Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Décroissance salariale à la mairie

    Les élus de la majorité l’ont répété tout l’été : à cause de la municipalité précédente, qui n’avait pas « budgétisé de nombreuses sommes correspondant à des engagements fermes », les comptes de la ville sont dans le rouge : l’adjoint aux finances vient de décider d’emprunter 13 millions d’euros en plus des 25 millions déjà empruntés. Ce qu’ils n’ont pas trop détaillé, c’est la façon dont ils comptaient réduire la dépense. Par une baisse des subventions au club professionnel de football le (…)

  • Un gouvernement sans Destot : il n’y a pas d’alternative

    Malédiction ! Déjà deux remaniements et le dépité Destot n’est toujours pas rentré au gouvernement. Le pire, c’est que fin août, pour la formation du gouvernement Valls 2, son nom a été cité sur France 2 comme possible entrant ! Juste récompense : dès qu’il peut, il lèche de sa plus belle langue de bois les souliers vernis de Valls.

  • Éric Piolle, le Vert à moitié vide

    Qu’est-ce qu’il est séducteur cet Éric Piolle, le nouveau maire de Grenoble ! Florilège de commentaires parus dans la presse : « rassembleur », « gros bosseur adepte du travail collectif », « bon gestionnaire », « très bon chanteur » « intègre », « très pragmatique », « sportif », « pur produit grenoblois », « avec des valeurs », « une synthèse à lui tout seul », « qui sait écouter », « tout pour lui, on vous dit ! », « doté d’une capacité extraordinaire à entraîner les autres derrière lui », « un esprit sain dans un corps sain : du genre à se lever à cinq heures du matin pour regarder des documentaires sur la Shoah tout en faisant du vélo d’appartement ». Certains de ses partisans l’appellent même le « champion ». N’en jetez plus !

  • Indépendance à vendre

    Objet : Candidature au nouveau journal indépendant de la ville de Grenoble.

    Monsieur le maire de Grenoble,
    C’est avec regret que nous avons appris l’absence d’adjoint à « l’information indépendante ». Nous voilà donc contraints de vous adresser directement cette missive. Elle concerne le treizième de vos cent-vingt engagements du programme du « Rassemblement » concocté pour les élections municipales 2014 à la ville de Grenoble : « Une rédaction indépendante aura à charge de faire un journal d’information (informations pratiques, présentation des services et des agents) et de débats sur les controverses municipales. Loin de la propagande municipale que Grenoble a connue, un espace du journal sera réservé pour les saisines de la Ville par les habitants et l’expression des contre-pouvoirs. Parallèlement, la communication par les moyens informatiques sera développée. »

  • « Il n’y aura pas de printemps grenoblois »

    Suffit-il de gagner l’élection pour faire une campagne réussie ? Bien que la liste « Grenoble une ville pour tous » soit parvenue à prendre la mairie et à placer 42 élus, il reste encore des militants assez grincheux pour râler. Nous en avons rencontré trois, ne désirant pas témoigner en leur nom propre car « c’est difficile de jouer contre son propre camp ». On les appellera donc Dany, Eva et José. Ayant participé activement à la campagne, ils « ne sont pas très optimistes » pour la réussite du mandat, « même s’ils aimeraient bien se tromper ».

  • Piolle et Raise Partner : les conseils du Postillon

    Une fois n’est pas coutume, Le Postillon publie un texte sur internet, entre deux numéros papier. Ce n’est pas le début d’une nouvelle mode, juste l’occasion d’apporter quelques informations supplémentaires à propos d’Éric Piolle et de Raise Partner.

    Notre dernier numéro, sorti le 26 mai 2014, révélait qu’Eric Piolle était un des co-fondateurs de Raise Partner, une société œuvrant dans la finance. Nous ajoutions qu’il en était encore aujourd’hui actionnaire très minoritaire (moins de 0,5%), et que sa femme y travaillait toujours. Six semaines plus tard, l’UMP de l’Isère a profité de cette information, en ajoutant que Raise Partner avait des clients dans des paradis fiscaux, pour attaquer le maire de Grenoble, qui s’était engagé pendant la campagne à « boycotter les banques qui pratiquent les paradis fiscaux ». Après plusieurs jours de polémique médiatique, on ne résiste pas à la tentation de se transformer en cabinet de conseil.

  • Quand on fabriquait des vélos à Grenoble

    C’était mieux avant, quand les vieux ils étaient jeunes. À l’époque, point de Minatec, de CEA, de « pôles de compétitivité », de fusions-acquisitions ou de métropolisation. À l’époque, Grenoble ne fabriquait pas de gadgets, puces pour téléphones portables, data centers, disjoncteurs 500 000 volts pour centrales nucléaires. À l’époque, Grenoble cultivait des noix (un produit sain), fabriquait des gants (un accessoire aussi utile qu’élégant) et mangeait du gratin dauphinois (un plat nourrissant). À cette époque bénie, lorsque de dynamiques entrepreneurs se lançaient, nul INPG, nulle Geneviève Fioraso ne dévoyait leurs nobles élans en vulgaires start-up de biotechnologies ou en usine de drones. C’est pourquoi, à l’époque, lorsqu’un Grenoblois nommé Biboud voulut créer son entreprise, il se lança dans la production la plus intelligente qui soit.

  • « Tous unis pour la croissance de nos start-up »

    Eric Piolle n’est pas le maire de Grenoble, mais de « #Grenoble ». Le 30 mars au soir, devant le musée où des milliers de personnes fêtaient sa victoire, un écran géant a affiché toute la soirée ce « #Grenoble ». Alors que leurs adversaires avaient tenté de faire croire que la liste « Grenoble, une ville pour tous » était hostile au progrès, fallait-il voir dans cette nomination « augmentée » de Grenoble une volonté de la bande à Eric Piolle de paraître « moderne » ? Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire : si vous voulez être à la mode, clamez partout que vous êtes « #grenoblois ».

  • Les belles gueules

    Au mois de mars dernier, on a reçu une série de photos réalisées à Grenoble dans le Jardin de ville, sur la place Grenette et dans les rues piétonnes adjacentes. On publie ces portraits de belles gueules tels quels, sans légende. Une autre personne a recueilli quelques-unes des paroles de ces belles gueules.

  • Édito

    « Achetez Le Postillon. C’est le dernier numéro qui ne critique pas Éric Piolle ! ». C’est avec ce slogan accrocheur qu’on a vendu notre journal le 30 mars au soir devant le musée. Parmi les milliers de personnes venues fêter la victoire d’Éric Piolle, beaucoup ont souri en l’entendant. Et puis quelques fans du nouveau maire n’ont pas du tout aimé : « Quoi ? Vous allez critiquer Éric Piolle, maintenant ? Pfffff. C’est minable. Vous êtes vraiment anti-tout.