Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • PFAS, fluor de ma vue

    Depuis l’année dernière, la pollution due aux composés chimiques PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) fait l’actualité nationale et locale. Dans la vallée de la chimie du Sud-lyonnais, incluant un bout du Nord-Isère, l’eau, les poissons, le lait maternel, les légumes et les œufs sont contaminés par les polluants sortant des usines Arkema et Daikan de Pierre-Bénite. Cette pollution est surtout associée à la vieille industrie de la chimie ou à celle de la production des poêles Téfal, comme en Haute-Savoie. Mais pour la microélectronique aussi, les PFAS sont indispensables ! Un récent document de l’Agence régionale de santé (ARS) nous apprend que le site de STMicro Crolles est un des plus gros pollueurs régionaux.

  • Covoit’ de pandore

    À Grenoble comme ailleurs, la mode est au développement du « covoiturage organisé » notamment pour les petites distances et les trajets domicile-travail. Loin de l’image écolo et sympathique de ces pratiques, partons à la découverte de leurs nombreux effets pervers, à commencer par la dégradation des services publics de transports collectifs.

  • Pourquoi mettre en danger des lieux qui fonctionnent bien ?

    Et deux de plus ! Le désespérant chamboule-tout de la mairie dans les quartiers Sud de la ville continue. Alors qu’ils souffrent déjà d’un manque criant de lieux de sociabilité, la municipalité s’obstine à mettre en danger les rares qui fonctionnent à peu près bien. Le tout avec des méthodes dramatiquement redondantes : mise en concurrence des associations, annonces cruciales relatives à l’avenir des structures faites avec désinvolture au mépris du travail accompli et de l’investissement des acteurs de terrain, manque de considération à l’égard de ce que ces lieux apportent aux habitants… Tout ça au nom d’hypothétiques projets municipaux qui seraient « mieux », mais qui, dans les faits, demeurent brumeux. Après la progression du désert convivial dans le quartier de la Villeneuve décrite dans le dernier numéro, on se penche cette fois sur les difficultés que rencontrent le Théâtre Prémol du Village Olympique et le club de judo de Mistral.

  • Ici commence la mort

    « Quelle connerie la guerre ». Depuis le poème de Jacques Prévert et même bien avant. Et comme on n’arrête pas le progrès : la connerie devient de plus en plus ignoble. Depuis Gaza nous parviennent des informations effrayantes. Il y a bien entendu d’abord le décompte macabre des dizaines de milliers de morts. Mais la « manière » horrifie toujours un peu plus. D’autant plus quand on sait que l’écosystème grenoblois œuvre au développement des robots tueurs.

  • En IApesanteur

    L’intelligence artificielle (IA) le poursuit partout ! En allant au concert de la star locale Calogero, au Palais des Sports de Grenoble, notre chercheur mathématicien voulait juste se changer les idées. Mais là aussi, il s’est fait rattraper par les démons de l’époque…

  • Enfin un mécène !

    Dans le dernier numéro, on révélait les magouilles d’Edouard Ytournel, politicien de droite de La Tronche, et de sa mère, pour détourner l’héritage familial et s’enrichir grassement loin de toute « valeur travail ». Depuis, plusieurs buralistes, notamment à La Tronche, nous ont raconté que leurs exemplaires du journal avaient tous été achetés par une seule personne. C’est la méthode dite « Alain Carignon », dont la bande avait en 1989 dévalisé les kiosques le jour de la parution d’un Canard (…)

  • Seule la brève paie !

    Suite à notre brève du dernier numéro « Pisse moins, tu produiras plus » sur les restrictions et le flicage des pauses pipi à Soitec, la lettre de la CGT Soitec de mars 2024 nous informe que « la direction revient à la raison ». « Après notre intervention auprès des plus hauts dirigeants de Soitec sur le sujet, de nouvelles consignes ont finalement été communiquées lors de la réunion CSE du 21 mars et ont été déployées, dans la foulée au sein de toutes les équipes. » Comme quoi ça vaut le (…)

  • Le retour du retour des cabines

    Si les activités de l’observatoire international pour la réinstallation des cabines téléphoniques (OIRCT) sont en veille depuis plus d’un an, la lutte pour le retour des cabines téléphoniques rebondit à Strasbourg, et de manière autrement plus « sérieuse » qu’à Grenoble. Commown, une « coopérative de l’électronique sobre et engagée » et Télécoop, un « opérateur télécom coopératif » s’associent pour installer des cabines téléphoniques (en précisant que l’idée leur vient de l’OIRCT de (…)

  • Tchao Minou

    À chaque fois qu’on se croisait, il me conseillait : « Minou ! Tes Postillons, là, tu devrais les mettre à Bourgoin-Jallieu ! Et à la Tour-du-Pin aussi ! Donnes-m’en, j’en amène ! » Claude appelait tout le monde « Minou » et avait beaucoup d’idées – plus ou moins pertinentes. Sur ce coup, il avait raison : bien entendu qu’on devrait distribuer Le Postillon à Bourgoin et à La Tour-du-Pin mais, que voulez-vous, on manque à la fois d’ambition, d’argent et d’énergie. Des fois, il m’arrivait de (…)

  • Censure de rien

    Et soudain les censeurs se taisent. Alors que, depuis l’automne, toutes les conférences pro-Palestine avaient systématiquement été « dénoncées » par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Grenoble puis interdites par la Préfecture, la doctrine semble avoir changé ces dernières semaines. Ainsi le samedi 4 mai, le cinéaste israélien Eyal Sivan a pu sans problème donner une conférence « pour le boycott universitaire et culturel de l’État d’Israël » à Grenoble alors (…)