Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Gilets jaunes & CGT : un amour impossible ?

    Depuis le 17 novembre, les gilets jaunes ont débordé les syndicats : incontrôlables, désorganisés mais déterminés et surtout méfiants. En refusant les négociations non filmées, ils ont mis en évidence les relations troubles entre responsables syndicaux et pouvoir, où l’on ne sait jamais trop la teneur des discussions derrière les portes des ministères. Les grosses centrales syndicales n’ont jamais explicitement rejoint les gilets jaunes. Une distance incomprise et regrettée par nombre de ces derniers.
    À Grenoble, la manif du 1er mai s’est terminée par un nouveau rendez-vous manqué entre CGT et gilets jaunes. Retour sur ces tensions, suivi de quelques questions à deux responsables de la CGT.

  • EDF vers France TÉlécom ?

    Le procès des dirigeants de France Télécom à l’époque de la vague de suicides remet sur le devant de la scène les affres du management moderne, notamment dans les grandes boîtes subissant privatisation et « modernisation ». Ce qui se passe à la division technique générale (DTG) d’EDF basée à Grenoble fait figure d’exemple local. Perte de sens, altercations musclées entre agents et direction : les facteurs alarmants de souffrance au travail se cumulent. Après des années de silence, certains syndicalistes tentent d’enrayer le phénomène. La direction, elle, attaque en justice.

  • Le marketing du shit sur Snapchat

    Pourquoi les pires techniques de marketing devraient-elles se cantonner aux marchands de fringues et aux opérateurs téléphoniques ? Les trafiquants de drogue sont des businessmen comme les autres. Le quartier Mistral est tenu par un des réseaux de deal les plus actifs de la cuvette, qui ne manque pas d’idées de « force de vente » : petits cadeaux, fidélisation, et promesse de discrétion. Jusqu’à utiliser massivement le réseau social Snapchat pour faire sa com’. Petite visite réelle et virtuelle.

  • Aux 5i manquait l’ineptie

    Je sais pas si vous êtes au courant, mais il paraît qu’on serait dans une situation « d’urgence écologique ». Et on entend dire que notre chère Métropole agit de toutes ses forces, même que n’importe qui peut donner son avis sur le Plan air énergie climat, vous vous rendez pas compte de la chance que vous avez. Bon, ça c’est pour la façade, parce que dans la réalité la Métropole continue toujours les mêmes politiques de fuite en avant technologique. Tenez par exemple : mi-mai, elle organisait le forum 5i (innovation, industrie, inclusion, investissement, international, what else ?) au World Trade Center, avec des conférences tout en anglais sur le thème à la mode du moment : l’intelligence artificielle (IA). Une reportère du Postillon y est allée avec son intelligence naturelle.

  • Ménager le moral des trompes

    Grenoble ville innovante, fleurie, en transition… Grenoble aime bien se la raconter un peu. S’il arrive que son passé le lui permette, son actualité montre qu’elle est parfois en retard d’un train. Et vu le dépeçage de la SNCF, le prochain train n’est pas forcément pour tout de suite. Pour cet épisode, l’IVG.

  • Courrier des lecteurs

    Et vous ?
    Merci d’exister et de continuer à vivre le plus longtemps possible. Vous nous donnez un peu d’oxygène et d’humour dans notre cuvette qui en a bien besoin. Bravo pour l’éditorial. Dans le cadre de mes responsabilités associatives, on me pose parfois la question : « Que faites-vous concernant tel ou tel problème ? » Je réponds alors avec un grand sourire : « Et vous ? » J.D.
    Rien à attendre ?
    La commémoration de nos dix ans – qui a débuté avec un concert sauvage sur le toit du (…)

  • Ramener la coupe à la maison

    (Fautes d’orthographe non corrigées ) « Quand on pense que le postillon ce dit anticapitaliste, du moins je crois, et qu il ce permet de coller ces affiches publicitaire a outrance n importe ou. Pourquoi la ville de grenoble n envoie pas l’addition au postillon pour enlever les affiches qu il colle ? Pourtant il est bien stipuler que les affichage sauvages sont interdit et sanctionner, et que c est a l auteur ou la societe en question de prendre en charge les frais de decollage et nettoyage (…)

  • Rectificatif

    Dans l’article « Le projet fantôme du pavillon fantôme » paru dans Le Postillon n°47 à propos du pavillon Keller à Livet-et-Gavet, on dressait le portrait de Jacky De La Sarthe. Cet architecte claironnait vouloir donner une nouvelle vie à ce bâtiment, avant de disparaître en laissant plein de dettes, notamment chez l’actuel proprio. Pour se défendre il nous expliquait : « J’ai payé 1 200 euros parce que le géomètre avait besoin de couper des arbres. Et puis, lors de l’inauguration, j’ai dû (…)

  • Le bien commun métropolisé

    C’est la saison des nouveaux groupes politiques. Comme à chaque période pré-électorale, on voit fleurir ici ou là des nouveaux collectifs politiques, mélangeant têtes connues et néophytes, dont le but est de rabattre les voix des électeurs vers telle ou telle chapelle. Ces dernières semaines, on a ainsi vu émerger les campagnes de com’ des Grenopolitains et leurs « apéro’politains collaboratifs ». Beaucoup de novlangue pour réunir des militants de « l’autre gauche » de différentes communes (…)

  • Un tutoriel contre les locataires en colère

    Des locataires qui revendiquent, c’est un peu embêtant. Alors à Actis, ils s’organisent pour faire face. Dans le « guide de prévention et de sécurité », un document interne au bailleur social, une fiche action se penche sur « les nouvelles organisations revendicatives » : « de nouvelles formes d’organisations structurées en association, représentant plus ou moins les habitants, apparaissent sur le terrain en faisant preuve de méthodes parfois provocantes, en recherchant une couverture (…)