Accueil

Articles de ce numéro

  • Le chant des SIRENs

    Ça a occupé une partie de nos conversations estivales : la facturation électronique arrive et devient presque obligatoire. On se demandait fébrilement à quelle sauce allait-on être mangé et quels emmerdements ça allait nous amener. Et puis en se plongeant dans le pourquoi et le comment de cette machinerie, on a découvert plein d’éléments intéressants, dépassant notre petit cas personnel. Partons donc à l’assaut de ce nouveau moloch numérique.

  • Une catastrophe administrative

    Après le gigantesque éboulement de La Rivière, le procès des exploitants de la carrière a fait grand bruit au printemps dernier. Mais cette montagne judiciaire a accouché d’une souris, en condamnant les responsables à quelques dizaines de milliers d’euros d’amende. C’est qu’il y avait un grand absent sur le banc des accusés : l’État, dont les services ont permis la poursuite de l’exploitation de la carrière malgré de nombreux signes inquiétants ces dernières années. Alors que le Département se retrouve pour l’instant tout seul pour payer les 12 millions d’euros nécessaires à la reconstruction de la route, revenons sur cette grande mascarade.

  • Grand passage à vide

    Comme tous les étés, les installations sauvages de gens du voyage ont créé quelques polémiques médiatiques en 2026, sans que soit souvent évoqué le manque de solutions légales dont disposent les Voyageurs. Dans le coin voilà plus de dix ans que la Métropole grenobloise devrait avoir une aire de grand passage. On s’est replongés dans les méandres de ce chantier public qui traîne à n’en plus finir, et les multiples péripéties qu’on a découvertes illustrent toute la considération avec laquelle les institutions traitent les Voyageurs.

  • Écoanxiété : nos solutions

    Le gouvernement cherche à aider les gens à gérer « l’écoanxiété ». En s’attaquant notamment à toutes les institutions développant l’intelligence artificielle, Le Postillon propose des solutions locales.

  • Fatale chaleur

    Cet été, tout le monde il a fait que parler de la canicule. Il fait chaud, ah là là qu’est-ce qu’il fait encore chaud, non mais ça va jamais finir cette chaleur ou quoi ? Là-dessus tout le monde était d’accord. Mais après tout le monde il a parlé des climatiseurs. Et là tout le monde était pas d’accord. (…) Moi ça m’énervait parce que tout le monde parlait que des petits climatiseurs que les petites gens ils utilisent. Je comprends pas pourquoi personne parlait des gros. Des énormes climatiseurs, aux noms barbares comme aéroréfrigérants ou dry cooler. Il y en a déjà un peu, mais les grandes personnes veulent en construire beaucoup plus. Ils n’en ont pas besoin pour refroidir des maisons mais des immenses bâtiments. Les grandes personnes les appellent data centers, centres de données ou supercalculateurs. Des immenses bâtiments qui servent à ranger des données ou calculer de l’intelligence artificielle et qui sont en fait des immenses usines à chaleur. (…)

  • La carte locale des coins à champignons

    (uniquement disponible sur la version papier)

  • Les chenoiseries

    Le Postillon, c’était mieux avant ! Ahlala, ce bon vieux temps où on faisait souvent des reportages « 24 heures » dans un endroit… On ne sait pas ce qui s’est passé, mais ces dernières années, on a complètement « oublié » de se jeter dans ce genre de déambulation décalée, deux tours complets du cadran horaire à arpenter un petit bout de la ville et tenter de rencontrer un maximum de ses habitantes ou usagers. Alors pour ce retour aux sources, notre nouvelle recrue a choisi de poncer la rue Chenoise, une des plus anciennes rues de Grenoble, dans ce centre-ville piéton censé être « à l’agonie » selon des responsables politiques. Alors arpentons cette voie d’au maximum cinq mètres de large, à la rencontre de ses habitants de toutes origines et de ses commerces, nouveaux ou éternels.

  • « Mettre de la contradiction, c’était bien ce que je cherchais »

    En voilà un sujet de recherche salutaire ! « Cette thèse explore quelques pistes pour contribuer à une désescalade numérique depuis les laboratoires d’informatique  ». Ce sont les premiers mots du travail universitaire d’Achille Baucher, étudiant au Lig (Laboratoire informatique de Grenoble) de l’Imag (institut d’Informatique et de Mathématiques Appliquées de Grenoble) qu’il devait soutenir début Juin dernier après trois ans de labeur. Qu’il « devait », parce qu’au dernier moment la soutenance de cette thèse a été refusée par le président de l’université Grenoble-Alpes (UGA) et le collège des études doctorales. Après avoir pourtant validé pendant trois ans les différentes étapes de ce travail, ils se sont réfugiés derrière le motif : «  Le contenu de la recherche présentée ne relève pas des mathématiques appliquées, la discipline d’inscription de la thèse. » Cela n’a pas découragé Achille qui a décidé, avec son directeur de thèse Romain Couillet (qui tient la chronique « quand on relève la tête du guidon connecté » dans notre journal), de maintenir une soutenance «  sauvage » de cette thèse, que l’étudiant a transformé en une sorte de conférence gesticulée appelant à « fermer l’Imag ». L’affaire a finalement fait grand bruit (jusque dans des médias nationaux) et même provoqué une réaction délirante de la part de la direction de l’UGA, accusant les deux chercheurs « d’ingérence étrangère ». Profitons donc de l’occasion pour lui poser quelques questions originales.

  • Les ingérences étran’chaires

    C’est la plus grosse blague de l’affaire de la « thèse interdite » (voir ci-contre). Après des jours de silence face à la polémique, la direction de l’UGA a finalement répliqué en publiant un communiqué accusant notamment les universitaires contestataires « d’ingérence étrangère ». Tout ça alors que, depuis des années, l’Université pousse de plus en plus ses chercheurs et étudiants à développer des partenariats avec n’importe quelles entreprises – et peu importe si elles sont étrangères ou marchandes d’armes. Comme cela se fait notamment via le développement de « chaires » associant des industriels, voici une petite revue des ingérences étran’chaires.

  • Thèses, antithèses, foutaises

    Que devient la production de savoir à l’heure de l’intelligence artificielle ? Grandement facilité par l’assistance des robots rédactionnels, le nombre de publications scientifiques a explosé ces dernières années. À tel point que les chercheurs n’ont plus le temps de les lire et sont eux-mêmes obligés d’avoir recours à l’IA pour « rester dans la course ». À quoi bon continuer à chercher quand l’IA fait tout à notre place ? Notre mathématicien relate une table-ronde illustrant l’insanité artificielle actuelle.

  • Les informaticiens informatisés

    Si la déferlante de l’intelligence artificielle chamboule quantité de métiers, les informaticiens sont en première ligne du grand remplacement de l’homme par la machine. Leur activité ayant œuvré à ce remplacement dans plein d’autres secteurs, les voilà eux-mêmes confrontés aux conséquences de l’informatisation générale de la société. Mais concrètement comme cela se passe ? Un stagiaire dans une grande boîte du coin nous raconte comment l’IA pourrit son métier.

  • Des trails toujours accros aux hélicos

    Qu’est-ce qu’ils sont balèzes ces ultratraileurs, pouvant avaler dix mille mètres de dénivelé en moins de vingt-quatre heures ! Leurs jambes galopent, mais leurs dos ne travaillent pas trop, ces sportifs préférant déléguer à des engins motorisés le portage de tout ce qui est nécessaire à leurs exploits. Si les organisateurs des courses communiquent de plus en plus sur des initiatives ou des traileurs portent des centaines de kilos dans les alpages, leurs évènements restent dépendants des hélicoptères.