Actualités

  • Le Postillon fête ses 10 ans le 1er mai 2019

    « Mourir, la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir. » C’est Jacques Brel qui chantait ça (lire le fantasque On ne vit qu’une heure de David Dufresne). Lui est mort il y a quarante ans, soit – pour nous situer dans une perspective historique – un peu plus de trente ans avant que naisse Le Postillon. C’était le 1er mai de l’année 2009. Le 1er mai prochain, on aura donc dix ans : si tu nous crois pas, « tar’ ta gueule à la récré  ». Mais si tu veux marquer le coup avec nous, réserve le 1er mai après-midi. Après la traditionnelle manif, rendez-vous à 15 heures au Jardin de ville pour un grand jeu de piste dans toute la cuvette (c’est mieux d’avoir un vélo, mais on accepte les fauteuils roulants et les vélos électriques, pas les Segway par contre). En soirée, dans un lieu encore à définir, on pourra jouer à la deuxième version du jeu Cuvetta (jeu grenoblo-centré), boire des coups, manger des pizzas ou s’ambiancer sur des musiques époustouflantes.

Derniers articles en ligne

  • Le Daubé milite pour la montagne connectée

    « Comment voulons-nous vivre la montagne en 2030, nous, Isérois ? » C’est la question centrale d’une « vaste consultation » menée par Isère Tourisme sur le site Internet du Daubé pendant l’été. Pour en rendre compte, Le Daubé (9/11/2018) titre « Les Isérois amoureux de leurs montagnes », amalgamant ainsi les Isérois aux lecteurs de son journal. Plus qu’une synthèse de la « consultation », l’article du Daubé est une libre tribune pour Vincent Delaitre, directeur d’Isère Tourisme, qui se félicite d’avoir pu « (...)

  • Un glacier facétieux

    On en avait parlé l’année dernière : depuis 2017 la station des Deux Alpes a équipé son glacier de canons à neige pour soi-disant « protéger le glacier ». Une bonne blague qui visait surtout à « protéger » les bénéfices de la station, menacés par la fonte du glacier rendant de plus en plus compliquée la vente de forfaits l’été et à la Toussaint. Mais cet été, patatras : le lac naturel d’eau de fonte glaciaire qui avait été aménagé l’année dernière pour alimenter les canons à neige s’est vidé tout d’un coup. Une (...)

  • Les réseaux sociaux, incubateurs à fachos

    Au Postillon, on n’est pas vraiment enthousiastes par rapport au développement du numérique et de la vie virtuelle. Une position « réactionnaire » qui nous vaut régulièrement de grandes discussions, où on nous affirme des trucs du genre « Le numérique, c’est génial », « Non mais tu te rends pas compte, on peut savoir tout sur tout en trois clics », « C’est beaucoup plus facile pour s’organiser, pour convaincre les gens, pour faire passer des idées. » Bref, on serait bien mignons mais quand même le (...)

  • Et pouf, les robots !

    Polémique autour des bibliothèques à Grenoble, épisode 342. Dans Le Daubé (26/10/2018), l’adjointe écologiste aux cultures Corinne Bernard annonce mettre en œuvre l’automatisation des prêts, pour la modique somme de 800 000 euros (de quoi faire fonctionner les bibliothèques récemment fermées pendant huit ans) : « On peut permettre le prêt des ouvrages plus facilement. L’automatisation peut libérer les agents pour d’autres missions. J’ai vu ça au Havre, vous passez votre bouquin et pouf, c’est fait ! ». Et (...)

  • En Marche et l’Europe : le bide

    Des « grands » rassemblements avec vingt personnes. Le 7 avril, la République en marche de l’Isère (LREM 38) avait lancé la Grande Marche pour l’Europe avec un rendez-vous au parc Paul Mistral : sur la photo de groupe, on compte 22 personnes en incluant les élus, les enfants et un représentant national de LREM venu pour l’occasion. Le 11 novembre dernier, le Mouvement européen de l’Isère, mouvement apolitique, organisait un « rassemblement transpartisan » pour célébrer une « Europe de la paix ». (...)

  • Exclusion scolaire : les tablettes innovent

    Valentine était scolarisée en sixième au collège Jean Vilar à Échirolles, un des collèges isérois équipés de tablettes par la grâce de l’État et du Conseil départemental. La famille de Valentine vit en dessous des minimas sociaux et connaît des conditions matérielles rudes qui compliquent ses études. Elle et sa famille ont été expulsées de leur logement lors du dernier trimestre de l’année scolaire en juin 2017. Fin août, après avoir été en transit dans un gymnase, puis dans un hôtel à Voreppe bien loin (...)

  • Ingénieurs : pourquoi ?

    Les études d’ingénieur, c’est la voie royale. Combien sont-ils, ces adolescents, à qui on bourre le mou avec ce poncif ? Combien sont-ils, à subir deux ans de prépa’, puis trois ans d’école d’ingé’, en se demandant ce qu’ils font là ? Pas pour des histoires d’argent : avoir un diplôme d’ingénieur permet effectivement de gagner confortablement sa vie, et de faire partie des winners. Mais pour certains, un bon salaire ne suffit pas à répondre aux grandes questions existentielles. À quoi servent les ingénieurs aujourd’hui ? À être des bons petits soldats de la fuite en avant technologique ? À remplacer les humains par les robots, à les rendre toujours plus dépendants de la technologie, toujours plus avides d’énergie ?
    Alors que les rapports scientifiques alarmants sur l’accélération de la catastrophe écologique se multiplient, ces questions sont quasiment absentes des formations d’ingénieurs. On apprend essentiellement aux étudiants à se conformer aux attentes du marché du travail et des entreprises, qui n’ont pour but que la croissance de leurs bénéfices.
    Il arrive régulièrement de lire dans la presse des témoignages d’ingénieurs déserteurs : « Machin-truc a plaqué son poste bien payé chez STMicro pour aller faire pousser des carottes ». La désillusion ne concerne-t-elle que quelques individualités marginales ? Ou devient-elle un phénomène de « masse » ? Le Postillon a papoté avec une tripotée d’ex-ingénieurs, quelques étudiants sceptiques sur l’intérêt de leur formation et des profs plus ou moins critiques.

  • Le projet fantôme du pavillon fantôme

    Connaissez-vous le pavillon Keller ? C’est LE bâtiment connu de la vallée de Livet-et-Gavet. L’ancienne maison du patron des usines du coin, Charles Albert Keller, a servi de décor au film Les Rivières pourpres de Matthieu Kassowitz. Un endroit où même des touristes en transhumance vers les stations de ski s’arrêtent prendre une photo. Il y a trois ans, on apprenait par la presse locale qu’il y avait un grand projet sur ce bout de patrimoine local. France 3 (30/11/2015) affirmait : « Le célèbre pavillon Keller va être réhabilité. Restaurant, musée et espaces de loisirs surplomberont bientôt la vallée de la Romanche porte d’accès aux grandes stations de l’Oisans  ». Depuis, plus rien. C’est que les loustics à l’origine de l’annonce ont disparu, ou presque. Cette maison serait-elle « maudite », comme l’affirment plusieurs personnes ? Le Postillon sort de la cuvette pour vous conter cette histoire rocambolesque.

  • Que sont devenus les copains de prison de Carignon ?

    Alain Carignon, ex-maire de Grenoble, ex-président du Département, ex-ministre et ex-taulard, veut reprendre sa mairie chérie en 2020. Après avoir été poursuivi pour « corruption, recel d’abus de biens sociaux et subornation de témoins », il a été condamné en 1996 à quatre années de prison pour avoir « commis l’acte le plus grave pour un élu, vendre une parcelle de son pouvoir à des groupes privés et en accepter des avantages considérables », selon les juges. Son tour par la case prison n’a pas entamé son désir de gloire. Mais s’il reprend la mairie, parviendra-t-il à faire autant de bien à la ville que par le passé ? Aura-t-il encore des amis pour privatiser les services publics ? Retrouvera-t-il des compères pour détourner de l’argent public ? Pas si sûr : ceux qui sont tombés avec lui ne sont pas revenus dans le game grenoblois depuis leur sortie de prison. Qu’ont-ils fait alors ? On a fait le tour de ces Jean-quelque chose.

  • « Ce n’est pas normal de mourir comme ça »

    Dans nos précédents numéros, on a beaucoup parlé des conditions de travail lamentables à l’hôpital de Grenoble (voir Le Postillon n°44, 45 et 46), et de la sourde oreille de la direction aux alertes lancées par les soignants. Depuis, ils ont de nouveau fait part de leur désespoir, notamment dans un texte paru cet été (voir encart). La conséquence directe de ce manque de moyens, c’est la maltraitance des patients, jusqu’à des morts douteuses, comme nous l’explique ce récit que nous a transmis « une connaissance de Jeanne et Henri B. »

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