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  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Zone de Flicage Écolo

    Un des grands combats des élus métropolitains pour « améliorer la ZFE » est de militer pour renforcer les dispositifs de contrôle ! Si la plupart des élus ont exprimé, presque la larme à l’œil, comprendre « l’extrême difficulté » dans laquelle allait se retrouver certains ménages, ils veulent en même temps pouvoir les sanctionner plus facilement en cas de non changement de véhicule. Ainsi, le vœu voté le 30 septembre appelle à « accélérer la mise en œuvre des solutions de contrôle-sanction (…)

  • Une ZFE de plus en plus contestée

    Comment encore faire gagner des voies à la droite et l’extrême-droite ? La gôche et les macronistes ont trouvé une arme encore plus efficace que les petites polémiques quotidiennes. La mise en place des ZFE (zones à faibles émissions), imposée par l’État et mise en place par la gauche locale, offre un boulevard aux élus LR ou RN. On le rappelle, cette ZFE pour les véhicules particuliers va être mise en place à partir de juillet 2023 dans la métropole grenobloise et interdire progressivement (…)

  • Le RER : encore une « fausse solution »

    Pour défendre ce choix de mettre en place les ZFE, les élus métropolitains insistent beaucoup dans leur vœu voté le 30 septembre pour dire que c’est un devoir : « celui de respecter la loi climat et résilience de 2021 » et une nécessité pour « répondre à l’impératif sanitaire », à savoir la pollution de l’air. Curieusement, cet « impératif sanitaire » ne les fait pas rompre avec les logiques d’attractivité du territoire, visant – et réussissant – à attirer toujours plus de monde dans notre (…)

  • L’éducation populaire by le privé

    On s’en souvient : la mairie de Fontaine avait viré l’année dernière la MJC Nelson Mandela pour lui préférer une grosse structure implantée dans 19 départements différents. Viltais, c’est son nom, dont les responsables sont proches politiquement des élus fontainois, avait été jugée « plus moderne et dynamique ». Pour le dynamisme, ce n’est pas encore gagné vu le peu d’activités proposées. Pour l’instant, le recrutement du controversé adjoint voironnais Chokri Badredine (voir Le Postillon (…)

  • Un budget participatif pas téléphoné

    Caramba ! Les résultats sont tombés : nous ne verrons pas l’installation de vingt‑deux cabines téléphoniques par la mairie de Grenoble, ou du moins pas grâce au budget participatif. Voilà le communiqué de l’Oirct (Observatoire international pour la réinstallation des cabines téléphoniques).

  • Ferrari se fait flasher

    Les règles d’utilisation d’une voiture de service mise à disposition d’un élu sont très claires : elle ne doit servir que dans l’exercice de ses fonctions. Des règles qui ont du mal à arriver jusqu’aux hauteurs habitées par le président de la Métropole grenobloise. Depuis huit ans qu’il occupe ce poste, Christophe Ferrari a visiblement souvent confondu la voiture de service octroyée par la Métropole avec sa voiture personnelle.
    En décembre 2021, l’élu Yann Mongaburu a saisi le procureur pour alerter sur cette situation, sans néanmoins apporter de preuves. Suite à l’audition du président de la Métropole le 31 mars dernier, les enquêteurs ont clos l’affaire, alors que quelqu’un de bien informé – puisque officiant en tant que chef de cabinet de Christophe Ferrari – avait tenté de les aiguiller sur les bonnes pistes. Plusieurs mois plus tard, face au manque de remise en question du président de la Métropole, cette personne a décidé de quitter son poste, saisir elle aussi la justice et rendre publiques les preuves qu’elle a accumulées.

  • « Christophe Ferrari et moi n’avons pas la même notion de l’intégrité »

    Pascal était jusqu’à peu chef de cabinet du président de la Métropole Christophe Ferrari. Un poste privilégié pour voir toutes les « négligences » éthiques de ce grand élu à propos de l’utilisation de la voiture de service, du chauffeur ou d’autres « avantages ». À sa place, nombre de salariés auraient fermé les yeux, laissé faire ou – au mieux – discrètement cherché un autre poste avant de s’en aller sur la pointe des pieds. Lui a préféré saisir la justice et parler afin d’éclairer la lanterne de tous les administrés de Christophe Ferrari. Profitons de cette chance dans ce grand entretien.

  • « Quand on relève la tête du guidon connecté »

    L’université Grenoble-Alpes dispose selon sa propre com’ d’un « écosystème unique pour l’intelligence artificielle », notamment depuis la création du MIAI (Multidisciplinary Institute in Artificial Intelligence, en english dans le texte) qui assure « 17 programmes de recherche pluridisciplinaires  ». Alors toutes les semaines ou presque, on apprend que des millions ou milliards d’euros d’argent public vont être débloqués pour développer tel ou tel programme d’intelligence artificielle. Dernièrement, début septembre, c’était la signature d’une « feuille de route commune entre l’Etat et la Région en matière d’intelligence artificielle », avec quand même 1,5 milliard d’euros à la clef. Ici on n’est pas à l’hôpital : dans ces domaines, l’argent est toujours magique.
    Les chercheurs et enseignants qui critiquent cette nouvelle manne d’or ne sont pas nombreux : faut bien suivre l’air du temps des financements. Mais ces derniers temps, on sent un frémissement de remise en question interne, de cas de conscience et autres appels à « bifurquer », comme on dit maintenant. À quand des désertions de masse ? En attendant, voilà le témoignage d’un chercheur mathématicien grenoblois.

  • Seule la contestation est sobre

    L’annonce a pourtant été faite en plein été caniculaire, marqué par de multiples restrictions d’eau et d’inédits appels gouvernementaux à la « sobriété ». Mais la création d’une nouvelle usine grande consommatrice d’eau, d’électricité et de produits chimiques pour produire des nuisances connectées énergivores n’a suscité quasiment aucune contestation. Un monde de plus en plus artificiel, une vallée de plus en plus urbanisée, des réserves d’eau toujours plus pompées : même les écolos sont pour !

  • Les élus prêts à nous assécher

    STMicro et Soitec consomment déjà énormément d’eau « d’excellente qualité  ». Mais ils en demandent toujours plus, alors les élus se décarcassent pour trouver comment répondre à leur volonté de préemption grandissante de ce bien commun. Et vont même jusquà créer des « task force plus plus ».