Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • L’eau potable rançonnée par l’industrie des puces électroniques (suite)

    Dans un article du Postillon n°42 (automne 2017), on racontait comment les autorités se démenaient pour permettre à la multinationale STMicroélectronics, dont un site de production est basé à Crolles, de consommer toujours plus d’eau alors que les « alertes sécheresse » se multipliaient dans le département de l’Isère. À l’époque, STMicro consommait déjà 92 litres par seconde et envisageait de passer à 176 litres par seconde suite à la « création d’une nouvelle unité de fabrication de (…)

  • Julien Polat : que de la gueule

    Dans Le Postillon n°55 (avril 2020), on racontait que le maire de Voiron Julien Polat avait été visiblement agacé par notre article du n°54 (février 2020) et que son équipe avait distribué un texte dans les boîtes aux lettres pour démonter notre article et ses « allégations calomnieuses » : « Voiron est traînée dans la boue par le portrait épouvantable qui en est dressé. (…) Cela me touche profondément. J’ai donc saisi la justice en portant plainte pour diffamation. » Cette intention de (…)

  • Panique ton maire

    Attention ! Si vous parlez à votre maire, faites-le surtout de manière révérencieuse, sans jamais hausser le ton. Un mot de travers et vous pouvez vite vous retrouver avec trois mois de sursis de prison et 1 000 euros d’amende. Telle est en tous cas la morale du procès qu’a subi un jeune homme ayant interpellé le maire de Voiron. Dans Le Postillon n°54, on racontait son intervention lors de l’inauguration du local de campagne de Julien Polat afin de « réclamer justice » à propos d’une « (…)

  • Les cimetières sont plein de gens irremplaçables

    D’une petite phrase à une interview sur BFM, Piolle trace sa route vers la présidentielle de 2022. Mais avant de militer ou voter pour lui, il faut que les Grenoblois se posent la bonne question. Si jamais sa grinta le pousse jusqu’à l’Elysée, qui deviendra maire de Grenoble ?
    Elisa Martin, adjointe aux réveils difficiles ? Gilles Namur, adjoint à la canicule ? Maud Tavel, adjointe à la temporalité apaisée ?
    Antoine Back, adjoint à la collapsologie ? Yann Mongaburu, conseiller municipal (…)

  • Quelles délégations pour les futurs adjoints ?

    Des adjoints « à la fraîcheur », « à la comptabilité écologique », « à la vitalité de proximité », aux « risques, prospectives, évaluation et nouveaux indicateurs », « à la démocratie ouverte », « au temps de la ville ». Des conseillers municipaux « à l’urbanisme transitoire » ou « à la stratégie de la donnée ». Les nouvelles dénominations des délégations à la ville de Grenoble ont suscité nombre de moqueries. « Je lis ici ou là l’ironie du bocal sur les délégations atypiques » a répondu (…)

  • Ici, c’est le Grenoble des patrons !

    À l’image de son slogan phare « Ici, c’est Grenoble ! », Piolle s’est lancé dans une entreprise de mystification du passé et de la réalité de la cuvette grenobloise pour faire croire qu’ « ici » on a toujours été des « super-héros de la ville de demain ». La réalité, c’est que la cuvette de Grenoble est un endroit surbétonné, où les derniers espaces verts disparaissent sous les assauts des promoteurs immobiliers et des zones commerciales, où les « pics » de pollution se transforment (…)

  • Piolle nage dans la réalité virtuelle

    Dans un article de L’Obs (17/09/2020), Piolle poursuit cette mystification sur ce que serait Grenoble. « Grenoble n’adopte pas l’innovation des Gafam [les géants de la technologie], n’adopte pas l’ubérisation [l’économie de services type Uber ou Deliveroo]. C’est une ville qui innove sur la transition écologique, sur la justice sociale. Ce n’est pas chez nous qu’on va inventer la 6 ou la 7G ! » On ne listera pas ici les entreprises et labos publics du coin bossant sur des technologies (…)

  • Rendez-nous le Tour de France de 1920 !

    Pour le premier mandat de Piolle, les polémiques futiles étaient déjà légion. Depuis les municipales 2020 et l’arrivée de maires écolos dans d’autres grandes villes (Bordeaux, Marseille, Lyon, Strasbourg, Tours, Poitiers,…), elles sont devenues quasiment quotidiennes. Il suffit d’une petite phrase ou d’une petite décision d’un élu écolo pour que certains médias et commentateurs montent sur leurs grands chevaux numériques et hurlent aux « nouveaux khmaires verts », à la « folie des maires (…)

  • L’abstention, toujours un temps d’avance

    Au soir du deuxième tour des municipales, des centaines de supporters de Piolle se sont retrouvés pour suivre les résultats sur écran géant. Le maire de Grenoble a fait un long discours, que du très classique, nous sommes des pionniers depuis toujours dans tous les domaines, blablabla, amplifier les transitions, blablabla, un temps d’avance, blablabla, ici c’est Grenoble, blablabla, Grenoble est une promesse, blabla, notre victoire à tous, qui s’est faite contre personne, blablabla, front (…)

  • Antenne, je ne boirai plus de ton réseau

    Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. Si la plupart des commentateurs ont déploré l’incendie de trois antennes relais autour de Grenoble dans la nuit du 17 au 18 mai dernier, presque personne ne s’est interrogé sur la dépendance de nos sociétés connectées à ces objets. Près de 100 000 personnes privées de réseau, des paiements par carte bancaire impossibles, une grande partie de fréquences radios, quelques chaînes de télévision inaccessibles... et ce pendant près d’une semaine. Pour ce premier épisode du feuilleton Crise‑Antennes, Le Postillon est allé faire le tour des antennes incendiées, à la rencontre des vigiles aujourd’hui chargés de veiller sur elles. Les bribes de reportages rapportées sont entrecoupés de message récoltés sur le réseau social Twitter dans les jours suivants les incendies.