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Articles de ce numéro

  • Surtout n’allez pas sur notre site internet !

    Pour tout vous dire, je suis un peu gêné. Le Postillon vient de mettre en ligne un site internet, qui archive tous les articles et brèves de nos anciens numéros. Avant on pouvait seulement trouver nos PDF sur internet, sur le site des Renseignements généreux. Maintenant, on a un vrai site à nous. Cela nous a pris beaucoup de temps. Deux amis sachant parler l’informatique ont passé des heures, bénévolement, à créer l’architecture du site, assurer sa fonctionnalité, régler une multitude de petits détails. Rien de passionnant dans ce travail, qui mérite plus que des remerciements. Ensuite, nous avons passé des heures à publier article par article (à vrai dire, moi j’ai presque rien fait). Un gros boulot chiant comme une campagne d’élections municipales. Et pour saluer ce dur labeur, je ne trouve rien de mieux à faire que de la contre-publicité pour ce site. Ce n’est même pas de l’ingratitude, c’est de la goujaterie. Laissez-moi vous expliquer.

  • « À Pôle emploi personne ne m’a redonné le sourire »

    Avez-vous déjà fait attention au nombre de personnes qui poirotent tristement à 8h25, si ce n’est plus tôt, devant les agences Pôle emploi de Grenoble et de la cuvette ? Elles sont des dizaines à attendre chaque jour que les portes s’ouvrent à 8h30 pile poil, pour une première inscription, régler un problème administratif, consulter des offres sur les bornes internet ou tout simplement faire une photocopie gratuitement. Le département de l’Isère compte presque 80 000 chômeurs, ils méritaient bien qu’on s’intéresse un peu à eux. Le Postillon a donc envoyé un de ses parasites au charbon, parmi ceux, nombreux, qui traînent dans les couloirs de la rédaction. Il est allé observer ce qui se passait à l’accueil de Pôle emploi et a fait le pied de grue devant trois agences pour recueillir les témoignages de ces pseudo-assistés qui espèrent encore trouver du travail en 2013.

  • Iznogood : mode d’emploi

    Vous avez entre les mains une double page qui servira peut-être aux historiens du futur. Quand ils chercheront à savoir à quoi ressemblait un politicien normal dans les années 2010 en France, ils pourront se référer à ce document. Il faut dire que dans plusieurs siècles, on aura beaucoup de mal à s’imaginer comment des personnages si insipides ont pu avoir autant d’importance dans la vie locale. Membre après membre, nous expliquons donc les caractéristiques principales de cette espèce. Pour rédiger ce mode d’emploi, nous avions l’embarras du choix dans la cuvette. Après avoir hésité à prendre les cas d’école des adjoints municipaux Olivier Noblecourt ou Laure Masson, nous avons finalement opté pour Jérôme Safar. Le premier fayot du maire de Grenoble Michel Destot vient de se faire adouber par son maître pour être le candidat du parti socialiste aux prochaines élections municipales.

  • « Ils ne virent pas les gens, ils les font démissionner »

    L’un de nos reporters, lassé de ne pouvoir satisfaire ses besoins les plus élémentaires comme s’acheter un écran plat, est parti à la recherche d’un boulot. Attiré par la vitesse, il s’est renseigné sur ce qu’on appelle « les métiers de la restauration rapide », qui souffrent malheureusement d’une mauvaise réputation. Mais en fouillant, il a appris que ces jobs « sont de vrais métiers : très majoritairement en CDI (91%), les emplois offrent d’importantes perspectives de promotion interne (70 %) du personnel d’encadrement ont commencé équipier), quand ils ne sont pas un ‘‘marchepied’’ pour l’intégration de jeunes à la recherche d’un premier emploi ou en difficulté ». Pas encore convaincu, notre reporter a voulu en avoir le cœur net. L’opportunité se présente alors qu’il attend sur son vélo à un feu rouge : un livreur chevauchant son scooter s’arrête à sa hauteur. Ni une ni deux, notre intrépide reporter engage la conversation avec le chevalier motorisé. On l’appellera Benoît, il a 22 ans et est étudiant. Il fait de la livraison à Grenoble depuis quatre ans et demi et a travaillé dans deux entreprises différentes.

  • Coup de Masson sur la « démocratie locale »

    En juin dernier, des élus de la ville de Grenoble inauguraient une exposition sur le quartier Saint-Bruno, qu’ils avaient commandée à des étudiants en urbanisme. Une sauterie en petit comité. Cela devait être la base du début d’un « processus de concertation » avec les habitants pour, à terme, « réhabiliter » le quartier. Comme la « démocratie locale » est l’un des piliers de la propagande de la municipalité grenobloise, il fallait bien organiser un jour ou l’autre un « forum » avec les habitants. Une réunion publique s’est donc tenue au mois de novembre, censée permettre la participation de tous. Quelques jours auparavant, l’Union de quartier diffusait dans son journal un document de travail confidentiel de la mairie. Suite à cette publication, certains habitants sont venus dénoncer la supercherie.

  • Ici, bientôt le « parc Flaubert »

    Des centaines d’étrangers, qu’ils soient demandeurs d’asile, réfugiés politiques, avec ou sans papiers vivent à Grenoble et dans la cuvette sans logement pérenne et dans des conditions sanitaires déplorables. Ils occupent des bâtiments inutilisés et des terrains laissés à l’abandon d’où ils se font régulièrement expulser (un terrain de Saint-Martin-le-Vinoux, un hangar en face de la MC2, un immeuble rue des Alpes à Fontaine...) alors que d’autres ont une épée de Damoclès au dessus de la tête (un immeuble du Village olympique, un maison rue Eugène Boussant...). Des personnes vivent carrément sous tente ou dans des abris précaires. C’est le cas sur un terrain vague situé à quelques centaines de mètres de la flamboyante Maison de la culture, qui sera bientôt remplacé par le « parc Flaubert ». La réalisation de ce parc s’inscrit dans le projet de la ZAC Flaubert, « un éco-quartier pour construire l’utile et l’agréable » selon la mairie. Nul doute que les dizaines de personnes qui vivent aujourd’hui là-bas ne seront pas concernées par « l’utile et l’agréable » et se feront prochainement expulser.

  • La Métro bétonne sa concertation

    On en a déjà parlé dans Le Postillon (notamment dans les n°16, 21 et 22) : la Métro veut construire un téléphérique entre Fontaine et le plateau du Vercors. Devant l’opposition grandissante des habitants du Vercors, la communauté d’agglomération vient d’organiser six réunions de « concertation » pour faire avaler la pilule, à Grenoble, Fontaine, Lans-en-Vercors, Saint-Nizier, Villard-de-Lans et Autrans. Un opposant au téléphérique nous raconte.

  • Du ciment sous les cimes / épisode 2

    On connaît le rôle pionnier de Grenoble dans l’électricité hydraulique, les sports d’hiver ou les nano-technologies. Mais la ville fut aussi le berceau d’un matériau qui a radicalement changé nos manières de construire, l’allure des villes et le paysage, d’un matériau qui nous entoure : le ciment.
    Si les bétonneurs devaient faire un pèlerinage, ce serait à Grenoble. C’est ici en effet que fut révélée la recette scientifique du ciment. Et même si cette industrie énergivore et poussiéreuse se fait aujourd’hui discrète, elle est encore présente autour de la cuvette. Dans le deuxième épisode de ce feuilleton, Le Postillon vous emmène dans les années 1920, pour vous raconter comment la première tour en béton armé d’Europe a participé à l’une des premières opérations de com’ de la ville de Grenoble, et contribué à rendre populaire ce nouveau matériau.

  • Pour la dissolution de la métropole (suite)

    En complément du dossier du dernier numéro qui militait pour la dissolution de la métropole à travers trois articles d’analyse, Le Postillon a décidé d’aller voir sur les territoires environnant l’agglomération ce que provoque la furie métropolitaine. Cette première excursion nous emmène dans les vertes montagnes de la Chartreuse : la partie sud de ce massif, les communes du Sappey-en-Chartreuse, Quaix-en-Chartreuse, Sarcenas, Proveysieux et Mont-Saint-Martin, va en effet être rattachée à La Métro au premier janvier prochain. Pour cerner les enjeux de ce bouleversement administratif, qui va faire cohabiter les intérêts d’un Parc naturel régional et ceux d’une métropole voulant prendre part à la compétition mondiale, on a discuté avec deux membres de l’association CREA (Collectif de réflexion sur l’évolution de l’architecture en Chartreuse), habitants de la Chartreuse et impliqués dans les activités économiques du massif.

  • La BD vélo de Nardo

    Le saviez-vous ? Le Postillon est le seul journal au MONDE in-té-gra-le-ment (ou presque) livré à bicyclette.

  • Rectificatif important

    Suite à la diffusion de notre dernier numéro, qui comportait un portrait de « Marc Baïetto, le métropophage », nous n’avons eu aucun retour du président de La Métro. Et puis, le 6 novembre à Fontaine, à l’entrée d’un débat sur la liaison par câble Grenoble-Vercors, Baïetto s’est fait déposer par son chauffeur juste devant un vendeur à la criée de Postillon.

  • Carignon bégaie

    « La ville devient impossible : chaque jour, ce sont des sacs qui sont arrachés aux ménagères, chaque soir ce sont des cambriolages et chaque nuit, des bagarres agitent la ville. À cela, il faut ajouter les vols de voitures, de bicyclettes, les déprédations d’immeubles, des larcins de tous ordres qui rendent bien souvent la ville invivable... » . Serait-ce le contenu d’un tract pour les élections municipales 2014 ?

  • Non, non, rien n’a changé

    Bien avant le développement d’internet et des portables, Le Daubé préfigurait le contrôle social. C’est pas nous qui le racontons mais une brève publiée dans le défunt journal Ville ouverte en novembre 1977 : « Des mouchards au Dauphiné libéré. Les clavistes d’AIGLES (groupe Dauphiné-Progrès) ont repéré des mouchards sur chacun de leurs claviers à écran. (...)

  • « Nique sa mère la réinsertion ! »

    Comme toutes les prisons françaises, la prison de Varces a, entre autres, pour mission de permettre la réinsertion dans la société des personnes incarcérées. Lors du conseil d’évaluation de la Maison d’arrêt de Varces,

  • Pourquoi Télégrenoble est-elle si gentille avec la mairie ?

    Quand un journaliste bosse, en dehors de ses heures de travail, pour une collectivité ou une entreprise, on appelle ça un « ménage ». Christophe Revil, l’animateur vedette de TéléGrenoble, est le spécialiste local de ce type de manigances.

  • Peut-on avoir un bon débat municipal en 140 signes ?

    La campagne municipale cuvée 2014 s’annonce particulièrement passionnante grâce à ce formidable réseau social dénommé Twitter. Le conseil municipal du 18 novembre a ainsi été animé par des réactions à des tweets envoyés par des élus pendant ce même conseil

  • Le blog augmenté sur papier de Geneviève F.

    3 octobre : « Aujourd’hui c’est la gloire. Au moment même où je rencontre le millionnaire Pierre Bergé au ministère, je fais la une de son journal Le Monde, parce que je viens de lancer un nouveau plan pour l’avenir de l’université française. Il s’agit du projet « France universités numériques », ou plutôt FUN, ça fait plus cool.

  • Travaille-t-on pour l’armée à Minatec ?

    Selon ses promoteurs, Minatec, le « premier centre européen pour les micro et nanotechnologies », ne produit que des applications utiles pour la santé, pour les énergies renouvelables, bref pour sauver le monde. Or, la majorité des entreprises présentes dans ce centre travaillent surtout à produire de la camelote électronique inutile, quand elles n’œuvrent pas directement au flicage et à la guerre. Depuis juin 2012, une société originaire de Vendée baptisée Tronico a rejoint Minatec entreprises, pour (...)

  • Le CEA applique-t-il le principe de précaution ?

    Le 22 novembre, le directeur du CEA-Grenoble Jean Therme inaugurait, en présence de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Geneviève Fioraso, la Plateforme nanosécurité, censée travailler sur les risques autour des nanotechnologies.

  • Quelle horreur : « des fruits et légumes poussent en pleine terre » !

    Au printemps dernier la direction des universités de Grenoble a annoncé son intention de réaliser sur le campus une « esplanade conviviale à dominante verte ». Le problème, c’est que ce projet porte, comme par hasard, sur un terrain occupé par les « jardins d’utopie », devant la bibliothèques droit-lettres. Les « jardins d’utopie » existent depuis le mouvement d’occupation de la faculté qui avait sévi en 2006 à l’occasion des manifestations anti-CPE.