Actualités

  • Le Postillon de l’été est sorti ! Lisez-le, mais surtout achetez-le

    Avis de recherche : colporteurs et vendeuses

    Collages, vente à la criée, recherche de nouveaux points de vente : pour diffuser Le Postillon, on fait tout ce qu’on peut. Mais il faut bien se rendre compte qu’il reste des Grenoblois qui ne connaissent toujours pas notre journal, ou qui oublient de l’acheter. Alors pour vendre plus, on a besoin de vous ! Non seulement ça nous rapporterait plus d’argent, mais ça permettrait à plus de personnes de profiter de notre regard pétillant, iconoclaste et surtout instructif sur la vie locale. Quelques amis et sympathisantes nous prennent régulièrement une pile de journaux (5, 10 ou 40) pour tenter de les diffuser autour d’eux, à leur boulot, chez leurs amis ou au bistrot. Et si vous faisiez pareil ?

    Détails pratiques : vous nous contactez, on vous file X journaux, vous ne payez rien, vous essayez de les vendre, et au numéro d’après, si vous avez réussi à les vendre, vous nous donnez de l’argent, sinon vous nous rendez les journaux (à moins que vous vouliez faire du papier mâché). Si vous êtes bons, on vous fait un cadeau.

Derniers articles en ligne

  • La mairie de Grenoble nage en plein « buen vivir » !

    Grenoble est la capitale du bien vivre ! En juin, un forum international pour le bien vivre – prononcez plutôt « buen vivir », c’est plus tendance – se déroulera sur le campus, co-organisé par CCFD-Terres solidaires (Comité catholique contre la faim et pour le développement), l’Université Grenoble-Alpes, la métropole et la Ville de Grenoble. Notre bon maire de Grenoble évoque d’ailleurs souvent cette notion de bien vivre ou de mieux vivre. Pendant la campagne des municipales, Piolle promettait « de faire gagner Grenoble pour que notre ville soit celle du mieux vivre ». Depuis il fustige régulièrement – à raison – l’indicateur de richesse qu’est le Produit intérieur brut parce que « le PIB mesure tout sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue » selon les mots de Robert Kennedy en mars 1968. « Il est grand temps qu’on se choisisse des indicateurs pour mesurer le bien-être de nos sociétés, qu’on délaisse le PIB pour se choisir des indicateurs qui ont du sens », explique le maire écolo sur Facebook (31/01/2018). C’est d’ailleurs le but du forum organisé en juin.
    Mais cette mise en avant du bien vivre est-elle une simple opération de communication pour le maire de Grenoble ? Pas du tout ! En 2016, la mairie annonçait un mal nommé « plan de sauvegarde » des services publics locaux, avec plus de cent suppressions de postes. Si le maire Piolle rejetait la faute sur l’austérité imposée par le gouvernement, il annonçait vouloir « tourner le dos aux vieilles habitudes » et « créer le service public du XXIème siècle ». Deux ans plus tard, on est allés rencontrer quelques-uns des 3 000 agents de la Ville de Grenoble pour les interroger sur leurs conditions de travail. Petit voyage au pays du « buen vivir ».

  • La transition enchantée

    « Grenoble : fini le nucléaire en 2022 ! » Qu’il est beau ce titre en Une du Daubé du 9 mars dernier ! GEG (Gaz et électricité de Grenoble) et la ville de Grenoble ont annoncé lors d’une conférence de presse que « d’ici 2022, 100 % des besoins des Grenoblois seront couverts en électricité verte ». Le vert, c’est la nature, c’est l’écologie, c’est tout beau, tout propre. La preuve en cinq actes. Youpi !

  • Travail social : l’espoir sur liste d’attente

    Des baisses par ci, des baisses par là : depuis trois ans, les élus de droite ont pris le pouvoir au Conseil départemental. Nombre de structures sociales, partenaires du Département, se retrouvent dans la dèche : certaines ont fermé, d’autres galèrent à poursuivre leur mission, et quantité de travailleurs sociaux sont désemparés devant le manque de moyens à leur disposition pour épauler des personnes en grande difficulté. La diversité des structures touchées et la complexité des situations, ajoutées aux arguments perfides des élus départementaux, n’aident pas à avoir une vision claire de la dégradation des politiques sociales en Isère. Rendre simple un truc compliqué, voilà le but de cette nouvelle, proposant un monologue imaginaire basé sur des faits bien réels.

  • MNA : que des tracas

    Ce sont des jeunes, partis sur les routes pour fuir la pauvreté ou l’ennui, le décès de parents, ou la guerre. L’administration les nomme MNA, pour « mineurs non accompagnés » : des jeunes mecs pour la plupart. Selon les chiffres du département, près de 1 200 sont arrivés en Isère en 2017, contre 700 en 2016. Face à leur arrivée, les limites du système actuel explosent. Le Département, chargé de les accueillir, dit n’avoir plus un sou, et traite ces exilés de « fraudeurs ». Les jeunes, malgré les traumatismes de l’exil, sont pris dans la tourmente administrative et ballottés de département en département. 

    Précision importante : dans l’article sur le journal papier, une Emilie de l’Adate témoigne. Il s’agit bien évidemment d’un pseudonyme, même si nous avons oublié de mettre un astérix pour le préciser, comme pour les autres prénoms cités. Toutes nos excuses à une "véritable" Emilie, qui s’est sentie visée par cette erreur.

  • Sous terre

    À Grenoble, on n’a pas de volcan, donc pas d’éruption, donc pas de Pompéi, pas d’endroit resté figé dans le temps à cause des sédiments volcaniques. Mais à défaut, on a des anciennes mines de ciment... C’est beaucoup moins spectaculaire certes, mais ce sont quand même des endroits où presque rien n’a bougé depuis souvent un siècle. Grâce à l’aide de deux minéphiles, Le Postillon part à la découverte de ce patrimoine local méprisé et pourtant plein de petits trésors.

  • A quand des mines de cobalt en Belledonne ?

    Vous êtes pour les véhicules électriques, les éoliennes, la dématérialisation, les médias numériques ou les panneaux solaires ? Mais êtes-vous pour l’ouverture de mines de cobalt en Belledonne ? à propos de la prise en charge des saloperies générées par l’extraction des métaux rares indispensables aux nouvelles technologies vendues comme « vertes », ça fait longtemps que l’Isère, la France, l’Occident ne font pas « leur part ». A quand un peu de cohérence ?

  • Gilles Toureng & l’hôpital Potemkine

    Connaissez-vous les villages Potemkine ? Selon une légende russe, lors d’une visite au XVIIIème siècle de l’impératrice Catherine II, de luxueuses façades avaient été érigées à base de carton-pâte à la demande du ministre russe Potemkine afin de masquer la pauvreté des villages traversés. Aujourd’hui, les communicants font généralement le même genre de boulot que Potemkine, et cachent derrière des communiqués en carton-pâte la réalité vécue dans les entreprises ou les collectivités. Depuis le suicide d’un neurochirurgien en novembre dernier, l’hôpital de Grenoble est en pleine « crise ». La parole de certains soignants incapables de bien faire leur travail à cause de la pression de la « rentabilité » se libère petit à petit (voir page d’à côté). Pour masquer tout ça, la direction de l’hôpital communique à tout va, notamment grâce à l’aide de Gilles Toureng. Communicant depuis trente ans, cet énergumène en a vu des vertes (avec Alain Carignon) et des pas mûres (avec Jérôme Safar) dans sa longue carrière. Ce qui en fait un animateur de choix, que s’arrachent le Medef, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) ou encore GEM (Grenoble école de management) pour présenter des réunions (très très) ennuyeuses. Petit portrait d’un communicant Potemkine.

  • Comment réanimer l’hôpital ?

    « Je n’ai pas eu le courage de témoigner, mais quand je vois le film, je regrette. Alors je voudrais remercier ceux et celles qui l’ont fait. » C’était une curieuse soirée, ce 3 avril. Dans une salle du comité des alpes de rugby à Montbonnot, un film était projeté en avant-première. « Chu de Grenoble : la fin de l’omerta », c’est son titre, a pour but de « libérer la parole » autour de la dégradation des conditions de travail à l’hôpital de Grenoble. Le film durait seulement 26 minutes, mais a entraîné de multiples interventions. Et en toile de fond, la question centrale : comment inverser la tendance et améliorer les conditions de travail ? Compte-rendu chirurgical.

  • « La sécurité sociale est un western. »

    La Sécu, les vautours et moi – les enjeux de la protection sociale : tel est le titre du dernier opus commis par deux enseignants-chercheurs de la cuvette, Nicolas Pinsault et Richard Monvoisin, aux éditions du Détour. Entre livre d’histoire, manuel pratique, essai politique, c’est avant tout un ouvrage jouissif qui dit l’urgence de se réapproprier une conquête sociale majeure avant qu’elle ne succombe, dépecée par les becs avides des charognards libéraux. Discussion avec Richard Monvoisin.

  • Mourir sans enrichir les vautours

    Grenoble ville innovante ? Il arrive fréquemment que notre pauvre vieille technopole soit en retard d’un train, et que des initiatives percutantes viennent d’ailleurs et pas d’ici. Pour cet épisode : comment aller au paradis sans enrichir des vautours ? À transposer dans la cuvette. Ou pas.

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