Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

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    Toujours à la pointe de l’adaptation à l’ultra-libéralisme, l’Université Grenoble Alpes (UGA) a inventé un nouveau concept de gestion salariale, réalisant un vieux rêve du Medef : le travail non rémunéré. Embauchés le 1er septembre, les étudiants travaillant dans les bibliothèques universitaires de l’UGA (droit-lettres, sciences et sciences humaines) n’ont en effet toujours pas reçu leur salaire. « On est mené en bateau par l’administration qui nous répète depuis des semaines que les paies (…)

  • L’université en guerre contre la bonne bouffe

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  • Manif de policiers : en plein dans le mille

    Parfois les faits divers donnent un certain relief à l’actualité. Le 28 octobre, un homme de 52 ans a été abattu par des policiers à échirolles. Selon leur version, l’homme alcoolisé les aurait menacés avec un pistolet d’alarme, ce qui les aurait poussés à viser immédiatement la tête de cette personne sans histoire. Mais le meurtre de cet homme n’a presque pas fait polémique : ce qui a scandalisé nombre de commentateurs et de twittos, c’est la mise en garde à vue des cinq policiers, (…)

  • Big Brother se construit aussi à Grenoble

    À Grenoble, on a de quoi être fiers : on est à la pointe de l’innovation-numérique-qui-va-changer-le-monde-et-créer-plein-d’emplois. En plus, nombre d’entreprises locales participent à quelques grandes œuvres contemporaines. Avez-vous entendu parler du fichier TES (titre électronique sécurisé) ? Il s’agit encore d’une merveilleuse idée du parti socialiste. En pleine torpeur de la Toussaint, le gouvernement français a décrété la création d’un nouveau fichier regroupant pas moins de 60 (…)

  • Nan mais alu, quoi !

    « ‘‘Et si on reprenait l’usine ? Et si on faisait tourner les machines ? Et si on fournissait nos clients ? Et si on se payait avec ça ?’’ Ça ne vous rappelle rien ? Si : Lip, les années 70, l’imagination au pouvoir. C’est possible, aujourd’hui et à côté de chez vous. »
    Les salariés d’Ecopla, soutenus par le journal Fakir, pensent à relancer la production de barquettes aluminium destinées à l’industrie agro-alimentaire. Rabat-joie, Le Postillon s’interroge sur l’utilité sociale des (…)

  • « Deux mois sans ma voiture »... mais avec des avions !

    La Maif, le SMTC, la Métropole ont lancé une opération « deux mois sans ma voiture ». Le principe : pendant deux mois, des particuliers laissent leur voiture dans un parking, et peuvent bénéficier d’un abonnement gratuit aux transports en commun et au système de location Métrovélo. Cette opération se déroulant en octobre et novembre a fait un carton : selon les responsables, deux cent cinquante personnes voulaient participer pour seulement quatre-vingt-dix places. L’occasion de voir que (…)

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    Depuis Piolle, il y a moins de publicités dans les rues grenobloises. Fini les sucettes Decaux et les colonnes Morris. Restent encore les arrêts de bus, et puis... un nouveau médium publicitaire en voie de développement : le vélo. Une start-up nantaise baptisée Ecovélo a lancé un nouveau concept : proposer à des cyclistes de faire de la publicité sur leur vélo, en échange d’argent ou d’un vélo gratuit. À Grenoble, ça a vachement plu au Crédit agricole, qui depuis septembre paye pour que dix (…)

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