondre aux questions suivantes :
Nous avons décidé de passer le prix du Postillon à trois euros. Préférez-vous :

  • que la prochaine couverture soit en jaune, violette ou rose ?
  • que la police de caractères reste de taille 9 ou passe en 9,5 ?
  • que les textes restent anonymes ou soient signés par des pseudos ?

Vous pouvez répondre comme vous voulez, par mail, courrier ou en faisant des tags à la craie. De toute façon, on fera ce qu’on veut. Bisous.