Accueil > Février-Mars 2017 / N°39

Issindou râle et ne comprend rien

Avant de partir à la retraite, l’encore-député de l’Isère Michel Issindou a tenu à manifester tout le mépris qu’il avait pour le peuple. Le 7 décembre, il est interrogé par Guillaume Meurice sur France Inter, à propos de la reconnaissance du vote blanc. L’ancien maire de Gières balance : « je suis toujours un peu sceptique sur ces gens qui estiment que l’offre du moment ne leur va pas. Je sais pas si c’est le problème de l’offre ou si c’est le problème des gens en question ».
Question de Meurice : « Il faut changer les gens ? »
Issindou : « Sûrement pas changer les gens, mais si chacun faisait l’effort de comprendre comment fonctionne la société, peut-être qu’il arriverait à trouver le candidat de son choix ».
Meurice : « C’est vrai ? Vous pensez que les gens ne font pas assez d’efforts ? »
Issindou : «  Nos concitoyens aujourd’hui sont essentiellement râleurs, sur la base souvent d’une réflexion de café du commerce. »
Ainsi vont les élites socialistes de la France, persuadées que le peuple ne les mérite pas et ne se rend pas compte de la chance qu’il a d’avoir des élus aussi brillants. Que la moitié de la populace préfère la plupart du temps aller à la pêche qu’au bureau de vote est pour le député Issindou un signe de bêtise et de fainéantise, et non pas un révélateur de la faillite des démocraties modernes. Pour sa retraite, on ne peut que conseiller au député Issindou de retourner au café du commerce, d’écouter de vrais gens parler et de « faire l’effort de comprendre comment fonctionne la société ».