Accueil > Printemps 2026 / N°80

Le prono des municipales

Allez cette fois on se lance ! Les derniers épisodes, on se contentait de mettre de vagues cotes pour les candidats aux élections municipales grenobloises, mais pour ce numéro on ose afficher des pronostics de score précis. Allez donc savoir où est passée notre fameuse peur de se ridiculiser ! Au moins, comme ça vous pourrez bien vous foutre de notre gueule une fois l’élection passée. Ou pas.

Laurence Ruffin (35,2%)
Un haut score qui n’a rien à voir avec la qualité de la campagne, mais juste avec la sociologie de la ville, avec beaucoup d’écotechs ne pouvant qu’être séduits par la candidate écolo. Donc jusque là ça déroule sans trop d’accrocs, mais pour s’allier au deuxième tour avec à la fois les Insoumis et Place publique, va falloir sortir des « oui-oui ».

Alain Carignon (27,2%)
D’un côté, son alliance avec les macronistes Cardinal et Chalas peut passer pour un coup de maître, d’autant plus que Chalas avait juré ses grands dieux que «  jamais il n’y aura mon nom et celui de Carignon sur une liste à Grenoble  ». De l’autre, se prévaloir du soutien de la macronie en ce moment, c’est un peu comme parier sur la montée du FCG en Top 14. Soit pas exactement avoir le nez creux.

Allan Brunon (13%)
Le jeune homme affiche sa certitude de gagner les élections, vu que la France insoumise est arrivée en tête des deux dernières élections à Grenoble. Niveau rhétorique, c’est pas dingo, mais ce combattant de MMA doit savoir ce qu’il fait. Zéro tracas, et peut-être trop de blabla.

Valentin Gabriac (11%)
Une lectrice nous a transmis son profil présent sur un site de rencontre où il écrit qu’« on s’entendra bien si... tu aimes le soleil et l’été, tu es tactile et câline lorsqu’il le faut  ». Malgré cette annonce pourrie, le candidat d’extrême-droite a encore beaucoup plus de chances de pécho que d’être élu maire de Grenoble.

Grenoble Alpes collectif (3,6%)
Alors oui c’est dur d’exister quand on n’est rattaché à aucun parti politique, que personne parle de vous, mais la plus grande chance du Grenoble Alpes collectif, c’est aussi ça, ne pas être rattaché à un parti politique, et imaginer qu’un jour, enfin, on puisse être débarrassé de toutes ces machines à décérébrer.

Romain Gentil (3,3%)
« Cette élection nous réserve encore quelques surprises » affirme Romain Gentil au Daubé (6/02/2026) après un sondage le donnant à 8 %. Mais la surprise la plus probable, c’est que le candidat de Place publique va plonger dans les profondeurs, Laurence Ruffin pouvant finalement très bien capter son électorat.

Hervé Gerbi (3,3%)
Mais quelle galère de vouloir incarner le centre quand la campagne se polarise entre deux candidats ! Depuis le sondage du Daubé installant un peu plus le match entre Ruffin et Carignon, on a l’impression de voir Gerbi se démener dans des sables mouvants, redoublant d’énergie pour dire qu’il peut être une troisième voie mais s’enfonçant toujours un peu plus.

Baptiste Anglade (2,2%)
C’est finalement le candidat du NPA-Révolutionnaires qui a la meilleure dynamique, notamment après avoir réalisé la vidéo de campagne la plus originale : 25 minutes de reportage sur la grève du travail social en décembre. Ça change des clips léchés des autres candidats et lui permet de décoller du score autour de 1 % qui lui était promis.

Catherine Brun (1,26%)
Comme Alain Carignon, c’est la quatrième fois que la candidate de Lutte ouvrière se présente à la mairie de Grenoble. Après, 1,43 % en 2008, 1,18 % en 2014 et 1,19 % en 2020, on mise prudemment sur la moyenne des trois scores.

Abstention (55,8%)
En vrai tous les scores des candidats devraient être divisés par un peu plus de deux parce que la vraie gagnante de l’élection ce sera elle, mais comme d’habitude personne n’en parlera. Ou presque.