Actualités

  • Le Postillon de l’été est sorti ! Lisez-le, mais surtout achetez-le

    Avis de recherche : colporteurs et vendeuses

    Collages, vente à la criée, recherche de nouveaux points de vente : pour diffuser Le Postillon, on fait tout ce qu’on peut. Mais il faut bien se rendre compte qu’il reste des Grenoblois qui ne connaissent toujours pas notre journal, ou qui oublient de l’acheter. Alors pour vendre plus, on a besoin de vous ! Non seulement ça nous rapporterait plus d’argent, mais ça permettrait à plus de personnes de profiter de notre regard pétillant, iconoclaste et surtout instructif sur la vie locale. Quelques amis et sympathisantes nous prennent régulièrement une pile de journaux (5, 10 ou 40) pour tenter de les diffuser autour d’eux, à leur boulot, chez leurs amis ou au bistrot. Et si vous faisiez pareil ?

    Détails pratiques : vous nous contactez, on vous file X journaux, vous ne payez rien, vous essayez de les vendre, et au numéro d’après, si vous avez réussi à les vendre, vous nous donnez de l’argent, sinon vous nous rendez les journaux (à moins que vous vouliez faire du papier mâché). Si vous êtes bons, on vous fait un cadeau.

Derniers articles en ligne

  • Monel, l’homme aux deux temps pleins

    Thierry Monel est quelqu’un de polyvalent. Et bosseur avec ça.

  • Voitures électriques : une innovation ratée

    Le 13 septembre 2014, Le Daubé se demandait si l’I-Road serait la « voiture du futur » ? Trois ans plus tard, la réponse s’impose : non.

  • Des tee-shirts les plus sombres de notre histoire

    Pour traquer les vrais scandales, heureusement qu’il y a de courageux lanceurs d’alerte. Le 10 juin dernier se tenait la troisième fête des Tuiles. Tout se passait tranquillement jusqu’à ce que le militant PS Benjamin Rosmini lève une infamie : au milieu du défilé, deux personnes portent un tee-shirt « boycott Israël » (rendez-vous compte !) autour d’un char trimbalant une marionnette en papier mâché­, symbole de la campagne BDS (Boycott désinvestissement sanctions) – très critique envers la politique de l’État israélien

  • « En tant que dealer, je suis un macroniste en puissance »

    Sur le débat estival grenoblois de la légalisation du cannabis, on entend beaucoup les politiques et un peu les consommateurs enthousiastes. Mais il existe des personnes particulièrement concernées dont on ne connaît pas l’opinion : les dealers. Le Postillon a décidé de faire témoigner l’un d’entre eux.
    On l’appellera Ali. Il est quarantenaire et « dans le business » depuis le collège. L’ancien petit dealer de cannabis d’une cité grenobloise, installé maintenant dans un autre quartier, a gravi progressivement les échelons, au point de gérer désormais son propre réseau, en partenariat avec quelques associés. Polyconsommateur - « coke et shit, occasionnellement MDMA » - mais « petit consommateur », insiste-t-il, il vend « de tout sauf de l’héroïne » : cannabis, cocaïne, ecstasy, amphétamine, LSD, kétamine... Avec ses plus de 25 ans d’expérience dans ce milieu, il nous donne son avis à propos de la légalisation, mais surtout « raconte l’histoire d’un destin ».

  • Colas-Roy et les prud’hommes : un amour impossible

    Comme tout bon macroniste, Jean-Charles Colas-Roy est censé ne pas trop aimer les méchants prud’hommes, qui embêtent tant de nos héros-chefs-d’entreprise. Et pourtant, le nouveau député de la troisième circonscription de l’Isère a attaqué H3C-énergies au tribunal des prud’hommes - entreprise qu’il a cofondée -, en lui demandant près de 400 000 euros. C’est l’histoire d’un amour impossible entre un homme et une institution judiciaire, un amour inachevé, un amour qui n’aurait jamais dû être connu.

  • Émilie Chalas, directrice générale des sévices budgétaires

    Celle-là, on ne l’avait pas vue venir. Non seulement Émilie Chalas n’était pas engagée en politique, mais en plus elle n’est même pas scientifique. Autant dire que la nouvelle députée de la troisième circonscription détonne dans le monde politique grenoblois. Comme tous les macronistes, elle représente la « société civile » : avant d’aller à l’Assemblée nationale, elle n’occupait qu’un modeste poste de directrice générale des services de la Ville de Moirans. Dans cette ville de 8 000 habitants, elle a appris à réduire les coûts et sabrer dans les effectifs : une politique qu’elle compte bien accompagner au niveau national.

  • Le contrat aidé d’Hugelé

    Neuf sur dix. Carton presque plein. En Isère, La République en marche (LREM) a frôlé de peu le grand chelem aux élections législatives. Sur les dix circonscriptions du département, une seule leur a échappé : la quatrième, la plus grande, celle qui recouvre une partie du Sud-grenoblois, le Vercors, le Trièves, la Matheysine, le Beaumont et l’Oisans. Alors imaginez la déception pour le seul candidat LREM qui a échoué.
    Fabrice Hugelé est l’unique loser macroniste isérois. Ça doit pas être facile : heureusement qu’il occupe un curieux emploi à la Semitag.

  • Si vous ajoutez à ça les mouches et l’odeur

    À côté d’une voie rapide, d’une décharge ou dans un lieu toujours à l’ombre : les terrains pour accueillir des « gens du voyage » se situent souvent dans des endroits pas très accueillants. À Villard-Bonnot, six familles de gens du voyage vivent depuis près de vingt ans à côté d’une usine de compostage. C’est pas du compostage de baba cool, avec des épluchures et des lombrics. À Terralys – c’est le nom de l’usine -, ils compostent des boues de station d’épuration, des déchets industriels et autres joyeusetés, qui entraînent aux alentours une puanteur prononcée et de fréquentes proliférations de mouches. Ça fait pourtant bientôt vingt ans que les Bony habitent à moins de cent mètres de cette filiale de Suez environnement. Récit d’une galère sans fin.

  • De l’eau, il y en a pour STMicro

    Depuis cet été, le département est en « alerte sécheresse », impliquant quelques restrictions d’utilisation de l’eau potable pour les particuliers ou les agriculteurs. Rien par contre pour des gros consommateurs comme le producteur de puces électroniques STMicroelectronics.
    La multinationale abreuvée par l’argent public, qui vient de faire son entrée dans le CAC 40, consomme déjà aujourd’hui près de cent litres d’ « eau de qualité incroyable » par seconde sur son seul site de Crolles. Ce n’est qu’un début : un projet d’agrandissement implique un quasi-doublement de sa consommation d’eau ! Ces velléités ne semblent pas déranger les autorités, qui ont donné leur feu vert à la création d’une « nouvelle unité de fabrication » de semi-conducteurs.
    Au dix-neuvième siècle, l’eau était considérée comme un bien commun. Quand Aristide Bergès s’est mis à détourner des rivières pour alimenter des usines, des paysans l’ont poursuivi en justice pour cet accaparement. Si le premier procès a donné raison aux paysans, le second a vu la victoire de l’industriel. Et c’est depuis ce temps-là que les industriels disposent de l’eau comme ils l’entendent, en ignorant les « alertes sécheresse » et les incitations à économiser ce bien commun. Un article en deux temps pour faire des liens entre Bergès et STMicro, les patates et les semi-conducteurs, les nappes phréatiques et les intérêts industriels supérieurs.

  • Dernier jardin avant l’autoroute

    Il était une fois, trois immeubles aux toits de tuiles rouges : le premier est au nord, le troisième est au sud. Ils n’ont que trois étages, le linge sèche aux balcons. Autour, derrière, la végétation déborde. « On doit être bien, là-dedans »... J’étais à l’atelier vélo installé juste en face, à les regarder. Des immeubles désuets et charmants, au milieu des barres monumentales de la cité Mistral et adossés au talus de l’A480, c’était rafraîchissant, ça ne pouvait pas durer. « Ils vont les détruire, dit Ali. Pour élargir l’autoroute ».

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