Accueil > Décembre 2013 / N°23

Rectificatif important

Suite à la diffusion de notre dernier numéro, qui comportait un portrait de « Marc Baïetto, le métropophage », nous n’avons eu aucun retour du président de La Métro. Et puis, le 6 novembre à Fontaine, à l’entrée d’un débat sur la liaison par câble Grenoble-Vercors, Baïetto s’est fait déposer par son chauffeur juste devant un vendeur à la criée de Postillon. Après avoir fait mine de l’ignorer, Son Imposante Excellence a finalement daigné lui adresser la parole : « Si vous disiez des choses vraies, cela serait mieux.

  • Pourquoi ? Il y a des choses fausses dans l’article ? On n’a pas reçu de démenti.
  • Je ne vais pas perdre mon temps, je vous le dis juste parce que vous êtes là.
  • Dites-moi ce qui est faux. Si vous ne démentez pas, ça veut dire que tout est vrai.
  • Je ne vous ferai pas l’honneur de vous démentir. Et l’éternel maire d’Eybens d’abréger la conversation et de rentrer dans la salle. Ce petit échange est une parfaite illustration de l’attitude des notables locaux, uniquement habitués aux papiers louangeurs du Daubé et de leur service communication. Quand un journal comme Le Postillon les critique, ils prennent soin de ne surtout pas répondre et de dire en privé que tout est faux, sans surtout préciser les erreurs. Quelques minutes plus tard, un homme, visiblement énervé, arrive devant notre vendeur. « Vous écrivez dans ce torchon ?
  • Heu... [légère hésitation due au calcul de la probabilité de se faire péter la gueule] Oui. [d’une petite voix] Pourquoi ?
  • Il y a des conneries dans votre journal. Je suis le chauffeur de Marc Baïetto et dans le dernier numéro, il est marqué qu’à une soirée, j’étais garé sur un trottoir devant le musée. C’est complètement faux. J’étais pas garé, mais stationné ! Et comme j’étais dans la voiture, j’avais le droit d’être stationné ici. [S’en suit une explication scientifique un peu longue sur la différence entre être garé et stationné, qui nous passe un peu par dessus, de toute façon on ne voulait pas du tout critiquer le placement du chauffeur de Baïetto.]
  • Ah d’accord. Effectivement c’est une erreur. Excusez-nous. On ne manquera pas de faire un rectificatif, alors. Justement M’sieur Baïetto venait de me dire qu’on disait des choses fausses sans préciser lesquelles. Maintenant au moins on sait. »

Conclusion : tout le reste de l’article est donc confirmé par Baïetto et son chauffeur.