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Articles de ce numéro

  • Pour la dissolution de la Métropole

    Voici venue l’ère des métropoles. Obéissant à la déraison économique et à la compétition libérale mondialisée, l’état a décidé une fois de plus de réorganiser son territoire en concentrant l’essentiel de ses moyens sur les grandes agglomérations urbaines. Quatorze « métropoles », nouveau statut administratif, sont créées à partir de 2015. Outre Paris, Lyon et Marseille, disposant d’un statut spécial, sont concernées les agglomérations de Toulouse, Lille, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, Rouen, Montpellier, Brest, Nice. Et donc Grenoble.
    Voici cinquante ans que l’on vante la « métropole » grenobloise. Déjà lors des Jeux Olympiques de 1968, Paris Match s’enflamme : «  La France découvre qu’elle a une métropole de l’an 2000. Grenoble, c’est Brasilia ». Depuis, beaucoup de béton a coulé dans la cuvette, et les caciques locaux ressassent leur ambition de diriger « une métropole à échelle européenne ». Un objectif qui recueille un consensus politique quasi-général. Mais pour que les simples habitants retrouvent un peu de pouvoir, la seule solution est la dissolution de la métropole.

  • Marc Baietto, le métropophage

    La métropole moderne est dense et ravage tout sur son passage. Pour se développer, elle a besoin d’un leader à son image. De la même manière que les banlieues avalent la campagne, le métropophage grignote jour après jour le pouvoir des autres, à commencer par celui de ses administrés. Sous la lattitude grenobloise, le métropophage prend les traits de Marc Baietto. La description de ses traits principaux permet de se rendre compte du danger qu’il y a à laisser proliférer de telles espèces.

  • L’allumé du Pont-de-Claix

    À vrai dire, jusqu’à peu, on ne s’intéressait pas - mais alors pas du tout - à la municipalité de Pont-de-Claix, ni à son maire socialiste Christophe Ferrari. Aux détours de quelques compte-rendus du conseil de la Métro (communauté d’agglomération), dont il est vice-président en charge du budget, on avait bien remarqué que le jeune homme avait l’air d’avoir des dents rayant sérieusement le parquet. Mais cela ne nous avait pas donné particulièrement plus d’envies que ça, trop occupés que nous sommes avec les spécimens qui nous gouvernent au nord de l’agglomération. Et puis un jour, au printemps dernier, on a reçu une lettre anonyme : «  Bonjour, je suis habitant à Pont-de-Claix, et vous écris pour vous faire part d’une affaire qui serait certainement censurée par les ‘‘grands’’ médias de notre département, étant donné qu’elle touche de très près à l’entourage du maire (socialiste). Or, Christophe Ferrari ne cache pas ses ambitions pour la présidence de la Métro en 2014, ne se servant au passage de notre commune que comme d’un simple marche-pied pour sa carrière... Peu de chance donc que les ‘‘journalistes’’ ne se risquent à froisser un personnage de cette ampleur... » S’en suit la description de « l’affaire » en question avant de prévenir : « Je ne peux pas me mouiller davantage : (…) au vu des méthodes employées, dignes de l’ex-URSS, je ne veux pas prendre de risque. (...) Bon courage à vous ! Un habitant indigné ».

  • « Les patrons, ils n’ont quand même pas tous les droits »

    Bien moins visibles que les facteurs, ils traînent dans les rues leur chariot chargé de publicités, poussent les portes des immeubles et glissent leurs prospectus dans les boîtes aux lettres. Invisibles si l’on n’y prend pas garde. Ils sont, en novlangue, des « distributeurs d’imprimés ».
    Alpagué dans la rue, Fabien (pseudo) a accepté de nous parler de son taf. Son témoignage permet de réaliser que même si ces travailleurs précaires polluent nos boîtes aux lettres et parfois nos esprits, ils n’ont que rarement d’autres solutions pour croûter ou compléter leur maigre retraite. D’autant que les dépassements d’heures sont monnaie courante et non rémunérés. Un vrai boulot de merde.

  • Du ciment sous les cimes / épisode 1

    On connaît le rôle pionnier de Grenoble dans l’électricité hydraulique, les sports d’hiver ou les nano-technologies. Mais la ville fut aussi le berceau d’un matériau qui a radicalement changé nos manières de construire, l’allure des villes et le paysage : le ciment. Si les bétonneurs devaient faire un pèlerinage, ce serait à Grenoble. C’est ici en effet que fut révélée la recette scientifique du ciment, et que furent bâtis à la fois le premier ouvrage au monde en béton coulé, et la première tour en béton armé. Et même si cette industrie énergivore et poussiéreuse se fait aujourd’hui discrète, elle est encore présente autour de la cuvette.
    Ce feuilleton va vous raconter l’univers du béton grenoblois, l’histoire des premières galeries de 1850 aux usines géantes actuelles, en passant par la tour Perret et les télébennes qui survolent le Drac quotidiennement.
    Dans ce premier épisode, Le Postillon vous emmène deux cents ans en arrière, pour vous narrer comment Grenoble est devenue en quelques dizaines d’années la capitale de « l’or gris ».

  • Cages à lapins

    À la fin de l’été, plus de 60 000 étudiants débarquent dans la cuvette grenobloise. Une petite partie d’entre eux loge dans des chambres étudiantes. C’est le Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires) qui gère les vingt-quatre résidences de Grenoble et son agglomération, ce qui représente environ 6200 places disponibles.

    Pour nous remémorer nos joyeuses et légères années universitaires, on est allé faire un tour du côté du campus de Saint-Martin-d’Hères en errant au pied de quatre de ces résidences. Objectif : photographier des chambres de 9 à 12m² et leurs occupants. Des chambres dont les étudiants rencontrés semblent globalement satisfaits même si « c’est pas le luxe ». Portraits.

  • Eiffage prépare le meilleur des mondes pour Grenoble

    En manque d’idées, la Métro a payé l’entreprise privée Eiffage pour réfléchir à «  la ville durable à l’horizon 2030 ». Le 17 septembre dernier, une soirée présentait les conclusions de cette étude dénommée Phosphore 4. Bien loin des prétentions de « démocratie participative métropolitaine », seuls les élus des communes de la Métro et quelques professionnels (urbanistes, architectes, etc) étaient conviés à venir découvrir un projet futuriste pour la cuvette. Un envoyé spécial du Postillon s’est glissé parmi eux : voici le meilleur des mondes imaginé par Eiffage.

  • Le nom de notre journal volé par des malfrats

    Courrier envoyé à l’hebdomadaire Le Point (qui vient de lancer un « supplément idées » intitulé «  Le Postillon »)
    À l’attention de Franz-Olivier Giesbert (directeur de publication du Point) et de Sébastien Le Fol (manager des pages « Le Postillon » du Point).

  • Quizz - Rebelle attitude

    1) Qui a dit : « Je suis attiré comme un aimant par tout ce qu’il ne faut pas faire. Je fais du VTT et du snowboard » ?

    2) Qui a dit : « Jean Therme c’est un rebelle. Au bon sens du terme. Il se rebelle contre ce qui existe et qui ne va pas. Il fait des choses impossibles. »

  • David Guetta rend-il triste ?

    Scoop : Jérôme « Iznogood  » Safar a un programme pour les municipales de 2014 : il est contre une « ville triste » et veut une « ville heureuse ». Il a exposé ses arguments en répondant à une question du Daubé (23/06/2013) sur le « Guetta Pan », défilé ayant dénoncé le soutien de la mairie au concert de David Guetta au Stade des Alpes fin juin dernier.

  • Quelles sont les infos de l’été ?

    Vous avez eu la chance de quitter la cuvette cet été. Voilà un résumé de l’actu estivale piochée dans Le Daubé. « Mordu par le chien de son agresseur »,« Il filmait dans les cabines d’essayage », « Elle se jette du troisième étage », « Chute à cheval, un homme grièvement blessé », « Un parapentiste accroché à un pont » (...)

  • Qui sont les serial killers grenoblois ?

    Dans notre agglomération, des serial killers œuvrent quotidiennement pour détruire l’emploi. Ils sont connus, respectés, portés aux nues par les médias et les politiques. Opportunistes, ils ont saisi la vague Internet et du « e-commerce » pour monter leur business, sans se préoccuper du sort des gens qu’ils allaient couler.

  • Vallini est-il retourné en Italie ?

    Juste avant l’été, une polémique fatigante avait occupé quelques pages du Daubé. Une journaliste avait en effet rapporté dans les pages du quotidien que le slogan «  Vallini, retourne en Italie » avait été entendu lors de la manifestation contre l’A51, le 15 juin dernier au col du Fau.

  • Quels seront les « jobs à la con » du futur ?

    On the Phenomenon of Bullshit Jobs (Sur le phénomène des jobs à la con) est un pamphlet de David Greaber qui a connu un grand succès dans les pays anglo-saxons. Ses pages dénoncent «  l’aliénation de la vaste majorité des travailleurs de bureau, amenés à dédier leur vie à des tâches inutiles et vides de sens (...)

  • La ville de Grenoble communique

    Pour le plus grand bonheur des Grenoblois (et des contribuables), la ville vient d’installer une « slackline », un sport qui a le vent en poupe ! Comme on le voit sur cette photo ci-dessous, tu peux dorénavant évoluer tel un funambule à quelques mètres de l’Isère.

  • Qui est le fayot grenoblois le plus doué ?

    On lit souvent les communiqués de presse en diagonale. Mais pas celui que nous avons reçu le 23 septembre : c’est un petit bijou. On l’a même imprimé et encadré. Il trône dorénavant au dessus de nos bureaux. Quand on a un coup de moins bien, on le relit et on rit. Son titre : « Michel Destot, l’un des plus grands Maires de Grenoble ».

  • Combien d’affiches du Postillon pour accueillir un forum Libé ?

    Dans le dernier numéro, nous informions que les élus Alain Pilaud et Pascal Garcia nous avaient menacé par recommandé d’une amende de 7500 euros par affiche sauvagement collée. Nous nous étions défendus, également par recommandé.

  • Un taxi est-il une voiture cinq places ?

    Jacques Chiron, adjoint à la ville encore quelques mois, répond à Grenews (25/09/2013) à propos des transports à Grenoble : « Quand vous allez en ville seul, vous n’avez pas besoin d’une voiture à cinq places ! »

  • Combien d’argent public pour un emploi à STMicroélectronics ?

    Sortez vos calculettes. Cet été, le premier sinistre Jean Marc Ayrault lui-même, accompagné d’une ribambelle de sous-fifres, est venu en Isère pour annoncer le lancement du plan Nano 2017. Son but ? Aider l’entreprise STMicroélectronics, pauvre petite entreprise du Cac 40 (...)

  • Faut-il abattre des grenoblois pour remonter au classement ?

    Tous les médias locaux en ont parlé, Les Nouvelles de Grenoble a même fait sa « une » dessus : Grenoble a été classé «  cinquième ville la plus innovante du monde ». Inutile de préciser que le maire Destot et ses fidèles adjoints se sont empressés de s’auto-congratuler (...)