Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Procédure sera la chute

    L’occupation d’un immeuble à l’Abbaye par le Dal (l’association Droit au logement), et toutes les polémiques en découlant, sont l’occasion de poser des questions politiques derrière le règne omnipotent des procédures.

  • Courrier des lecteurs

    Prenez notre vaccin ! « Je suis un enième ingénieur de la cuvette mais promis je me soigne (reconversion, j’écris ton nom) et c’est en partie grâce à vous. » E. M. 
    Stade des Alpes : toujours plus cher « Bonjour le Postillon, je fais suite à l’article sur le stade des Alpes (dans le dernier numéro), et notamment la partie sur les emprunts toxiques contractés auprès de Dexia. Ils sont évoqués dans le dernier rapport de la Cour des comptes (qui porte sur les années 2014-2018). Vous écrivez (…)

  • Progil–Vencorex doit être sur le banc des accusés de l’agent orange !

    Depuis le 25 janvier, un procès s’est ouvert à Evry (dans l’Essonne) contre des multinationales agrochimiques accusées d’avoir fabriqué le fameux « agent orange » pulvérisé par l’armée étasunienne sur les forêts du Vietnam dans les années 1970. Ce procès a lieu grâce à la persévérance d’une des victimes de ces épandages, la franco-vietnamienne Tran To Nga, dont les enfants et petits-enfants subissent aussi les séquelles de cet empoisonnement chimique. Mais sur le banc des accusés, si on (…)

  • Les courses connectées

    Mieux vaut une bonne annulation qu’une idée à la con. Si les évènements sportifs rameutant des milliers de personnes sont empêchés à cause des contraintes sanitaires, leurs organisateurs font croire que le virtuel pourrait remplacer le réel en organisant des « courses virtuelles ». La Foulée blanche, grande course populaire de ski de fond sur le Vercors, a ouvert le bal en « proposant un nouveau concept » : « Digital et innovant sont les mots clés de cette édition », annonce le président (Le (…)

  • La métropole en situation de handicap

    Joie de la politique politicienne. Depuis cet été, les politiques métropolitaines sont minées par la « guerre des gauches » à la Métropole, avec d’un côté les socialistes et affiliés et de l’autre les écolos et leurs soutiens. Si les deux camps appartiennent à la même majorité, leurs coups bas larvés minent tous les dossiers, des plus médiatiques aux plus consensuels. Il y a le dossier de la Clinique mutualiste, où Christophe Ferrari a décidé de préempter la vente des murs afin de doubler (…)

  • Dernier t’Angot

    Après huit ans et deux mois de règne à la tête de la MC2 de Grenoble, Jean-Paul Angot a tiré sa révérence le 31 décembre dernier (voir notre article dans Le Postillon n°53). La semaine précédente, il avait fait ses adieux en « distanciel » à la cinquantaine de salariés de l’ex-Cargo dans un mail grandiloquent alternant poncifs (« ma foi inébranlable en l’art, et tout particulièrement le théâtre et le spectacle vivant » : sans compter celle en la subvention publique ?), déni (« il ne s’agit (…)

  • Enfin un jardin à Saint-Martin-le-Vinoux !

    On le disait dans le dernier numéro : faire et défaire c’est toujours travailler. Si la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux est enfin parvenue à raser les jardins ouvriers de la Buisserate pour mener à bien un projet immobilier (voir le numéro précédent), elle pourra bientôt s’enorgueillir de créer un nouveau jardin – pas vivrier cette fois, juste décoratif. C’est que le maire Sylvain Laval, qui a lancé les hostilités en ce mois de novembre en venant faire une visite de sécurité inopinée dans (…)

  • Spartoo, notre petit Amazon à nous

    Depuis le reconfinement, Amazon est devenu une cible récurrente. Faut dire que c’est facile : ce géant américain du commerce virtuel, dont le patron est l’homme le plus riche du monde, ne paie quasiment pas d’impôts en France en y réalisant 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Mais le problème avec Amazon réside-t-il seulement dans ce scandale ? 
    À Grenoble, on a Spartoo, le «  leader de la vente de chaussures en ligne en Europe  ». Et cette boîte a beau ne pas être américaine, ne pas avoir de patron milliardaire, et payer (a priori) ses impôts en France, ses pratiques sont tout autant détestables.

  • Perdre sa vie à la sauver

    « Rien n’est plus important que la vie humaine. » Le grand chef Macron s’est servi de ce poncif pour justifier le reconfinement et toutes les mesures coercitives prises. Mais quelle vie ? À quoi bon «  sauver des vies » si c’est pour avoir des vies sans intérêt ?

  • 72 heures, 150 kilomètres

    « On a envie de partir en reportage à vélo vers le Trièves, qu’est-ce que t’en penses ? » Je les voyais venir, Alice et Marcia, toutes deux au chômage, total pour l’une, partiel pour l’autre. Elles prétextaient un reportage pour aller pédaler trois jours au soleil de novembre, à bien plus d’un kilomètre de chez elles. Malgré la grosse ficelle, c’était une bonne idée : tous nos sujets sont rendus compliqués par le confinement. Pour nous, les biens essentiels ce sont les rencontres. Pourquoi ne pas péter le cadre et partir le nez au vent, discuter avec des gens au hasard comme dans le monde d’avant ? Aller humer l’air du confinement, savoir si c’est toujours possible de se faire inviter à manger ou dormir chez les gens, et étudier les questions que tout le monde se pose, ou presque : le masque ou pas ? Les gestes barrières ou les moments partagés à moins d’un mètre ? Le respect strict des règles ou les multiples arrangements ? Ces questions, sources d’interminables débats, créent pas mal de tensions entre amis ou en famille. Et même un peu entre Alice et Marcia, qui suite à leurs trois jours de pédalage n’avaient pas le même souvenir de certains moments vécus. Alors elles ont écrit ce reportage à quatre mains, Marcia au texte, et Alice aux notes de bas de page.