Actualités

  • Le Postillon fête ses 10 ans le 1er mai 2019

    « Mourir, la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir. » C’est Jacques Brel qui chantait ça (lire le fantasque On ne vit qu’une heure de David Dufresne). Lui est mort il y a quarante ans, soit – pour nous situer dans une perspective historique – un peu plus de trente ans avant que naisse Le Postillon. C’était le 1er mai de l’année 2009. Le 1er mai prochain, on aura donc dix ans : si tu nous crois pas, « tar’ ta gueule à la récré  ». Mais si tu veux marquer le coup avec nous, réserve le 1er mai après-midi. Après la traditionnelle manif, rendez-vous à 15 heures au Jardin de ville pour un grand jeu de piste dans toute la cuvette (c’est mieux d’avoir un vélo, mais on accepte les fauteuils roulants et les vélos électriques, pas les Segway par contre). En soirée, dans un lieu encore à définir, on pourra jouer à la deuxième version du jeu Cuvetta (jeu grenoblo-centré), boire des coups, manger des pizzas ou s’ambiancer sur des musiques époustouflantes.

Derniers articles en ligne

  • « C’est bien beau Internet, mais ça écoute pas beaucoup »

    Face au développement de la vie virtuelle, aux débats hystériques par tweets interposés, à la pullulation des écrans qui nous coupent de la vraie vie, les bistrots peuvent aussi être des refuges où « les gens viennent chercher un peu d’humanité ». C’est en tous cas comme ça qu’elle le voit, son troquet. Taulière depuis dix-sept années du Bien-être, Martine s’apprête à passer la main. L’occasion d’aller papoter des vieux cerisiers tronçonnés, de l’informatique des années 1970, des gens qui galèrent à faire leur courrier et du manque de convivialité.

  • Comment fermer un bureau de poste ?

    Saviez-vous que La Poste est exemptée à 95 % de taxe foncière et de contribution économique territoriale ? Que cet argent économisé est censé lui permettre de « moderniser » les bureaux de poste grâce au « fonds postal national de péréquation territoriale » ? Mais que La Poste s’en sert en réalité pour en fermer un maximum en les transformant en petits relais postaux ?
    Connaissez-vous les « modes opératoires » publiés par La Poste pour expliquer à ses cadres locaux comment fermer habilement un bureau de poste, même s’il ne désemplit pas ? Vous a-t-on dit que l’État et les élus locaux sont pour la plupart complices de cette destruction du service public postal ?
    Grâce à quelques documents internes, Le Postillon vous explique certaines combines de la direction de La Poste.

  • Draguer le Drac

    En Occitanie et en Catalogne, les « dracs » sont des « créatures imaginaires de formes variables, dont la plupart sont considérées comme des dragons représentant le diable, liées à l’eau et à ses dangers ». Dans la cuvette, le Drac est une rivière sagement canalisée. Mais que sait-on du Drac ? Que connaissons-nous de son histoire, de ses habitants, de ses îles, de ses méandres, de son artificialisation ?
    J’ai troqué la pêche aux infos pour celle aux poissons. Lolo est un passionné, alors je lui ai proposé de me faire découvrir le Drac en m’emmenant balancer des hameçons. Au fil des épisodes, on le remontera et on racontera plein d’histoires de chlore, de joggers, de « trous à canards », de barrages, de truites, d’inondation et peut-être même de dragons. Pour le second épisode de ce feuilleton, on est allés pêcher sur les îles du Drac, entre Grenoble et Fontaine. L’occasion d’évoquer le dragage, les digues, le seuil de l’institut Laue Langevin et l’extension de l’autoroute A480.

  • Les arbres peuvent-ils plaider ?

    Grenoble ville innovante ? Il arrive fréquemment que la pauvre vieille technopole soit en retard d’un train, et que des initiatives percutantes viennent d’ailleurs et pas d’ici. Pour cet épisode : un arbre peut-il plaider ?

  • Indics : la charge d’un flic

    Parfois la police ne raconte pas la vérité. Ce n’est pas un militant anti-flics qui vous le dit, mais un policier de terrain. Alain Devigne est gardien de la paix à Grenoble depuis 1986. Depuis vingt ans, il signale « des comportements malhonnêtes, des moralités douteuses et des méthodes illégales », notamment à propos des relations troubles entre flics et indicateurs.

    En 2016, suite à certaines de ses plaintes, une information judiciaire a été ouverte où il est partie civile. Non soumis au secret de l’instruction, il parle. Beaucoup. De son histoire et du « travail » (la machination) qu’on a monté contre lui. De la manière dont sa hiérarchie le fait passer pour un « fou ». Il évoque également l’affaire Neyret et les relations entre certains policiers grenoblois et des indicateurs criminels, l’incidence que cette relation a sur quelques événements et procès. Son témoignage laisse apparaître une autre version de quelques-uns des grands faits-divers grenoblois de ces dernières années : le go fast Bessame, le braquage de la bijouterie Delatour à Saint-Egrève ou le braquage du casino d’Uriage ayant précédé les émeutes de la Villeneuve en 2010. Une « déposition » passionnante et instructive.

  • Quel beau métier infirmier

    Les urgences de l’hôpital de Grenoble n’ont jamais aussi bien porté leur nom. Manque de place, de personnel, surcharge de travail, pression, turn-over permanent du personnel : c’est un service qui cumule les problèmes urgents à régler. Et pourtant, rien n’est fait pour empêcher la dégradation de ce service, dont presque tout le monde a besoin un jour.
    Depuis le suicide d’un neurochirurgien en novembre dernier, l’hôpital de Grenoble est en « crise ». Mais si on a un peu parlé des difficiles conditions d’exercice des médecins, si un service a obtenu des renforts (voir Le Postillon n°45), il a été peu question de la souffrance des professions moins diplômées, et notamment des infirmières (1). C’est le sujet de cette nouvelle bucolique de Basile Pévin, proposant une saynète imaginaire à partir de faits bien réels.

  • La ligne de front postale

    Connaissez-vous les chargés de clientèle ? Avant que la Poste ne se mette à la novlangue, on appelait ça des guichetiers. Vous savez, ce sont ces êtres humains pas encore totalement remplacés par des machines qui vous accueillent dans les bureaux de poste pas encore fermés. Dominique en fait partie. Et le pire c’est qu’il aime bien ce métier. Malgré les insultes, les coups, les nouvelles machines toujours en panne et l’extension du domaine de la solitude. Il nous livre ce témoignage.

  • Autrans en emporte levant

    Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas fait de reportage « 24 heures à... », et ça tombait bien, il faisait beau les deux jours suivants – événement rarissime ces derniers mois. Alors on est partis en stop faire une virée à Autrans-Méaudre. Parce qu’il y a cinquante ans, ce bled accueillait les épreuves de ski de fond des Jeux olympiques. Parce qu’il y a deux ans, Autrans et Méaudre ont fusionné, malgré les réticences des Méaudrais. Parce que ça fait des années, depuis que l’or blanc se fait irrégulier, que le futur des stations de moyenne montagne est débattu.
    Et puis surtout parce que dans quelques années, au moins cinq cents étudiantes issues de l’Empire du Milieu vont venir dans cette bourgade apprendre la cuisine française dans un méga-centre prochainement construit baptisé Ciac (Centre international des arts culinaires). Avant les Chinoises, Le Postillon débarque sur le Vercors.

  • L’imagination au butoir

    « On fait le bilan calmement, en se remémorant chaque instant ». Il y a douze ans, en 2006, c’était la lutte victorieuse contre le CPE (Contrat première embauche) : quelques lascars du Postillon étaient encore étudiants à cette époque.
    Cette année, il y a aussi eu un mouvement étudiant, contre Parcoursup et la loi Ore (Orientation et réussite des étudiants). Comme en 2006, il y a aussi eu une occupation, des blocages de bâtiments, de fortes tensions entre bloqueurs et anti-bloqueurs, mais en 2018 plus personne n’est étudiant dans notre équipe. Ce qui n’empêche pas de comparer rapidement les deux périodes et de faire le bilan de ce qui a changé en douze ans.

  • Comment se soigner sans payer la piscine du pharmacien ?

    Grenoble, ville innovante ? Il arrive fréquemment que la pauvre vieille technopole soit en retard d’un train et que des initiatives percutantes viennent d’ailleurs et pas d’ici. Pour cet épisode : comment se soigner sans payer la piscine du pharmacien. À transposer dans la cuvette. Ou pas.

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