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Articles de ce numéro

  • Souriez, vous êtes opérés

    Les nouvelles salles des blocs opératoires de l’hôpital de Grenoble sont truffées de caméras de vidéosurveillance, ce qui inquiète certains soignants.

  • L’hôpital au secours des vélos électriques

    Deux médecins haut placés du Chuga (centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes) utilisent leur aura de soignant pour faire la pub’ du vélo électrique. Incroyable coïncidence : le fils de l’un d’eux dirige EbikeLabs, start-up qui vend un système électronique pour vélos électriques.

  • Big bro vert

    Avez-vous remarqué le récent développement de la vidéosurveillance dans les rues grenobloises ? Alors que les opposants de Piolle n’arrêtent pas de l’attaquer sur son manque d’entrain à installer des caméras, il y a quand même presque deux fois plus de caméras aujourd’hui qu’à son arrivée à la mairie. Les récentes installations, qui n’ont jamais été présentées ou débattues publiquement, vont servir à lutter « contre les incivilités routières » selon l’adjointe à la tranquillité publique Maud Tavel. Si Piolle dit s’opposer au modèle de la smart city, ce développement de la vidéosurveillance assumé par les élus verts-rouges ne peut que renforcer ce modèle.

  • Grenoble Habitat : l’humain après tout

    Le bailleur social Grenoble Habitat est en pleine croissance. Depuis 10 ans, l’entreprise privée, détenue à moitié par la Ville de Grenoble a largement agrandi son parc locatif tout comme le nombre de salariés. Ce développement rapide implique des réorganisations successives qui ont un effet délétère sur plusieurs salariés de Grenoble Habitat. Les locataires tentent, eux, de faire entendre une réclamation simple : vivre dans un logement digne. Mais le bailleur s’éloigne d’eux. Plutôt qu’entretenir ses appartements, l’entreprise préfère construire et vendre des immeubles. Ça rapporte beaucoup plus.

  • Le cri de la cabine

  • Zone blanche, peuple bavard

    L’éradication des dernières « zones blanches » est devenue une grande cause nationale, comme si le droit à la connexion partout tout le temps était devenu plus important que le droit au logement ou celui d’avoir de quoi bouffer.
    Pour ce troisième épisode du feuilleton « Crise-Antennes  », Le Postillon est allé se balader dans une des dernières zones blanches habitées du coin : le hameau de Bois Barbu à Villard-de-Lans. Depuis plusieurs mois, un projet d’antenne-relais de trente mètres de haut clive les habitants. Malgré 55 % de « non » à la consultation organisée en décembre par la mairie, le conseil municipal a quand même voté pour le projet d’Orange. Reportage à Clochemerle-en-Vercors.

  • Atsem la misère, récolte la colère

    Les écoles étaient présentées comme «  la priorité absolue  » pendant le premier mandat de Piolle. Si les chantiers se sont multipliés pour rénover ou créer de nouvelles écoles, rien n’a par contre été fait pour améliorer les conditions de travail des salariées municipales de ces écoles, qu’elles soient agentes d’entretien, animatrices périscolaires, ou Atsem (Agentes territoriales spécialisées des écoles maternelles) (Ces postes étant en énorme majorité occupés par des femmes, leur dénomination est entièrement féminisée). Depuis 2015, certaines luttent pour améliorer leur statut et leur quotidien mais rien n’avance – ou presque. En novembre et décembre, elles ont encore multiplié grèves et rassemblements, sans parvenir à arracher autre chose que des miettes. Pour espérer enfin avoir des conditions de travail et des statuts dignes, elles espèrent plus de soutien, notamment de la part des parents d’élèves. Alors si votre marmaille est dans une école de Grenoble, cet article est fait pour vous. Si vous n’avez pas de marmaille, ou qu’elle est scolarisée ailleurs, cette double-page vous apprendra quand même plein de choses, en sautant d’une réunion en visio à des passages de Mélancolie ouvrière et des considérations sur le précariat et la « lutte pour l’égalité  ».

  • Un vaccin à dormir debout

    En 2009, Christophe s’est mis à s’endormir de façon anormale dans la journée. Après avoir peiné à se faire diagnostiquer une « narcolespsie-cataplexie », cet habitant de Villard-Bonnot de 56 ans a dû batailler pour en trouver la cause : le vaccin contre le H1N1 qu’il avait reçu quelques mois auparavant. S’en est suivi un long parcours du combattant pour se faire indemniser. Si aujourd’hui, malgré les traitements, il subit au quotidien des capacités physiques amoindries et a dû «  faire le deuil de sa vie d’avant », il n’est pas pour autant devenu anti-vaccin.

  • « Mon premier souci chaque jour, c’est : comment je vais manger ? »

    Comme chaque année, et même avec ces confinements et couvre-feux à répétition, la préfecture de l’Isère n’a pas prévu un nombre suffisant d’hébergements hivernaux pour les personnes qui dorment à la rue. Ceux qui parviennent à obtenir des places ne sont pas au bout de leurs peines. Depuis plusieurs mois, des collectifs alertent sur les conditions de vie déplorables dans certains lieux d’hébergement d’urgence. Le Postillon s’est intéressé à celui de Voreppe, où détournement des droits des hébergés et flicage font bon ménage.

  • La low-tech à l’épreuve de la récupération

    « Low-tech » : voilà un mot qui a de plus en plus le vent en poupe. Encore un anglicisme, qu’on pourrait traduire en français par technologies appropriées, douces, sobres, basses ou encore conviviales. Face à la fuite en avant high-tech dominant nos sociétés, incarnée aujourd’hui par la smart city, c’est une approche qui paraît plus que sensée. Surtout à Grenoble, ville des ingénieurs, des technologies innovantes et de l’écologie 2.0 bourrée de gadgets. Mais la mode actuelle ne peut que questionner sur la potentielle récupération de la low-tech, qui pourrait devenir un simple supplément d’âme à un système technicien accélérant toujours l’artificialisation générale du monde. Le Postillon est allé discuter de ces enjeux avec quelques membres du Low-tech Lab Grenoble.

  • Alors c’est comment d’habiter dans une ville écolo ?

    Ce sera l’évènement littéraire du 24 février prochain : la sortie du deuxième livre du Postillon, aux éditions Le monde à l’envers. Titré Le Vide à moitié vert. La gauche rouge-verte au pouvoir : le cas de Grenoble, il a pour ambition de dresser un portrait du premier mandat de Piolle à la mairie de Grenoble. Et d’éclairer ainsi les lanternes de toutes les personnes qui se demandent « comment ça se passe dans une municipalité écolo  », qu’elles soient habitantes de villes récemment conquises par les Verts, séduites par la montée en puissance de Piolle au niveau national ou simplement curieuses.
    Si beaucoup des informations présentes dans ce bouquin sont connues des lecteurs assidus du Postillon, il ne s’agit néanmoins pas d’une compilation d’articles à la manière de Mélancolie postale (notre hors-série sur La Poste). L’idée, c’était de proposer quelque chose d’un peu littéraire, en racontant aussi des bribes de vie de notre petit journal de contre-info locale, avec ses doutes, ses enthousiasmes et même parfois ses erreurs. Pour vous donner envie de vous ruer dans toutes les bonnes librairies, voici quelques extraits.

  • Vestige de l’amour

    En ce mois de janvier, de nombreuses affaires de violences conjugales ont été jugées en correctionnelle.

  • Procédure sera la chute

    L’occupation d’un immeuble à l’Abbaye par le Dal (l’association Droit au logement), et toutes les polémiques en découlant, sont l’occasion de poser des questions politiques derrière le règne omnipotent des procédures.