Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Élu... Puis embauché !

    Après avoir été élu à Échirolles pendant 19 ans, notamment en tant qu’adjoint à l’aménagement urbain, Emmanuel Chumiatcher n’a plus de mandat depuis 2020. Mais comme il connaît vachement bien les dossiers, la Ville a eu la bonne idée de l’embaucher entre 2021 et 2022. Ce qui a un peu étonné la chambre régionale des comptes...

  • Apologie de la liberté d’expression

    C’est une nouvelle séquence dans la dystopie kafkaïenne actuelle, prenant de plus en plus souvent ses aises en France. Il y avait eu la séquence Covid, où toutes les personnes rétives ou simplement dubitatives à propos de l’obligation vaccinale étaient potentiellement catégorisées comme « complotistes » voire « eugénistes validistes » et même pourquoi pas « fascistes d’extrême-droite ». Il y a maintenant le conflit Israël Palestine où, après l’horrible attaque terrotiste du 7 octobre, toute personne dénonçant la colonisation et les actes du gouvernement israélien se voit potentiellement catégorisée comme « antisémite », « défendeur des terroristes » voire « militant pour la destruction de l’État d’Israël et l’éradication des Juifs ». Ainsi de la mésaventure vécue par l’élu échirollois Mohamed Makni, poursuivi pour « apologie du terrorisme  » pour des posts Facebook.

  • Bellevue... Plus pour longtemps

    Deux ans et demi après l’épisode 3 de notre feuilleton autour des antennes-relais, on replonge dans le sujet à l’occasion d’une polémique sur l’implantation d’une antenne 5G dans le petit village de Montchaboud, vers Vizille. Aujourd’hui, il n’est plus question de couvrir des « zones blanches », mais de saturer des endroits déjà « connectés ». Quitte à gâcher le peu de belle vue qu’il reste.

  • Qu’est ce qui pourrait sauver l’amour ?

    Si vous habitez vers Grenoble, vous avez certainement vu ces affiches « Festi’Drague Célibataires » le 11 novembre à Saint Laurent du Pont. Une affiche « à l’ancienne » pour une soirée « à l’ancienne », à l’heure des applis de rencontre et de drague en ligne. C’était beaucoup trop alléchant pour ne pas aller y faire un reportage. Notre envoyée spéciale y a notamment trouvé pas mal de chaleur humaine.

  • Censures non artificielles

    Si faire du subversif auprès des étudiants plaît à l’université qui a déjà phagocyté le principe des cours d’éco-n’importe-quoi aussi radicaux soient-ils (ça plaît, ça fait venir des élèves, c’est bon pour l’attractivité), faire du subversif en attaquant le portefeuille de la fac (comme refuser de répondre à un appel à projet cracra ou appeler à arrêter nos contrats avec des entreprises engagées dans le commerce abject de la mort) c’est le pas de trop. Récit de deux années d’attaque-défense entre notre mathématicien-chercheur en intelligence artificielle et les intérêts du Capital version université.

  • Enseignements de l’enquête publique

    Comme prévu (voir Le Postillon n°69), les commissaires enquêteurs ont rendu un avis « favorable » (quoiqu’accompagné d’importantes réserves et recommandations) à l’extension de STMicroelectronics. L’analyse des 340 contributions apporte néanmoins quelques éléments intéressants.

  • Féminisme-washing

    Comme toute boîte moderne qui se respecte, STMicroelectronics est censée être à la pointe du combat pour l’égalité hommes-femmes, s’associant à tous les « combats » œuvrant à féminiser les métiers de la « Tech » : « Technologies, pas sans elles » ; « Elles bougent » ; prix « Female Up » et « Comer Award »… Début novembre, on a pourtant appris que notre multinationale préférée a été condamnée par la cour d’appel de Grenoble pour « discrimination liée au sexe ». « La société spécialisée dans (…)

  • STMicro marchands d’armes : ce n’est pas un accident !

    À propos de l’utilisation de ses produits à des fins militaires, ST s’est toujours cachée derrière le double usage, civil et militaire. Si leurs composants sont utilisés par certaines armées ce n’est pas de leur faute, eux sont juste d’honnêtes commerçants. Le contournement de quelques règles de l’embargo envers la Russie (voir nos précédents numéros) s’est fait « à l’insu de leur plein gré ». Une « défense » qui ne pourra pas tenir longtemps… Il se trouve que STMicro-Crolles est à la tête (…)

  • STMicro Maxi contrôle

    On conseille aux lecteurs frustrés par la faible place prise par le sujet STMicro dans ce numéro (on vous avait habitué à mieux) de faire un tour sur le site du collectif STopMicro (https://stopmicro38.noblogs.org/), qui a publié plusieurs textes très documentés (pour répondre à l’enquête publique, analyser les contributions de celle-ci ou « envisager une contraction des activités de ST et de la filière micro-électronique »). Celui intitulé « Life.augmented / Death.augmented. À quoi servent (…)

  • Problème de « carriérisme » à la métropole

    Cela n’aura échappé à personne : les aires de passage des gens du voyage sont généralement aménagées là où personne ne veut aller : à côté des déchetteries, des autoroutes, sous des lignes à haute tension... Dans la Métropole grenobloise, il y a une telle pression foncière que même ce genre d’endroit rebutant n’est plus « disponible ». Alors pour aménager son aire de grand passage, obligatoire depuis 2015, la Métropole a choisi un terrain pour l’instant occupé par le carrier GCIA, une co-entreprise des boîtes de BTP Carron et Eiffage. Pour y parvenir, la Métropole compte leur donner un terrain occupé par un autre « petit » carrier, avec des conditions très avantageuses et une iniquité qui pose question. Plongée dans un dossier complexe mais éclairant sur la tambouille métropolitaine.