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  • Le Postillon n°48 (décembre 2018 - janvier 2019) est sorti ! Lisez-le, mais surtout achetez-le

    le cadeau qui fait la différence

    « Jean-René, comment tu savais ? ». Cette phrase, Jean-René ne l’avait jamais entendue. Et pourtant, c’est justement ce qui va se produire le 25 décembre 2018 lorsqu’il va offrir à sa belle-sœur, son frère et sa tante un abonnement pour 10 numéros du Postillon (2 ans). Car oui, tout le monde aime Le Postillon ! Et tout ça pour 30 euros ! Pour réussir tous vos cadeaux, soyez malin comme Jean-René et ayez le réflexe Postillon. 30 euros c’est également le prix de la collection quasi complète des anciens numéros du Postillon (hors numéros 0, 1, 2, 3, 4, 5, 9, 10, 11, 18, 26). Pour vos proches, pour Grenoble, pensez-y.

    Et même le livre Pourquoi le Daubé est-il daubé ? pour 5 euros seulement.

    En exclusivité cette année, des t-shirts de seconde main sérigraphiés par nos soins sont disponibles dans nos locaux, au prix de 10 euros. Venez en choisir un lors de nos permanences tous les mardis de 10h à 18h non-stop.

Derniers articles en ligne

  • Émilie Chalas, directrice générale des sévices budgétaires

    Celle-là, on ne l’avait pas vue venir. Non seulement Émilie Chalas n’était pas engagée en politique, mais en plus elle n’est même pas scientifique. Autant dire que la nouvelle députée de la troisième circonscription détonne dans le monde politique grenoblois. Comme tous les macronistes, elle représente la « société civile » : avant d’aller à l’Assemblée nationale, elle n’occupait qu’un modeste poste de directrice générale des services de la Ville de Moirans. Dans cette ville de 8 000 habitants, elle a appris à réduire les coûts et sabrer dans les effectifs : une politique qu’elle compte bien accompagner au niveau national.

  • Le contrat aidé d’Hugelé

    Neuf sur dix. Carton presque plein. En Isère, La République en marche (LREM) a frôlé de peu le grand chelem aux élections législatives. Sur les dix circonscriptions du département, une seule leur a échappé : la quatrième, la plus grande, celle qui recouvre une partie du Sud-grenoblois, le Vercors, le Trièves, la Matheysine, le Beaumont et l’Oisans. Alors imaginez la déception pour le seul candidat LREM qui a échoué.
    Fabrice Hugelé est l’unique loser macroniste isérois. Ça doit pas être facile : heureusement qu’il occupe un curieux emploi à la Semitag.

  • Si vous ajoutez à ça les mouches et l’odeur

    À côté d’une voie rapide, d’une décharge ou dans un lieu toujours à l’ombre : les terrains pour accueillir des « gens du voyage » se situent souvent dans des endroits pas très accueillants. À Villard-Bonnot, six familles de gens du voyage vivent depuis près de vingt ans à côté d’une usine de compostage. C’est pas du compostage de baba cool, avec des épluchures et des lombrics. À Terralys – c’est le nom de l’usine -, ils compostent des boues de station d’épuration, des déchets industriels et autres joyeusetés, qui entraînent aux alentours une puanteur prononcée et de fréquentes proliférations de mouches. Ça fait pourtant bientôt vingt ans que les Bony habitent à moins de cent mètres de cette filiale de Suez environnement. Récit d’une galère sans fin.

  • De l’eau, il y en a pour STMicro

    Depuis cet été, le département est en « alerte sécheresse », impliquant quelques restrictions d’utilisation de l’eau potable pour les particuliers ou les agriculteurs. Rien par contre pour des gros consommateurs comme le producteur de puces électroniques STMicroelectronics.
    La multinationale abreuvée par l’argent public, qui vient de faire son entrée dans le CAC 40, consomme déjà aujourd’hui près de cent litres d’ « eau de qualité incroyable » par seconde sur son seul site de Crolles. Ce n’est qu’un début : un projet d’agrandissement implique un quasi-doublement de sa consommation d’eau ! Ces velléités ne semblent pas déranger les autorités, qui ont donné leur feu vert à la création d’une « nouvelle unité de fabrication » de semi-conducteurs.
    Au dix-neuvième siècle, l’eau était considérée comme un bien commun. Quand Aristide Bergès s’est mis à détourner des rivières pour alimenter des usines, des paysans l’ont poursuivi en justice pour cet accaparement. Si le premier procès a donné raison aux paysans, le second a vu la victoire de l’industriel. Et c’est depuis ce temps-là que les industriels disposent de l’eau comme ils l’entendent, en ignorant les « alertes sécheresse » et les incitations à économiser ce bien commun. Un article en deux temps pour faire des liens entre Bergès et STMicro, les patates et les semi-conducteurs, les nappes phréatiques et les intérêts industriels supérieurs.

  • Dernier jardin avant l’autoroute

    Il était une fois, trois immeubles aux toits de tuiles rouges : le premier est au nord, le troisième est au sud. Ils n’ont que trois étages, le linge sèche aux balcons. Autour, derrière, la végétation déborde. « On doit être bien, là-dedans »... J’étais à l’atelier vélo installé juste en face, à les regarder. Des immeubles désuets et charmants, au milieu des barres monumentales de la cité Mistral et adossés au talus de l’A480, c’était rafraîchissant, ça ne pouvait pas durer. « Ils vont les détruire, dit Ali. Pour élargir l’autoroute ».

  • La novlangue du CEA

    Appelons-le Gaspard. Après ses trois ans de thèse au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), Gaspard aurait dû continuer à bosser dans l’industrie, ou monter une start-up. Oui, mais voilà, Gaspard, il n’a jamais compris ce qu’il faisait là-dedans. Il a du mal à expliquer son aversion pour ce monde-là, Gaspard. Des fois la sensibilité ça ne s’explique pas. C’est comme la novlangue : par contre ça, Gaspard, ça l’a toujours beaucoup amusé.

  • POUBELLES DE RICHES, POUBELLES DE PAUVRES

    Hier, on retrouvait sous nos pieds des fossiles et des pièces de monnaie. Demain, ce sera du plastique. Sachets, jouets ou bouteilles seront autant de traces de notre passage sur Terre. Flatteur, hein ? Alors avec un peu d’avance, on a enfilé nos gants d’archéologues (roses) et on a fouillé quelques poubelles grises. On vous présente l’intérieur de quatre poubelles prises au hasard, trois dans la banlieue plutôt populaire d’Échirolles, et trois dans la commune huppée de Corenc. Des mégots pour les pauvres, des Nicopatchs pour les riches... Est-ce que l’intérieur des poubelles raconte différents mode de vie, des écarts de richesse ? On vous laisse juger.

  • L’artifice de l’intelligence

    À Grenoble, depuis deux siècles, on est vachement intelligents. Artificiellement, surtout.

  • Sabordage autogéré et participatif de la néo-démocratie grenobloise

    Lors de l’université d’été des mouvements sociaux, organisé par l’association Attac fin août à Toulouse, Éric Piolle a fait le beau. Pour résumer une de ses interventions, le maire de Grenoble écrit sur Twitter : « Le @gouvernementFR attaque au tribunal notre outil de participation citoyenne. Nous irons au bout et j’espère que nous gagnerons ». Ce qu’il omet de dire, c’est que leur « outil de participation citoyenne » n’a pas besoin du gouvernement pour être sabordé : en la matière, la mairie pratique pour une fois une autogestion exemplaire. Petite explication détaillée.

  • Grenoble école de 33 000 €

    Lors de la cérémonie de départ des étudiants de troisième année, Grenoble école de management a demandé aux jeunes diplômés de résumer leur « aventure » dans la business school en un mot. Le résultat est marrant et instructif sur le montant des frais d’inscription.

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