Actualités

  • Le Postillon n°48 (décembre 2018 - janvier 2019) est sorti ! Lisez-le, mais surtout achetez-le

    le cadeau qui fait la différence

    « Jean-René, comment tu savais ? ». Cette phrase, Jean-René ne l’avait jamais entendue. Et pourtant, c’est justement ce qui va se produire le 25 décembre 2018 lorsqu’il va offrir à sa belle-sœur, son frère et sa tante un abonnement pour 10 numéros du Postillon (2 ans). Car oui, tout le monde aime Le Postillon ! Et tout ça pour 30 euros ! Pour réussir tous vos cadeaux, soyez malin comme Jean-René et ayez le réflexe Postillon. 30 euros c’est également le prix de la collection quasi complète des anciens numéros du Postillon (hors numéros 0, 1, 2, 3, 4, 5, 9, 10, 11, 18, 26). Pour vos proches, pour Grenoble, pensez-y.

    Et même le livre Pourquoi le Daubé est-il daubé ? pour 5 euros seulement.

    En exclusivité cette année, des t-shirts de seconde main sérigraphiés par nos soins sont disponibles dans nos locaux, au prix de 10 euros. Venez en choisir un lors de nos permanences tous les mardis de 10h à 18h non-stop.

Derniers articles en ligne

  • Ingénieurs : pourquoi ?

    Les études d’ingénieur, c’est la voie royale. Combien sont-ils, ces adolescents, à qui on bourre le mou avec ce poncif ? Combien sont-ils, à subir deux ans de prépa’, puis trois ans d’école d’ingé’, en se demandant ce qu’ils font là ? Pas pour des histoires d’argent : avoir un diplôme d’ingénieur permet effectivement de gagner confortablement sa vie, et de faire partie des winners. Mais pour certains, un bon salaire ne suffit pas à répondre aux grandes questions existentielles. À quoi servent les ingénieurs aujourd’hui ? À être des bons petits soldats de la fuite en avant technologique ? À remplacer les humains par les robots, à les rendre toujours plus dépendants de la technologie, toujours plus avides d’énergie ?
    Alors que les rapports scientifiques alarmants sur l’accélération de la catastrophe écologique se multiplient, ces questions sont quasiment absentes des formations d’ingénieurs. On apprend essentiellement aux étudiants à se conformer aux attentes du marché du travail et des entreprises, qui n’ont pour but que la croissance de leurs bénéfices.
    Il arrive régulièrement de lire dans la presse des témoignages d’ingénieurs déserteurs : « Machin-truc a plaqué son poste bien payé chez STMicro pour aller faire pousser des carottes ». La désillusion ne concerne-t-elle que quelques individualités marginales ? Ou devient-elle un phénomène de « masse » ? Le Postillon a papoté avec une tripotée d’ex-ingénieurs, quelques étudiants sceptiques sur l’intérêt de leur formation et des profs plus ou moins critiques.

  • Le projet fantôme du pavillon fantôme

    Connaissez-vous le pavillon Keller ? C’est LE bâtiment connu de la vallée de Livet-et-Gavet. L’ancienne maison du patron des usines du coin, Charles Albert Keller, a servi de décor au film Les Rivières pourpres de Matthieu Kassowitz. Un endroit où même des touristes en transhumance vers les stations de ski s’arrêtent prendre une photo. Il y a trois ans, on apprenait par la presse locale qu’il y avait un grand projet sur ce bout de patrimoine local. France 3 (30/11/2015) affirmait : « Le célèbre pavillon Keller va être réhabilité. Restaurant, musée et espaces de loisirs surplomberont bientôt la vallée de la Romanche porte d’accès aux grandes stations de l’Oisans  ». Depuis, plus rien. C’est que les loustics à l’origine de l’annonce ont disparu, ou presque. Cette maison serait-elle « maudite », comme l’affirment plusieurs personnes ? Le Postillon sort de la cuvette pour vous conter cette histoire rocambolesque.

  • Que sont devenus les copains de prison de Carignon ?

    Alain Carignon, ex-maire de Grenoble, ex-président du Département, ex-ministre et ex-taulard, veut reprendre sa mairie chérie en 2020. Après avoir été poursuivi pour « corruption, recel d’abus de biens sociaux et subornation de témoins », il a été condamné en 1996 à quatre années de prison pour avoir « commis l’acte le plus grave pour un élu, vendre une parcelle de son pouvoir à des groupes privés et en accepter des avantages considérables », selon les juges. Son tour par la case prison n’a pas entamé son désir de gloire. Mais s’il reprend la mairie, parviendra-t-il à faire autant de bien à la ville que par le passé ? Aura-t-il encore des amis pour privatiser les services publics ? Retrouvera-t-il des compères pour détourner de l’argent public ? Pas si sûr : ceux qui sont tombés avec lui ne sont pas revenus dans le game grenoblois depuis leur sortie de prison. Qu’ont-ils fait alors ? On a fait le tour de ces Jean-quelque chose.

  • « Ce n’est pas normal de mourir comme ça »

    Dans nos précédents numéros, on a beaucoup parlé des conditions de travail lamentables à l’hôpital de Grenoble (voir Le Postillon n°44, 45 et 46), et de la sourde oreille de la direction aux alertes lancées par les soignants. Depuis, ils ont de nouveau fait part de leur désespoir, notamment dans un texte paru cet été (voir encart). La conséquence directe de ce manque de moyens, c’est la maltraitance des patients, jusqu’à des morts douteuses, comme nous l’explique ce récit que nous a transmis « une connaissance de Jeanne et Henri B. »

  • « C’est bien beau Internet, mais ça écoute pas beaucoup »

    Face au développement de la vie virtuelle, aux débats hystériques par tweets interposés, à la pullulation des écrans qui nous coupent de la vraie vie, les bistrots peuvent aussi être des refuges où « les gens viennent chercher un peu d’humanité ». C’est en tous cas comme ça qu’elle le voit, son troquet. Taulière depuis dix-sept années du Bien-être, Martine s’apprête à passer la main. L’occasion d’aller papoter des vieux cerisiers tronçonnés, de l’informatique des années 1970, des gens qui galèrent à faire leur courrier et du manque de convivialité.

  • Comment fermer un bureau de poste ?

    Saviez-vous que La Poste est exemptée à 95 % de taxe foncière et de contribution économique territoriale ? Que cet argent économisé est censé lui permettre de « moderniser » les bureaux de poste grâce au « fonds postal national de péréquation territoriale » ? Mais que La Poste s’en sert en réalité pour en fermer un maximum en les transformant en petits relais postaux ?
    Connaissez-vous les « modes opératoires » publiés par La Poste pour expliquer à ses cadres locaux comment fermer habilement un bureau de poste, même s’il ne désemplit pas ? Vous a-t-on dit que l’État et les élus locaux sont pour la plupart complices de cette destruction du service public postal ?
    Grâce à quelques documents internes, Le Postillon vous explique certaines combines de la direction de La Poste.

  • Draguer le Drac

    En Occitanie et en Catalogne, les « dracs » sont des « créatures imaginaires de formes variables, dont la plupart sont considérées comme des dragons représentant le diable, liées à l’eau et à ses dangers ». Dans la cuvette, le Drac est une rivière sagement canalisée. Mais que sait-on du Drac ? Que connaissons-nous de son histoire, de ses habitants, de ses îles, de ses méandres, de son artificialisation ?
    J’ai troqué la pêche aux infos pour celle aux poissons. Lolo est un passionné, alors je lui ai proposé de me faire découvrir le Drac en m’emmenant balancer des hameçons. Au fil des épisodes, on le remontera et on racontera plein d’histoires de chlore, de joggers, de « trous à canards », de barrages, de truites, d’inondation et peut-être même de dragons. Pour le second épisode de ce feuilleton, on est allés pêcher sur les îles du Drac, entre Grenoble et Fontaine. L’occasion d’évoquer le dragage, les digues, le seuil de l’institut Laue Langevin et l’extension de l’autoroute A480.

  • Les arbres peuvent-ils plaider ?

    Grenoble ville innovante ? Il arrive fréquemment que la pauvre vieille technopole soit en retard d’un train, et que des initiatives percutantes viennent d’ailleurs et pas d’ici. Pour cet épisode : un arbre peut-il plaider ?

  • Indics : la charge d’un flic

    Parfois la police ne raconte pas la vérité. Ce n’est pas un militant anti-flics qui vous le dit, mais un policier de terrain. Alain Devigne est gardien de la paix à Grenoble depuis 1986. Depuis vingt ans, il signale « des comportements malhonnêtes, des moralités douteuses et des méthodes illégales », notamment à propos des relations troubles entre flics et indicateurs.

    En 2016, suite à certaines de ses plaintes, une information judiciaire a été ouverte où il est partie civile. Non soumis au secret de l’instruction, il parle. Beaucoup. De son histoire et du « travail » (la machination) qu’on a monté contre lui. De la manière dont sa hiérarchie le fait passer pour un « fou ». Il évoque également l’affaire Neyret et les relations entre certains policiers grenoblois et des indicateurs criminels, l’incidence que cette relation a sur quelques événements et procès. Son témoignage laisse apparaître une autre version de quelques-uns des grands faits-divers grenoblois de ces dernières années : le go fast Bessame, le braquage de la bijouterie Delatour à Saint-Egrève ou le braquage du casino d’Uriage ayant précédé les émeutes de la Villeneuve en 2010. Une « déposition » passionnante et instructive.

  • Quel beau métier infirmier

    Les urgences de l’hôpital de Grenoble n’ont jamais aussi bien porté leur nom. Manque de place, de personnel, surcharge de travail, pression, turn-over permanent du personnel : c’est un service qui cumule les problèmes urgents à régler. Et pourtant, rien n’est fait pour empêcher la dégradation de ce service, dont presque tout le monde a besoin un jour.
    Depuis le suicide d’un neurochirurgien en novembre dernier, l’hôpital de Grenoble est en « crise ». Mais si on a un peu parlé des difficiles conditions d’exercice des médecins, si un service a obtenu des renforts (voir Le Postillon n°45), il a été peu question de la souffrance des professions moins diplômées, et notamment des infirmières (1). C’est le sujet de cette nouvelle bucolique de Basile Pévin, proposant une saynète imaginaire à partir de faits bien réels.

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