Actualités

  • Le Postillon fête ses 10 ans le 1er mai 2019

    « Mourir, la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir. » C’est Jacques Brel qui chantait ça (lire le fantasque On ne vit qu’une heure de David Dufresne). Lui est mort il y a quarante ans, soit – pour nous situer dans une perspective historique – un peu plus de trente ans avant que naisse Le Postillon. C’était le 1er mai de l’année 2009. Le 1er mai prochain, on aura donc dix ans : si tu nous crois pas, « tar’ ta gueule à la récré  ». Mais si tu veux marquer le coup avec nous, réserve le 1er mai après-midi. Après la traditionnelle manif, rendez-vous à 15 heures au Jardin de ville pour un grand jeu de piste dans toute la cuvette (c’est mieux d’avoir un vélo, mais on accepte les fauteuils roulants et les vélos électriques, pas les Segway par contre). En soirée, dans un lieu encore à définir, on pourra jouer à la deuxième version du jeu Cuvetta (jeu grenoblo-centré), boire des coups, manger des pizzas ou s’ambiancer sur des musiques époustouflantes.

Derniers articles en ligne

  • Les objecteurs de décroissance

  • Détruire, disent-ils

    Des milliards d’euros d’argent public sont mis dans les quartiers populaires. Pas pour le travail social, les petits commerces ou les centres de santé. Non : ces milliards, c’est pour le BTP. Le but est de détruire une partie des grands ensembles mal construits dans les années 1960 ou 1970. Tout pour l’urbanisme et ses bulldozers ! Pour des avancées sur les questions sociales, il faudra repasser plus tard.
    Dans les quartiers de la Villeneuve de Grenoble et d’Échirolles, c’est le grand chamboule-tout. Parmi les immeubles qui vont disparaître, il y a celui du 20, galerie de l’Arlequin. C’est le gros bâtiment au-dessus du CCAS (Centre communal d’action sociale), le premier qu’on voit quand on arrive à la Villeneuve depuis le centre-ville de Grenoble. Le Postillon est allé traîner dans ses coursives, à la rencontre des habitants restants.

  • JO de 1968 : Médaille d’or de la girouette pour les Verts

    Depuis qu’ils sont au pouvoir, Piolle et les élus Verts grenoblois ne disent rien de mal sur les J.O. de 1968 et promeuvent une série d’événements « célébrant » leur cinquantenaire. Il y a dix ans, ils étaient autrement plus critiques...

  • Construire Matrix à l’insu de son plein gré

    Ils sont nombreux, dans la cuvette, à bosser pour « le monde de Matrix ». À inventer des nouveaux moyens de surveillance, de reconnaissance faciale, de détection de présence.
    À pondre des nouveaux capteurs, des nouveaux machins connectés, des applications plus smart les unes que les autres. À se battre pour que ces projets aient plein d’argent, à faire du lobbying pour que les lois accompagnent ce déferlement. Et pourtant, il n’y en a pas beaucoup qui assument. Jamais ils n’avoueront en public développer un monde inhumain, un monde « à la Matrix », où les humains vivent sous le joug de la technologie. L’année dernière, on est tombé sur une cadre grenobloise qui balançait dans un forum « Matrix, c’est un peu le monde que nous construisons ». Depuis, notre reporter l’a rencontrée.

  • Turbinons !

    Et un plan social de plus ! Général Electric a annoncé au début de l’été un plan de suppression de 345 emplois à Grenoble. Depuis, les salariés se battent, les élus pleurnichent, et les médias racontent tout ça. Au Postillon, on cherchait un angle original pour traiter ce sujet. Jusqu’à ce que Père Castor passe boire un café au local. La tentation de l’interviewer était trop grande, et en plus il raconte des choses intéressantes, le vieux.

  • Un campus plus smart les bibliothèques à la trappe

    Il nous faut rétablir une certaine justice. On a beaucoup parlé des fermetures de bibliothèques à Grenoble, ciblant la bande à Piolle et leurs choix austéritaires. Mais en fait il y en a plein d’autres des bibliothèques en péril. A Saint-égrève, les bibliothèques de Fiancey et Rochepleine vont fermer. À Claix, celle de Pont Rouge a déjà baissé le rideau. Mais c’est surtout sur le campus que des rayonnages vont tomber : fin septembre, une « lettre de cadrage de la politique documentaire » de l’Université Grenoble-Alpes (UGA) annonçait que près d’une vingtaine des « bibliothèques des composantes » allaient fermer boutique. Les « composantes », ce sont les unités de formation et de recherche (UFR), qui disposent chacune d’une petite bibliothèque pour regrouper la documentation spécifique à leurs matières. Des bibliothèques très utiles à des étudiants et des chercheurs, qui tentent de se mobiliser contre ce projet de « smart-campus ».

  • Des chances que rien ne bouge

    Dans le précédent numéro du Postillon, il y avait un reportage sur une famille de gens du voyage subissant la proximité immédiate d’un centre de compostage industriel. Un scandale sanitaire qui dure depuis presque vingt ans.
    Mais depuis j’ai compris plein de choses. Pour vivre en société, il faut respecter la loi. Et tant pis si la loi autorise à polluer l’air. Et tant pis si la loi autorise la mise en danger de la santé d’habitants. Et tant pis si la loi n’oblige pas à protéger les habitants. Oui, car « en République ceux qui font la loi ce sont les députés et les sénateurs, alors si vous voulez que ça change il faut aller voir vos députés et sénateurs ».
    Et tout ça, c’est la nouvelle sous-préfète de l’Isère qui me l’a appris.

  • Le catcheur qui, en fait, ne venait pas de Grenoble

    Son visage est mondialement connu. On l’a même vu sur un tableau derrière Macron pendant son interview télévisée. Beaucoup croient que le catcheur décédé André le Géant vient de Grenoble. En fait c’est faux. Retour sur une curieuse légende.

  • « C’est sur cet apartheid invisible que j’avais envie d’écrire »

    Et pourquoi pas parler de littérature ? Au Postillon, ça ne nous est jamais arrivé. Cet automne, on est tombés sur deux bouquins particulièrement touchants. Le premier, Encore vivant, de Pierre Souchon, a pour seul défaut d’être en dehors de notre ligne éditoriale – il ne parle pas du tout de Grenoble. Par contre, le second a en partie pour décor notre chère cuvette grenobloise. Et en plus il brasse plein de sujets rarement évoqués : les « prolos blancs », les rêves d’une jeune fille qui « aspirait sincèrement à une ascension sociale », les affres de l’université et du prolétariat moderne, les désillusions à propos de « l’égalité des chances ». On est donc allés poser quelques questions à Marion Messina, dont le premier roman Faux départ vient de sortir aux éditions Le Dilettante.

  • COURRIER DES LECTEURS du 43

    COURRIER DES LECTEURS
    Une poubelle à donner
    « Souvenez-vous, la lutte contre la LRU en 2007, des étudiants bien seuls (rejoints deux ans après par les enseignants chercheurs...), Sciences Po bloqué, une matinée brumeuse saturée de CRS... Et puis Olivier Ihl, un directeur grotesque, 7h10 du matin, qui veut désquatter l’entrée de son bâtiment et prend ce qu’il trouve sous la main, une poubelle. [NDR : et essaye de frapper les étudiants avec cette poubelle, un moment filmé qui fera beaucoup jaser à (...)

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