Actualités

  • Délibéré du procès en appel le 30 janvier

    28 novembre, 23h  : Après avoir poireauté pendant cinq heures et demi au premier étage du palais de justice de Grenoble, on a enfin pu assister à notre procès en appel, ce lundi entre 19h30 et 20h45.

    En toute "objectivité", on peut juger qu’il s’est plutôt bien déroulé, notamment parce que la partie adverse n’était pas là - ce qui simplifie beaucoup les débats. Ni les plaignants, Christophe Ferrari et Yveline Denat, qui n’avaient pas non plus daigné se déplacer à la première instance. Ni même leur avocat, Me Supplisson, qui cette fois-ci, est resté à Dijon en assurant n’avoir pas reçu de convocation. La greffière du tribunal a pourtant assuré lui avoir bien envoyé, tout comme à Ferrari et Denat. Et donc le procès a eu lieu en leur absence.

    Ce manque de considération de la partie adverse pour ce procès en appel nous conforte une analyse, développée dans sa plaidoirie par notre avocat Me Steinmann . S’ils nous ont poursuivi, c’était avant tout pour avoir les noms des sources qui avaient critiqué leur fonctionnement dans l’article incriminé du n°33. Pour savoir qui osait briser "l’omerta" et dissuader d’autres d’évoquer leur souffrance au travail.

    Suite à notre condamnation inattendue lors de la première instance, on ne préjugera pas du résultat de ce procès, qui devrait tomber le 30 janvier. On peut juste aujourd’hui se réjouir que les juges sur lesquels nous sommes tombés étaient beaucoup plus curieux que lors de la première instance : on a eu droit cette fois-ci à une série de questions variées, permettant de véritablement expliquer notre méthode de travail, le sens de notre démarche, notre bonne foi et la pertinence de notre travail.

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