La Métropole occupée ! De mémoire de Postillon, c’est la première fois que des gens dorment dedans. Des gens qui en ont vraiment besoin, s’entend. Depuis le 18 novembre dernier, une centaine de personnes, hommes seuls, femmes avec enfants, familles, occupent une grande salle du siège de la Métropole. Beaucoup ont été expulsées les jours ou semaines d’avant de logements qu’elles occupaient à la Villeneuve de Grenoble. Des logements « squattés » appartenant au bailleur social Actis qui leur étaient loués par des marchands de sommeil, « une véritable mafia qui fait depuis des années son profit sur le dos des personnes sans-logis, les logeant dans des squats et n’hésitant pas à user d’intimidations violentes pour leur extorquer des loyers » comme le dénonce le Dal (Droit au logement), inépuisable association en lutte contre le mal-logement.
Hiver 2025-2026
- Pour la réquisition du Rabot
- Usual sus P.E.C.
- Gabri c’est pas fini
- Des morceaux de cervelle dans les cacahuètes
- Abstention maximale
- Détournement d’argent public en bande organisée
- Les pires escroqueries actuelles issues du cea
- « Je ne voulais pas d’un métier froid sans relation »
- Alibi béton
- Decitre ouille !
- L’art de mal faire
- Le cancer de l’intelligence artificielle
- Le fret est fini
- Le Postillon et le trésor de la bastille
- En pages urnes
- Ne touchez pas aux îles du Drac !
- Après l’appel du 18 juin, Ytournel a pris le maquis
- Sondage participatif : faut-il nourrir l’IA ?
- Le Postillon en procès à Paris
- Courrier
- Ceux qui comprennent quelque chose sont vraiment bourrés
- Le vin au chlore de Pont-de-Claix
- Appel à délation à l’INPG
Articles de ce numéro
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Pour la réquisition du Rabot
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Usual sus P.E.C.
Nos papiers sur les autres candidats grenoblois aux prochaines élections municipales mettent plutôt en avant les contradictions des postulants qui prétendent œuvrer pour le bien commun et l’écologie, mais qui travaillent pour les banques ou la dévastation du monde (Romain Gentil ou Laurence Ruffin dans le dernier numéro) ou qui s’activent dans un parti anti-« mondialiste » tout en bossant pour une multinationale américaine (Valentin Gabriac dans la page d’après). Pour Pierre-Édouard Cardinal, dernier candidat déclaré pour représenter un groupuscule macroniste, on n’a par contre trouvé aucune contradiction apparente : PEC, comme le surnomment ses soutiens, est une véritable caricature d’arriviste de la start‑up nation décomplexée.
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Gabri c’est pas fini
Chez les politiques, on fait beaucoup d’allers-retours entre le Sud et le Nord Isère, deux territoires qui n’ont pourtant pas grand-chose à voir (Le Postillon n° 75). La sociologie électorale très différenciée entraîne même des chassés-croisés ! Si le candidat grenoblois de La France insoumise a fait la migration dans le sens nord-sud (il s’était présenté avant vers Villefontaine et était assistant parlementaire d’un député du Rhône), le plus gros vivier de ces politiciens pendulaires se trouve de l’autre côté de l’échiquier politique et fait plutôt du Sud-Nord : les trois députés d’extrême droite du Nord du département habitaient jusqu’à peu dans la région grenobloise. Mais attention, voilà une migration originale ! Alors qu’il bosse dans le Nord-Isère (en tant qu’assistant parlementaire), Valentin Gabriac va se présenter aux élections municipales à… Grenoble. Tout en étant cadre dans la multinationale de l’agroalimentaire Mondelez, un boulot soi-disant détesté.
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Des morceaux de cervelle dans les cacahuètes
Pour le repris de justice Alain Carignon, le maire de Grenoble porte une « responsabilité écrasante » dans tous les faits divers grenoblois. Ses douze années de mandats (entre 1983 à 1995) ont pourtant été émaillées de pas mal d’actes « barbares », entre assassinats dans des bars et attaque à la voiture piégée. Mais à l’époque, on l’entendait beaucoup moins commenter la guerre des gangs… Un voyage aux archives qui permet aussi de voir à quel point notre époque ultra-connectée est beaucoup plus anxiogène qu’il y a trente ans.
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Abstention maximale
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Détournement d’argent public en bande organisée
Comme vous l’avez sans doute constaté, on critique beaucoup dans ce canard les nouvelles technologies développées par des entreprises et des labos de la Cuvette et contribuant au « refroidissement technologique » général. Le moteur de ce dynamisme local, c’est le CEA Grenoble (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) qui emploie 4 000 personnes et s’apprête à fêter ses 70 ans l’année prochaine. Si certaines grandes entreprises (comme Soitec et STMicro) sont issues du CEA, si des technologies orwelliennes y sont effectivement développées, il y a néanmoins un écueil dans lequel nous tombons souvent : on a cette fichue tendance à gober bêtement la com’ relayée par Le Daubé et la presse économique. Et donc à croire naïvement qu’il enchaîne les succès industriels, que les startups biberonnées au CEA vont vraiment finir par produire des choses.
Alors que la plupart du temps : pas du tout. Des dizaines de sociétés ont été créées par des chercheurs du CEA, ont pompé pendant des années des dizaines de millions d’euros d’argent public, avant de discrètement déposer le bilan. Si ces échecs ne sont jamais ni publicisés, ni questionnés, c’est que pour beaucoup ils semblent bien plus relever de l’escroquerie délibérée que de la tentative ratée. -
Les pires escroqueries actuelles issues du cea
Si on a évoqué quelques récents échecs industriels issus du CEA dans les pages précédentes, on est loin d’en avoir fait le tour. Surtout si on se met à parler des échecs futurs ! Dans ce nouveau test, on compare le degré d’escroquerie de sociétés à la mode issues du CEA, toujours en activité… pour l’instant. La liste étant presque infinie, il a pourtant fallu en sélectionner quatre (seulement). Toutes nos excuses à celles ne figurant pas dans ce palmarès.
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« Je ne voulais pas d’un métier froid sans relation »
C’est une des — si ce n’est la — plus petites librairies de la cuvette. Depuis trois ans, Manon s’active à développer plein d’idées autour de son minuscule local du centre-ville de Gières et de sa passion des livres. Malgré le manque de place donc, et malgré la polyarthrite qui lui pourrit la vie depuis presque toujours. Comme quoi, ça peut marcher de croire en ses « rêves d’ado » !
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Alibi béton
Pourquoi limiter les pollutions quand on peut juste les cacher sous la mer ? Voilà ce que s’apprête à faire l’historique société grenobloise Vicat, qui veut aller enfouir tout le CO2 émis sur son site du Nord Isère au fin fond de la mer Adriatique. Une bonne illustration de la folie de la course actuelle à la « décarbonation » sans remise en cause de notre modèle de développement.
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Decitre ouille !
Comment faire couler un business ? Confiez-le à un grand groupe ! Ces dernières semaines, on parle beaucoup de Teisseire, fabricant de sirop aux trois siècles d’histoire grenobloise et dont le site de Crolles est menacé de fermeture, à peine un an après son rachat par Carlsberg, quatrième brasseur de bières au monde. Les syndicats dénoncent un « pillage de la trésorerie » passée en un an de 120 millions d’euros à moins de 24 millions… Moins important et moins spectaculaire, il y a aussi dans le coin l’histoire de la librairie Decitre. Depuis son rachat il y a six ans par le groupe Furet du Nord tout part à vau-livre.
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L’art de mal faire
Dans un monde où tout change tout le temps, c’est rassurant d’avoir quelques repères fiables. Comme par exemple l’assurance de voir, tous les quatre ou cinq ans, une grave crise éclater au « Magasin », le centre national d’art contemporain de Grenoble (Cnac), touchant 1,2 million d’euros d’argent public. Un épisode de la cuvée 2025 est plutôt édifiant.
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Le cancer de l’intelligence artificielle
Soigner le mal par le mal. Le développement de la vie virtuelle crée de plus en plus de problèmes de solitude, de mal-être ? Allez, accélérons un peu le mouvement grâce à l’intelligence artificielle pour résoudre tout ça. Ce credo n’est pas seulement celui des businessmen du monde connecté, il est aussi défendu par nombre de projets universitaires, engloutissant la plupart des financements de thèses. Notre mathématicien démonte tous ces programmes de robots prétendument « socialement acceptables ».
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Le fret est fini
Trente milliards d’euros. Tout ça pour doubler une ligne de train qui existe déjà. Les gouvernements se succèdent et cherchent des économies de partout. Mais n’envisagent jamais de renoncer au gigantesque chantier de la deuxième ligne ferroviaire Lyon-Turin. Au fur et à mesure de l’avancée du projet, la nature des futurs dégâts environnementaux se précise de plus en plus, notamment dans le Nord-Isère ou dans le Grésivaudan, avec quantité de terres agricoles artificialisées, des grands viaducs construits et d’immenses tunnels creusés.
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Le Postillon et le trésor de la bastille
Une fiction photographique avec une intrigue à couper le souffle !
(uniquement disponible sur le Postillon en version papier) -
En pages urnes
La piscine non artificielle de Gerbi
Dans la série de tous ces étrangers qui veulent gouverner Grenoble (sans y habiter), on trouve aussi l’avocat de centre droit Hervé Gerbi, à la tête de la liste « Nous, Grenoble ». S’il possède effectivement un appartement à Grenoble, on trouve aussi son nom et celui de sa compagne sur la boîte aux lettres d’une belle maison à Corenc, avec, comme il se doit dans ces hauteurs embourgeoisées, une charmante piscine. Mais de toute façon, pas de problème, (…) -
Ne touchez pas aux îles du Drac !
Parmi les réactions suite à notre article sur les gigantesques travaux prévus sur le Drac), il y a celle de Guy, qui chronique chacun de nos numéros sur son blog : « Leur critique de l’hydro-électricité à cause des travaux envisagés dans le Drac me semble bien dérisoire, quand par ailleurs ces anti-nucléaires peuvent aussi faire la fine bouche à propos des panneaux photovoltaïques et sans doutes des éoliennes. » Effectivement, globalement on est assez « fine bouche », surtout parce qu’en ce (…)
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Après l’appel du 18 juin, Ytournel a pris le maquis
Et Édouard Ytournel, que devient-il ? Quelques mois après notre article le concernant, celui qui est chef de file de l’opposition de droite à La Tronche avait lancé son « appel pour la commune » en vue des municipales de 2026, dénommé « appel du 18 juin », vu qu’il avait été réalisé le 18 juin 2024 (Le Daubé, 19/06/2024). Il avait alors très modestement filé la comparaison : « L’appel du Général, c’est le symbole de la lutte contre le défaitisme et la résignation et c’est aussi la preuve que (…)
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Sondage participatif : faut-il nourrir l’IA ?
On a un dilemme. Bien qu’on défende corps et âme notre objet « journal papier », on a un site internet. Mais ce n’est pas un média numérique, juste un site archive où on publie nos articles une fois que les journaux ne sont plus en vente. L’idée c’est que les personnes qui cherchent des informations sur des sujets qu’on traite puissent tomber dessus. Nous-mêmes passant un temps (beaucoup trop) important à faire ce genre de recherches numériques, on trouve ça logique d’apporter notre modeste (…)
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Le Postillon en procès à Paris
On l’avait annoncé dans notre numéro de l’été : la cumularde des Républicains Nathalie Béranger a porté plainte contre notre journal pour deux phrases publiées dans l’article « Un héritage détourné depuis trente-six ans » (Le Postillon n°72) consacré aux magouilles réalisées par sa belle-mère et son compagnon Édouard Ytournel, politicien de droite à La Tronche. Que d’argent dépensé, de temps perdu par la justice pour deux phrases et une petite vanne. Les droitards grenoblois sont en fait (…)
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Courrier
Sur-le-répondeur
« Allô, ouais c’est François de Marseille… Alors vraiment c’est super ce que vous faites, mais vraiment il y a quelque chose qui m’énerve, mais m’énerve. Extrême droite, il n’y a pas de tiret, et dans le dernier numéro plusieurs fois vous en mettez un et c’est pas la première fois que je le remarque, et ça m’agace… Extrême droite, c’est sans tiret ! »
À propos de notre publicité pour le « drone de combat sous-marin »
« Votre engin ne peut pas fonctionner ; il est (…) -
Ceux qui comprennent quelque chose sont vraiment bourrés
Imaginez. Un président de la République promeut pendant des années l’Alcoolic Nation, l’État débloque des milliards d’euros d’argent public pour les fabricants de liqueur, transforme tous les services publics ne fonctionnant qu’à l’eau fraîche en leur imposant l’usage des ballons de rouge et autres cocktails alcoolisés. Presque tout le monde applaudit et suit la même ligne, les élus locaux se vantent d’introduire des boissons alcoolisées dans les établissements scolaires, les métropoles se (…)
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Le vin au chlore de Pont-de-Claix
On découvre chaque jour les nombreux apports positifs des plateformes chimiques sur notre territoire. Ainsi un lecteur nous a envoyé un extrait du livre Le Vercors, un siècle en hiver, les traditions rurales de quelques familles du pays des quatre montagnes à travers le témoignage oral écrit en 1982 par le club histoire du lycée Jean Prévost de Villard-de-Lans. Un vieil habitant est interrogé sur la provenance du vin consommé sur le plateau du Vercors : « Ceux de Villard-de-Lans, ils (…)
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Appel à délation à l’INPG
Bonne ambiance à l’INPG (institut national polytechnique de Grenoble), dont les écoles se vantent sur leur site internet d’être « régulièrement classées parmi les meilleures grandes écoles d’ingénierie et de management en France et dans le monde ». Mais « meilleures » pour enseigner quoi ? Comment toujours plus dévaster le monde ? Le débat sur la finalité des études d’ingénieur n’a en tout cas pas l’air d’être possible à l’intérieur de l’INPG. L’année dernière, deux étudiants des écoles de (…)

