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  • Pour tout savoir sur les macronistes isérois, achetez Le Postillon

    Dans le numéro de l’automne 2017, il y a (entre autres, voir le sommaire ici) une interview étonnante d’un trafiquant de drogue grenoblois et un dossier autour des macronistes grenoblois. Voilà le teaser, comme on dit à En Marche.

    Il y a eu comme un changement de troupeau. Depuis des années, on s’était habitués à des députés locaux plutôt vieux, plutôt socialistes, plutôt mâles. Il y avait bien quelques exceptions, mais la plupart de nos représentants nationaux étaient des notables bien établis, vieux routards de la politique-à-la-papa.
    Et puis les macronistes sont arrivés. C’est le grand remplacement. Comme si on avait envoyé tout le vieux troupeau à l’équarrissage. Les jeunes veaux sont beaux et sentent bon le sable chaud. Ils ressemblent un peu à leur chef jupitérien : des looks de cadre dynamique et des déclarations d’amour pour le start-upisme connecté.
    Aux législatives, ils ont presque tout raflé en Isère, à une circonscription près. Ils ? En fait, surtout « elles » : sur les neuf députés isérois La République en marche, sept sont des femmes. Hormis Catherine Kamowski – maire de Saint-Egrève depuis 2002 - et Monique Limon – élue pour la première fois maire de Bressieux en 1989 -, ce sont tous des quarantenaires assez frais en politique. Il y a le cas spécial Olivier Véran, un bébé-Fioraso de 37 ans, propulsé député il y a cinq ans déjà, quand la multi-élue grenobloise est devenue ministre. Mais le médecin du ghetto de riches Corenc est – cette relative « ancienneté » mise à part - une caricature de converti au macronisme.
    Les cinq autres sont relativement inconnus, et ont pu jusqu’ici dérouler tranquillement leur biographie, sans qu’aucune fausse note ne vienne désaccorder le storytelling. Le Postillon vous fait découvrir d’autres facettes du parcours de deux néo-députés, Jean-Charles Colas-Roy et Émilie Chalas, et du seul loser macroniste isérois, Fabrice Hugelé.

Derniers articles en ligne

  • Glisser sur les fleuves

    Deux récits aux étranges similitudes. Deux histoires de vagabondage sur un fleuve rétif, apprivoisé pour aller voir la mer. D’abord, celle de Misette, partie de l’Île-Verte jusqu’aux calanques de Cassis en kayak de mer. Puis celle de Marie et Christophe, embarqués sur un radeau de bidons de Grenoble à Port-Saint-Louis du Rhône. 57 années les séparent : entre-temps le Progrès, ce salaud, avait parsemé les fleuves de barrages infranchissables et souillé leur eau de produits dégueulasses. L’Aventure, elle, était restée intacte.

  • Des tas de cailloux plein les poches

    En octobre une nouvelle innovation doit voir le jour dans la cuvette : le Cairn, une monnaie locale complémentaire – ou MLC. Sur le papier c’est beau, ça sent bon le sable chaud. On a essayé de voir un peu plus loin que les trois lignes publiées sur Facebook.

    Extrait : Le Cairn aurait au moins pu être un moyen de mise en commun de notre épargne et de gestion directe de nos investissements – finalement, ça ne sera qu’une usine à gaz pour les utilisateurs et de la fraîche pour les banquiers.

  • Les « autres », les « nôtres » et le combat pour un toit

    A Lyon, le Gud, groupuscule d’extrême-droite, vient de faire une ouverture de squat très médiatique. Le but est d’en faire « un lieu d’entraide et de solidarité » pour les Français à la rue, qui seraient abandonnés par l’État préférant « soutenir les clandestins ». « Les nôtres avant les autres », c’est leur slogan. L’aggravation de la crise du logement permet aux militants nationalistes de surfer sur la guerre entre les pauvres.
    À Grenoble, cela fait plusieurs années que des militants essayent de contourner cette concurrence entre galériens. Certains ont monté « l’assemblée des locataires, mal-logé.e.s et sans logement », dont le but est de réunir tout le monde : migrants à la rue, SDF français, locataires HLM empêtrés dans des impayés, locataires menacés d’expulsion. Excursion au sein de ce laborieux combat.

  • Qu’ils sont vides mes bureaux !

    Alors que des milliers de personnes n’ont pas de logements, des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux sont vides à Grenoble. Connaissez-vous l’immeuble des Reflets du Drac sur l’ancienne friche Bouchayer-Viallet ? Inauguré en grande pompe en 2009, loué dans toute le presse comme « un des premiers bâtiments tertiaires à basse consommation », les douze mille mètres carrés de bureau sont majoritairement vides huit ans après.

  • Les logements vides servent à spéculer

    On a appris dernièrement que Grenoble est « classée parmi les 10 villes où il est conseillé d’investir dans l’immobilier », selon le site Explorimmoneuf. La majorité des logements vides sont la propriété de gros propriétaires privés, qui n’ont pas d’autre but que de se faire de l’argent – et tant pis si des gens dorment dehors. Illustration avec trois propriétaires de squats grenoblois.

  • La baronne et les pigeons

    Le quartier Champberton, à Saint-Martin-d’Hères, à côté de la voie ferrée et de la rocade, est en déshérence. Construits en 1959, les appartements ont appartenu à une myriade de propriétaires. Depuis 2014, le bailleur social Pluralis rachète tout le quartier pour le rénover. Tout ? Non. La montée d’immeuble du 22, rue Garcia Lorca n’a toujours pas changé de main. Simone Prêttre-Nachmann, propriétaire des 19 logements, a laissé traîner les négociations avec Pluralis et s’est entêtée à laisser l’immeuble dans un état déplorable.
    La dame de Corenc, qui vit désormais en Suisse, est pleine aux as quand les habitants, eux, sont dans la galère, avec petites retraites et chômage. Déterminés, ils ont décidé de se soulever face à la situation qui dure depuis une vingtaine d’années.

  • Laisse béton

    Des vieux bâtiments en béton tout pourris, il y en a pas mal à Grenoble. Mais si la mairie vient de décider de raser les cités ouvrières de l’Abbaye, elle organise par contre le sauvetage de la Tour Perret. Ce vieux machin, symbole de l’exposition internationale de 1925, du développement urbanistique de Grenoble et du règne du béton, va même servir de « laboratoire du béton ».

  • Le CEA est (aussi) dans les bois

    Depuis qu’il s’est installé en 1956 sur les anciens terrains du Polygone militaire, le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) possède un véritable pouvoir sur la ville. C’est Jean Therme, homme fort du CEA, qui a lancé le plus gros projet urbain grenoblois du XXIème siècle : le nouveau quartier de Giant/Grenoble Presqu’île.
    Ce que l’on sait moins, c’est que le centre de recherches essaime également dans la forêt ! En se baladant dans les alentours de Grenoble, loin des grandes routes et des parkings bondés, on peut tomber sur des étranges bâtiments appartenant au CEA. Où il est question d’une mystérieuse « magnétométrie », de sous-marins nucléaires et d’un fort rempli de munitions de la seconde guerre mondiale...

  • Du fumier pour faire fleurir la grève

    Les salariés de la direction technique générale d’EDF ont de drôles d’idées. Non seulement ils refusent de revoir à la baisse leurs conditions de travail, mais en plus ils sont à la pointe de l’innovation contestataire : un jour ils amènent des pigeons pour accueillir un grand chef, l’autre ils font marcher leurs supérieurs dans le fumier. Éric nous raconte un printemps mouvementé.

  • Avec le fan-club de benoît hamon

    J’ai toujours eu une grande tendresse pour les losers. Alors forcément pour cette élection présidentielle, ma compassion s’est naturellement portée sur les militants socialistes. Les pauvres ! En 2012, ils avaient tous les pouvoirs à Grenoble (mairie, département, région, État). Cinq ans plus tard, ils ont perdu les élections municipales, départementales, régionales, et leur candidat s’est pris une des plus grosses branlées d’un socialiste à la présidentielle (6,3 % des voix au premier tour). Alors, j’ai eu envie d’aller voir l’état des troupes – je vous ai déjà dit que j’aime les causes désespérées ?

    Comme je suis jeune, on m’a dit d’aller militer avec les jeunes, soit le fameux mouvement des jeunes socialistes (MJS). Voilà comment, ce mardi 25 avril, je me suis retrouvée à La Table ronde, pour faire un bilan du premier tour avec le MJS.

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