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  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • La noix d’honneur

    Décrochée, entre deux powerpoints, par Geneviève Fioraso, députée, adjointe à la ville, vice-présidente de La Métro, présidente-directrice de la SEM Minatec (et supposément opposée au cumul des mandats car membre du P.S.), qui déclarait, un mois et demi avant «  l’affaire  »  : « DSK est celui qu’il nous faut dans ce monde de zapping.

  • Le BTP au secours de «  l’agglo nature  »

    Depuis que la Rocade nord a été recalée (et qu’il essaie de grapiller les voix des écologistes), Marc Baïetto, président de La Métro (communauté de communes), annonce à tout-va qu’il désire construire «  l’agglo post-carbone, l’agglo nature, l’agglo innovante  »

  • Concours de l’innovation la plus stupide

    «  Grenoble carbure à l’innovation  », titrait en novembre dernier Challenges, le magazine de la gauche patronale. Et tous les élus, avec une mention spéciale pour les perroquets Destot et Fioraso, de ressasser ad nauseum, que Grenoble c’est l’innovation, l’innovation c’est la vie, et la vie c’est Grenoble. Mais pourquoi faire ?

  • Démolition du 50, galerie de l’Arlequin : l’étude cachée

    Avec les études publiques, la mairie procède comme avec les sondages : elle n’en parle que quand ça l’arrange. Suivant à la lettre les directives de l’Anru (Agence Nationale de Rénovation Urbaine), qui met son financement sous la condition de la destruction d’habitats, la mairie a décidé depuis un moment de détruire une petite partie du quartier de la Villeneuve, en l’occurrence le 50, galerie de l’Arlequin.

  • Scientifiques recrutent banlieusards défavorisés

    En ce moment se joue une bataille de com’. On vous résume les épisodes précédents : jusqu’à l’été dernier Grenoble se vendait dans les médias nationaux et internationaux comme la ville «  scientifique  », «  moderne  », «  à la pointe des nouvelles technologies  », «  de l’innovation  », pouet pouet pouet.

  • Un Stade des Alpes plus vide que vide

    Il ne faut jamais croire les journaux. On le savait mais on s’est encore fait piéger pour le remplissage du Stade des Alpes du GF38. Naïvement, on pensait que les chiffres du Daubé ou de L’Equipe, annonçant environ 5000 spectateurs pour chaque match,

  • Smart attaque !

    On sait que les petits enfants s’inventent des histoires extraordinaires pour vivre l’aventure qu’ils n’ont pas dans leur vraie vie. C’est le même procédé qui pousse les élites scientifiques et politiques à créer des objets «  intelligents  ». À voir la liste grandissante de ces gadgets destinés à devenir indispensables, voire obligatoires – des compteurs aux frigos en passant par le textile – on se dit que certains doivent souffrir d’un sacré manque.
    À défaut d’inventer le journal intelligent, Le Postillon vous propose une histoire – non pas extraordinaire mais bien réelle – contant les aventures du Linky, l’invention de la ville intelligente et le rôle de Grenoble dans l’avènement de la smart révolution.

  • «  On est peut-être pauvres, mais on n’est pas cons »

    Le 18 avril, une trentaine d’associations d’habitants et de copropriétés, de Grenoble, d’Échirolles, de Pont-de-Claix et de Saint-Martin-d’Hères appelaient à un rassemblement devant la mairie de Grenoble pour réclamer un «  chauffage urbain plus juste  ». Ils s’insurgent contre les tarifs prohibitifs pratiqués par la CCIAG (compagnie de chauffage de l’agglomération grenobloise) aux usagers, qui dégage une marge de plus de 6 millions d’euros.
    Les premiers à se mobiliser sur cette question ont été les habitants de la Viscose d’Échirolles, scandalisés d’avoir vu leur facture de chauffage bondir suite à l’arrivée de la compagnie de chauffage dans leur quartier.

  • Des caméras à la Capuche

    Il y au moins deux points communs entre le square Lafleur, dans le quartier Capuche de Grenoble, et la place Louis Maisonnat à Fontaine. Premièrement, les municipalités respectives ont pour projet d’y installer des caméras. Deuxièmement, elles se justifient en affirmant que c’est une demande des habitants, qui seraient excédés par «  des jeunes  ». Mais «  les habitants  », (groupe aux contours flous car «  les jeunes  » ne sont-ils pas également des habitants ?) désirent-ils vraiment des caméras  ? Qu’en pensent-ils ? Comment justifient-ils leur position, qu’elle soit «  pour  » ou «  contre  » ?

  • Êtes vous plutôt «  idées généreuses  » ou «  affrontement des puissances  » ?

    Comme chacun sait, le monde se divise en deux catégories : d’un côté les doux rêveurs, remplis d’idées généreuses mais complètement déconnectés de la réalité ; et de l’autre les pragmatiques, qui eux composent avec le monde tel qu’il est. Et puis il y a ceux, nombreux, qui sont passés de la première catégorie à la seconde.
    Christian Harbulot est de ceux-là : ancien leader autonome et maoïste des années 1970, actuel directeur de l’austère «  École de la Guerre Économique  ». A l’occasion de son «  Festival de Géopolitique  », Grenoble École de Management lui a ouvert ses portes pour une conférence sur «  l’intelligence économique  ». Le jeune idéaliste du Postillon a couvert l’événement avant d’aller lui poser quelques questions. Et vous fait part des réflexions que cela lui a inspiré.