Accueil > Printemps 2026 / N°80

Start-up facho nation

Les anges du business en plein paradis fiscal

Savez-vous quelle est la personne qui a le plus investi dans des start-ups en 2024 ? Le premier de la liste de ce qu’on appelle les business angels ? C’est Pierre-Edouard Stérin, l’homme d’affaires connu pour financer quantité d’initiatives préparant l’arrivée au pouvoir d’une alliance entre l’extrême droite et la droite libérale conservatrice. C’est ce qu’on a découvert en enquêtant dans le monde du « capital-investissement ». Suite au dossier de notre dernier numéro, à propos du « détournement d’argent public au CEA » avec toutes ses sociétés pompant des millions d’euros d’argent public et privé sans jamais rien produire, on s’est demandé : mais d’où vient l’argent ? Comment se fait-il que des investisseurs puissent mettre des millions d’euros dans des projets n’ayant à peu près aucune chance d’aboutir à quelque chose de productif ? On se doutait bien qu’il ne s’agissait pas de pur altruisme, mais on n’avait pas imaginé qu’en fait ils gagnaient à tous les coups, et pas qu’un peu. À tel point que parmi les ultrariches français ou mondiaux, beaucoup manigancent dans des fonds d’investissement finançant les start-ups de Grenoble ou d’ailleurs. Et que parmi ceux-ci se trouvent de grands argentiers de l’extrême-droite.

« C’est facile ! Ici tout le monde espère être riche.  » Cette année, je me suis retrouvé deux jours à errer dans le Tech&Fest, le salon de promotion de la tech organisé par Le Daubé début février. 17 000 m2 de stands, conférences, expositions, avec une scène principale et sept scènes secondaires où se succèdent présentations, conférences et tables rondes, 150 « rendez-vous », 250 «  speakers », le tout entrecoupé de pitchs de start-ups. Bref un énorme hangar rempli d’un brouhaha constant et étourdissant saturé d’écrans, d’objets innovants et quelques robots par-ci par-là : une sorte d’enfer sur terre, alors que j’y allais pour rencontrer des « anges ».

Des anges un peu particuliers, certes : les anges du business ou «  business angels  » comme ils se nomment pompeusement, se donnant l’image d’investisseurs désintéressés proposant gentiment de l’argent à quelques start-ups pour le bien de l’humanité. Je voulais en rencontrer certains, tenter de comprendre leurs motivations et leurs manières de faire. Je commence par une conférence : «  Évolution des financements en amorçage entre 2006 et 2026 : pourquoi la French Tech a besoin des Anges ? » Pour répondre à la question, rien de mieux qu’un exemple et les anges ont choisi de présenter une start-up qu’ils ont financée, Novem, une «  marque de cosmétique iséroise à la noix » (!) Mis à part le trait d’humour involontaire, la première chose que je constate c’est que les anges parlent une autre langue. Il y est question de ticket d’entrée, reporting, sortie, seed, pre-seed, créer un SPV qui clean l’étape de capitalisation, ou bien un SIBA... Mais je capte le message : il faut oser, les anges sont là pour vous soutenir et s’impliquer avec vous, les cabinets de conseil sont là pour vous orienter, les avocats pour vous faire comprendre et vous protéger. Pour un peu, on en oublierait que tous ces gens veulent aussi gagner de l’argent.

Pour avoir un peu plus de franc-parler, il me faut passer aux discussions interpersonnelles. J’aborde un fondateur de start-up, en lui faisant part de ma curiosité sur les motivations des investisseurs, et c’est là qu’il me répond cette phrase limpide et presque évidente : que la motivation de tout ce beau monde, c’est « d’être riche  », tout simplement…

Mais alors, comment ça marche ? Le monsieur m’explique que l’objectif principal de « l’ange » qui met son argent dans une boîte est, à terme, de le sortir, en revendant sa participation au bout d’une période déterminée, qui va de trois à sept ans, et avec la valeur la plus élevée possible.

Ce qui est notable, chez ces «  anges », c’est que les bénéfices attendus dans le monde du capital-investissement ne se comptent pas en pourcentage, mais en nombre de fois qu’on a multiplié le capital investi. C’est le « multiple de valorisation » espéré de l’opération, qui guidera à l’avenir la politique de l’entreprise. La Compagnie nationale des commissaires aux comptes a calculé que, pour 2024, la valorisation médiane des fonds de capital-investissement était de 8,1. Ça veut dire que la moitié des fonds ont fait plus que ça ! Concrètement, dans le secteur des technologies de l’information les multiples sont supérieurs a [1]. C’est ça, la part des « anges ».

Il n’y a pas que des petits « business angels » au Tech&Fest, il y a aussi des grands fonds d’investissement, présentés sur une grande scène. Et je comprends tout de suite que je n’ai pas affaire à des amis des p’tites fleurs et des p’tits oiseaux. Il y a le fonds du pétrolier britannique BP, celui de la compagnie de semi-conducteurs Qualcom (qui a de très bonnes relations avec l’administration Trump), celui d’HSBC (troisième groupe bancaire du monde), celui de la compagnie gazière Perenco (bientôt jugée en France pour « préjudice écologique » en République démocratique du Congo), celui de la famille royale du Liechtenstein, ou encore, Supernova Invest, le fonds détenu par le CEA, le Crédit agricole et Amundi, un historique du capital-investissement français. Tout ce beau monde se connaît, se côtoie et investit conjointement dans les mêmes entreprises avec le même but de multiplier au maximum le capital initial en spéculant sur la valeur future des start-ups.

Lors de l’apéro pour entrepreneurs et investisseurs qui suit, Julie Galland, directrice générale de recherche technologique du CEA et marraine du Tech&Fest 2026, présente Supernova Invest et le sens profond de leur démarche. Elle montre l’Iphone qu’elle a dans sa poche et dit : « Vous aussi vous en portez un comme ça dans votre poche. Sachez qu’à l’intérieur, il y a au moins huit technologies issues du CEA. » «  It’s all about selling  » m’explique Marius, investment manager d’un fonds allemand. «  Après dix ans dans ce métier, ce que j’ai compris c’est qu’il s’agit de vendre, de raconter la bonne histoire pour expliquer ce que pourra valoir, dans cinq ans, une telle entreprise. En réalité la technologie qu’il y a derrière n’est pas très importante du moment qu’elle se retrouve partout. Je suis ingénieur à la base et, au fond, je trouve ça un peu triste.  »

Mais alors, ces « anges », petits ou grands, prennent-ils vraiment des risques en mettant de l’argent dans ces entreprises ? Je demande à quelques-uns, qui me baratinent sur leur travail d’analyse pour construire de bons portefeuilles : avec l’expérience, ils arrivent à bien placer leurs billes pour que ce qui marche compense ce qui ne marche pas. Soit « dérisquer » au maximum ses investissements, selon le jargon en vigueur.

Ce qu’ils ne me disent pas, c’est que le « derisquement » est surtout assuré par la générosité des pouvoirs publics envers ces investisseurs. Déjà, comme on le racontait dans le dernier numéro, les start-ups sur lesquelles ils misent leur argent sont issues d’instituts de recherche publics comme le CEA, dont elles utilisent les moyens, avant de bénéficier de multiples subventions (jamais remboursées) et du très juteux crédit impôt recherche, pendant toute la durée de leur existence.

À cela il faut ajouter le développement d’une fiscalité très avantageuse autour du capital-investissement, avec des réductions d’impôts de plus en plus importantes ces dernières années sur les capitaux investis ainsi que sur les bénéfices engendrés à l’heure de la vente. Comme me l’explique un professeur d’économie : « Un des avantages fiscaux peut être une réduction sur les impôts équivalente à 18 % de la somme placée en capital-investissement. Ce qui veut dire que, même si l’entreprise dans laquelle tu as investi fait une contreperformance de 18 % tu n’as rien perdu quand tu récupères l’argent.  » Le summum de l’incitation fiscale à l’investissement dans ce mode de spéculation, pour les plus grands fonds d’investissement, s’appelle « l’intégration fiscale », qui permet de regrouper dans une seule grande structure juridique, une holding, plusieurs activités différentes et compenser les pertes des unes avec les gains des autres, ne payant des impôts que sur le résultat net de toutes ces opérations. Créée par la loi de finances de 2004, elle permet, d’après la chercheuse Marlène Benquet, de « constituer chez soi un petit paradis fiscal  » en requalifiant ce qui avant était un abus de bien social en montage garanti par la loi [2]. Toutes ces « mesures incitatives » rendent le capital-investissement plus rentable que la bourse, sans forcément rajouter plus de risque, surtout si on connaît les ficelles et qu’on peut se permettre d’immobiliser une partie de son argent pendant quelques années. Comme dans toute spéculation, plus on a de l’argent mieux ça marche. Parce qu’avoir 10 % de bénéfice annuel sur 1 000 euros ça nous paie deux ou trois restos, sur un million ça nous paie un appart.

Voilà donc pourquoi cette manière de faire fructifier son argent n’arrête pas de croître partout depuis plusieurs décennies. Les fonds d’investissement ont géré, en 2023, 120 000 milliards dans le monde. En Europe l’argent sous gestion de fonds est passé, entre 2011 et 2021, de 13 200 milliards à 32 200 milliards et, en 2023, la France est à la tête de l’Europe avec 4 458 milliards gérés par les fonds. En 2000, aucune des dix personnes les plus riches dans le monde n’était issue de ce secteur ni ne possédait de part dans un fonds d’investissement. Treize ans plus tard chacune de ces mêmes 10 personnes les plus riches gère au moins un fonds d’investissement, comme Bernard Arnault, deuxième fortune mondiale, à la tête du fonds Aglaé Ventures. Comme le rappelle Marlène Benquet [3], le capital-investissement est devenu « une composante majeure des trajectoires d’enrichissement. » Parmi les 300 Français les plus riches en 2023, 73 ont une activité dans le fonds d’investissement, contre 31 en 2008. Par ailleurs, la fortune du prédateur sexuel Jeffrey Epstein s’est aussi forgée dans ce milieu. Leon Black, cofondateur d’un des plus grands fonds de capital-investissement américains, Apollo, s’est vu récemment contraint de démissionner suite à la révélation des honoraires faramineux, 170 millions de dollars, versés à Epstein pour des activités de conseil.

Ainsi va le « capital-investissement », connu aussi sous les noms de « private equity », «  venture capital  », « capital-risque » ou «  fonds de capital-investissement ». C’est en tous cas l’une des manières les plus rentables de faire fructifier son capital. Selon la Banque publique d’investissement (voir encart), le capital- investissement est « la prise de participation généralement minoritaire et temporaire dans le capital d’entreprises à fort potentiel de croissance », c’est-à-dire, des start-ups. Parce que, comme l’indique également Bpifrance, le terme «  start-up » désigne « une entreprise nouvelle et innovante à fort potentiel de croissance et de spéculation sur sa valeur future ». Cela confirme tout le dossier de notre précédent numéro : le but premier des start-ups n’est pas de produire quelque chose, si ce n’est de l’argent.

Les « business angels » sont donc plutôt des « spéculation angels ». Il y a les petits anges, investissant quelques dizaines de milliers d’euros, au maximum quelques centaines, dans les premiers mois ou années du développement d’une start-up. Et puis il y a les grandes fortunes, intervenant plus tard dans la vie des entreprises, avec des montants plus élevés et des structures financières plus complexes, les fameux « fonds d’investissement  ». Les montants sont plus grands, les montages économiques et fiscaux plus complexes, les entreprises se trouvent à des stades plus développés, mais l’essence de la démarche ne change pas. Et qui détient ces fonds, dont les noms sont volontairement obscurs ?

La personnalité qui a le plus investi dans les start-ups en 2024, le premier de la liste des investisseurs du numérique français, c’est Pierre-Edouard Stérin. Cet homme d’affaires, créateur de la « Smartbox », est connu pour son projet Periclès, sorte de business plan pour financer l’arrivée au pouvoir d’une alliance de l’extrême droite et de la droite libérale conservatrice. Son fonds d’investissement, Otium, a financé de nombreuses start-ups, dont deux dans la cuvette grenobloise BeFC, œuvrant dans le « papier connecté » (et lauréat de la Noix connectée dans Le Postillon n°61) et Hapik, qui vend des murs d’escalade dans des centres commerciaux, dans la caserne de Bonne et à Neyrpic notamment. Dans la région, Otium possède également depuis 2023 une société «  experte en systèmes de sécurité et télésurveillance  » à Crolles, Altratech (Le Daubé, 13/03/23). Elle est dirigée par le bras droit de Stérin a Otium, François Durvye, qui « s’affiche désormais publiquement comme le conseiller de Marine Le Pen sur les questions économiques  » [4]. La Métropole de Grenoble est peut-être dominée politiquement par la gauche, son dynamisme économique tant recherché permet néanmoins aussi à des figures d’extrême droite de s’enrichir.

Depuis 2022, les investissements en technologie de Stérin se font à travers un autre fonds, Résonance, qui finance une dizaine de start-ups, souvent liées à l’IA. Dans son empire financier on trouve également le fonds FRST, émanation d’Otium, dont les dirigeants prennent des initiatives pour le moins surprenantes. Ils ont ainsi créé un Elonscore « un indice construit sur mesure pour évaluer le taux de popularité d’Elon Musk en France et en Europe » et mené une enquête pour savoir si les Français souhaitaient un entrepreneur à l’Élysée. Un des fondateurs n’hésite pas à déclarer « Make Europe Great Again », et l’autre ne cache pas son admiration pour le président argentin Javier Milei [5]. Dans leur portefeuille, une vingtaine de start‑ups de la tech.

Dans une démarche similaire, on trouve Charles Beigdeber, entrepreneur et investisseur, candidat en 2005 à la présidence du Medef, fondateur de Selftrade (courtage boursier par internet) et de l’opérateur d’électricité Poweo. Issu des milieux traditionalistes de la noblesse, il est aussi vigoureusement engagé dans l’union des droites, notamment avec le think tank Fondation Pont-Neuf qu’il préside, ou le journal L’Incorrect dont il est actionnaire. Beigbeder, qui a été aussi président de CroissancePlus (lobby des start-ups), possède le fonds Quantonation, axé sur le financement des start-ups dans le domaine quantique. Dans son portefeuille, 30 start-ups financées, dont la pépite grenobloise Quobly issue du CEA (voir dernier numéro).

Dans le milieu des fonds d’investissement pour les nouvelles technologies on trouve beaucoup de grandes fortunes qui s’émeuvent de la fiscalité accablante de l’État, comme la deuxième personne la plus riche au monde, Bernard Arnault. Son fonds d’investissement Aglaé Ventures se vante d’avoir investi dans une trentaine d’entreprises, dont Airbnb et Netflix. Mais il n’y a pas que des « démons » parmi les anges. On trouve aussi Mathieu Pigasse le milliardaire de gauche, qui a travaillé pour l’une des plus grandes banques d’affaires au monde, Lazard, et codirige le bureau parisien de la banque d’investissement Centerview Partners… Idéologie différente, mais même manière immorale de s’enrichir.

D’extrême droite ou de gauche, ces financiers peuvent compter sur le soutien des institutions publiques, comme Bpifrance, accompagnant Otium et Quantonation sur plusieurs projets. Supernova Invest, le fonds d’investissement du CEA, accompagne aussi les instruments de spéculation des milliardaires d’extrême droite, tout comme le centre de recherche publique collabore de bonne grâce avec l’entreprise de batteries de Bolloré, Blue Solutions.

Si l’argent, pour les anges, n’a ni odeur ni idéologie, une chose est certaine : le triptyque capital-investissement, innovation, aides publiques est en train de booster principalement la croissance des plus riches, et de les rendre plus puissants et influents. Il est à la base de la nouvelle grille de lecture de la croissance économique, « l’économie en K », où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Et où l’argent des « anges », qui semble se multiplier miraculeusement, sert de plus en plus à la domination des droites plus ou moins extrêmes.

L’austérité de partout... sauf pour les « entreprises innovantes »

«  L’austérité vient, et elle pourrait durer dix ans  » Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, la banque publique d’investissement, est catégorique. Depuis quelques mois, Dufourq multiplie les appels à l’austérité sur les dépenses publiques. Haut fonctionnaire aux 450 000 euros de salaire annuels, il appelle à réaliser « des efforts sensibles  » non pas sur son salaire ou ceux de ses semblables, mais «  sur les pensions et les dépenses de santé, un report de l’âge de départ à la retraite, un accroissement du reste à charge dans l’assurance-maladie, une réduction du nombre de fonctionnaires, et des augmentations fatales des grands impôts horizontaux (CSG, TVA), sur les ménages et sur les retraités » (Le Figaro, 2/02/26).
Bpifrance, c’est la véritable cheville ouvrière du capital-investissement. Elle distribue certaines aides de l’État, se porte garante de certains prêts, en réalise elle-même et finance les entreprises naissantes moyennant une vingtaine de fonds d’investissement différents. « La place de Bpifrance est si prépondérante dans les levées des fonds d’investissement que, lorsqu’elle ne vient pas, c’est un signal négatif » indiquait un directeur de fonds à la revue Challenges (24/11/19). En 2024, elle aurait injecté « 60 milliards d’euros » dans l’économie française. Selon un rapport de la Cour des comptes cette institution créée en 2012 a eu un effet positif sur la « structuration du capital investissement » en France, et aussi à l’international. Le fonds d’investissement de l’État français entretient en effet, depuis sa création, des relations de partenariat étroites avec le fonds souverain des Émirats arabes unis, Mubadala.
Donc le directeur de cette institution, Nicolas Dufourcq (qui avait auparavant fait carrière à Capgemini - voir ici) appelle à l’austérité généralisée car l’État « ne plus corriger toute la souffrance sociale ». Mais est-ce que ça signifie aussi l’austérité pour les start-ups ? Pas du tout : il y a deux ans lors du Tech&Fest, il lançait un appel aux créateurs d’entreprises : « Lancez-votre start-up et on ne vous lâchera pas ! […] Il y a tout pour réussir et peu de risques. Au pire essayez. Si ça ne fonctionne pas, vous reviendrez nous voir. C’est uniquement dans les tripes. Et qui sait, ça peut marcher et faire des entreprises extraordinaires » (Le Daubé, 1/02/2024) La situation est donc de plus en plus claire : l’État réduit ses dépenses partout sauf dans le soutien à la création d’entreprises innovantes qui, globalement, n’ont abouti qu’à des échecs en matière de réindustrialisation. En plus des exemples cités dans notre dernier numéro, l’exemple récent d’Ynsect, start-up d’agrotech ayant levé 600 millions d’euros sans avoir jamais rien produit et en licenciant finalement 360 personnes, est très éloquent. Cette générosité de l’État via BpiFrance bénéficie donc surtout à ces entrepreneurs plus ou moins dynamiques, à tous les « business angels », millionnaires à la tête de fonds d’investissements et autres grands magouilleurs du «  capital- investissement  ». La première mesure d’austérité à réaliser, c’est donc la liquidation de cette banque publique d’investissement.

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Notes

[1CNNC, Observatoire de la valeur des moyennes entreprises. 17e édition février 2025.

[2Marlène Benquet « Fixer le prix des entreprises. Pour une ethnocomptabilité de l`activité des fonds d’investissement. » Sociétés contemporaines, 2018/2 nº 110.

[3La finance aux extrêmes. Enquête sur le capitalisme autoritaire en France. Editions La Découverte, 2026.

[4Observatoire des multinationales, « Face à Pierre-Édouard Stérin, le grand silence de la « French Tech », 2/10/25.

[5L’ADN, tendances & mutations, « FRST, le fonds d’investissement français qui rêve d’un Elon Musk à l’Elysée », 13/05/25.