Actualités

  • Edito du numéro d’été, actuellement en kiosques

    Nous reproduisons ici à l’identique un édito de la première mouture du Postillon, paru le 11 avril 1886. Non seulement, on se sent complètement en phase, mais en plus on bave toujours devant cette prose fougueuse. On profite de l’occasion pour rappeler qu’à l’époque, le « postillon » ne désignait pas un crachat, mais le conducteur de la diligence.
    « Hop ! Hop ! Hop !
    Comme une trombe, voici le retour du fougueux Postillon !
    Eh ! Hop ! Allez ! … Et vous, marauds, qu’on fasse place ! C’est le printemps, c’est la vie, tout renaît, - les feuilles repoussent. Et Le Postillon, plein de sève, va reverdir. Pour une fois, comme disent ces petits Brabançons de mon cœur, savez vous qu’il était tout simplement en train de s’embourgeoiser bêtement. Il paraissait à dates fixes, possédait mille abonnés et payait son imprimeur. Quel prosaïsme ! …Aussi, les amants de l’imprévu, du désordonné, du fantasque apprendront-ils avec plaisir que Le Postillon reprend, dès aujourd’hui, ses libres et capricieuses allures. Pareil à ces indomptées cavales qui, le matin, pleines d’ardeur, courent frémissantes vers le soleil et que féconde la brise attiédie du large, notre coursier se cabre, rétif au mors, et, les rênes sur le col, cinglé par le zéphyr émoustillant d’avril, part comme un trait, emporté dans un tourbillon de poussière, ou vole sur les ailes du vent, puis caracole, agitant sa fauve crinière, puis s’arrête subitement, piaffe ou se roule amoureusement dans la prairie, puis hennit, reprend, toujours sans frein, enflammé, écumant, sa course folle vertigineuse, par les prés et les bois, les monts et la plaine, jusqu’aux champs trop lointains, hélas !, de la richesse et de la gloire. Et Le Postillon, solide en selle, raide sur les étriers et difficile à désarçonner, indépendant, insouciant, suivra sa monture. Et maintenant, à cheval ! Et au triple galop ! Hurrah !
     »

Derniers articles en ligne

  • Les start-up : la vraie France des assistés

    Dans nos sociétés modernes-innovantes-à-la-pointe-du-progrès, il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, pour les trains régionaux, pour l’hébergement d’urgence, pour que les aides à domicile aient des conditions de travail décentes, etc. Par contre, il y en a toujours pour les start-up. C’est ce qu’ils appellent le fameux « modèle grenoblois ». Un modèle qui encense la R&D (recherche et développement) et l’esprit entrepreneurial, tout en reposant sur un pillage de l’argent public, une philosophie inepte et des procédés immoraux. Aujourd’hui, Le Postillon vous raconte l’histoire d’Ebikelabs, une jeune start-up sur laquelle pèsent des soupçons de trafic d’influence avec des élus de la Métro (voir https://www.lepostillon.org/Le-trafic-d-influence-co-construit.html). Elle promeut le « vélo électrique connecté », et a été fondée par un certain Maël Bosson, qui désire « sauver la démocratie par les start-up ». Bienvenue dans ce petit monde innovant où l’argent public coule à flots.

  • Le trafic d’influence co-construit

    Toujours plus loin dans la démocratie participative ! Deux élus écolos grenoblois tentent la co-construction d’appel d’offres avec la start-up d’un de leurs amis...

  • Grenoble ne peut pas accueillir tous les ingénieurs du monde

    On vous doit des excuses. Dans le dernier numéro, on vous a allumé avec ce titre aguicheur en Une : « Pic de pollution : Grenoble ne peut pas accueillir tous les ingénieurs du monde ». Et puis à l’intérieur, rien, ou presque sur ce sujet. Deux pages - très drôles au demeurant - de parodies des mesures prises contre les pics de pollution, et puis c’est tout.

    Alors, lors de ventes à la criée, on a eu quelques remarques du style : « ben pourquoi les ingénieurs, ils ont rien fait de mal ? » ou bien : «  je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît la cousine d’un ingénieur du CEA, c’est pas sympa pour lui. » On avait fauté : on a mis ce titre comme une bonne vanne - très drôle au demeurant - mais il manquait un article sur le sujet, avec un argumentaire solide pour éviter de désespérer gratuitement la presqu’île.

  • #Transition piège à cons

    Récit imaginaire à partir de faits réels.

    25 février : les bibliothécaires grévistes de Grenoble ne lâchent rien. Après neuf mois de lutte, ils continuent à réclamer la réouverture des bibliothèques Prémol et Hauquelin, et le maintien de l’Alliance telle qu’elle existe actuellement. En plus ils épient tous nos faits et gestes. Alors, après une première tentative ratée, à cause de la présence d’opposants, on est obligés d’organiser le déménagement de la bibliothèque Prémol en catimini. Un samedi des vacances scolaires, on a demandé à un prestataire privé de vider tous les livres du lieu. Une bibliothécaire, pensant qu’un cambriolage avait lieu, a même appelé la police, qui est venue puis est repartie après avoir compris que la Ville était derrière l’opération. Des fois, les #Transitions doivent se faire discrètement.

    5 mars : innovation mon amour ! Aujourd’hui, on invente encore des nouvelles « modalités de participation citoyenne » à propos du projet urbain sur le quartier Flaubert. (...)

  • Sauter du train En Marche

    C’est le chouchou des ministres socialistes, des patrons et des instituts de sondages. à les croire, Emmanuel Macron pourrait devenir président de la République. Même s’il peut compter sur le soutien des grands médias, l’ancien ministre de l’Économie a également besoin de quelques militants. Son mouvement En Marche se structure petit à petit depuis cet automne, en Isère comme ailleurs. Un winner du Postillon s’est incrusté à quelques réunions.

  • insoumis à conditions

    Un participant grenoblois à quelques réunions de la France insoumise nous livre un regard véritablement insoumis.

  • Le feu au Crous

    Cet hiver, deux immeubles du Crous ont subi de gros incendies. Au Village olympique, l’ancienne résidence était squattée depuis plusieurs années par des demandeurs d’asile. Sur le campus universitaire, les chambres étaient toujours louées à des étudiants, étrangers pour la plupart. Ils savaient que leur bâtiment était bien pourri. Depuis, ils galèrent et découvrent qu’il était aussi rempli d’amiante.

  • Pris entre deux feux

    Le 15 mars dernier, vers 6 heures du matin, un gigantesque incendie se déclare dans une ancienne résidence universitaire du Village olympique, en retrait de l’avenue Edmond-Esmonin. La Tour Canada, un bâtiment de cinq étages désaffecté, était squattée par plus de soixante-dix personnes, essentiellement des demandeurs d’asile soudanais et érythréens, ainsi que quelques Nigérians. Malgré l’intervention de quatre-vingts pompiers, dix-huit personnes ont été blessées et transportées au CHU de La Tronche, pour la plupart intoxiquées par la fumée. Pour échapper aux flammes, plusieurs habitants ont sauté des fenêtres. Une occupante a fini polytraumatisée. (...)

  • Promoteur, mon amour…

    Cela fait trois ans que le Rassemblement de Piolle a chassé les socialistes de la place. Pendant la campagne électorale, ils s’étaient élevés plusieurs fois contre les pratiques urbanistiques de la bande à Destot, trop favorable aux promoteurs. Mais depuis, ils égalent voire surpassent leurs prédécesseurs.

  • Les Makers m’écœurent

    Connaissez-vous le DIY (pour Do it yourself , c’est à dire littéralement « fais-le toi-même ») ? Il désigne une manière de faire, relativement autonome, sans dépendre d’institutions ou de grandes marques.
    Il y a dix ans, on entendait parler du DIY à Grenoble uniquement autour du mouvement punk. Les concerts organisés dans des squats, c’était DIY. Les brochures faites avec une machine à écrire, des ciseaux, de la colle et une photocopieuse, c’était DIY.
    La bouffe à prix libre faite à partir de légumes récupérés sur le marché, c’était DIY.
    Mais depuis les imprimantes 3D et les « fab labs », le DIY s’est institutionnalisé et est maintenant promu par les geeks branchés. Reportage au salon Maker Faire, à Grenoble, où le DIY s’infiltre jusque dans les courses de drones.

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