Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • La chasse est ouverte !

    À Grenoble depuis quelques mois, une nouvelle pratique étrange a vu le jour dans les rues de la ville, dans les médias locaux et sur vos réseaux sociaux préférés : une vaste chasse à l’homme (français de préférence, les étrangers sont - pour une fois - épargnés) en âge de voter et résidant dans la capitale des Alpes.
    Tremble, électeur ! Car ton opinion est sondée, ta boîte aux lettres inondée de tracts, ta voix mise à prix : voici venue l’heure du grand Safari.
    Cette traque sans pitié, organisée par le Parti socialiste et ses alliés ne répond qu’à un objectif : obtenir, de gré et parfois de force, la moindre voix pour la ramener en trophée à Jérôme Safar, successeur désigné par Michel Destot pour accéder au trône municipal.

  • Comment j’aurais pu être sur la liste du FN

    Lettre à Alexis Jolly, candidat du Front national à Échirolles.

    Salut Alexis,
    On s’est vu quelques fois, on a échangé quelques mails, et pris l’habitude de se tutoyer. On se connaît à peine, et pourtant je t’écris une lettre, à l’ancienne. À l’époque de Twitter, Facebook et compagnie, je ne sais pas si un jeune homme comme toi, de vingt-trois ans, reçoit beaucoup de lettres. Mais j’espère que tu prendras le temps de la lire. Alexis, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer. Je t’ai menti. Voire même : je me suis bien foutu de ta gueule. Rien de bien méchant, c’était pour la bonne cause. Laisse-moi t’expliquer.

  • À quelle sauce sera mangée la banlieue rouge ?

    À Fontaine, l’une des communes de la « ceinture rouge » grenobloise, le maire sortant Yannick Boulard (PCF) ne se représente pas, après trente ans à la tête de la ville. Sept listes s’affrontent pour sa succession. Le Postillon a fait appel à son meilleur élément qui n’est ni journaliste, ni sociologue mais simplement Fontainois. Au moins, lui sait de quoi il parle.

  • L’ubiquité sans ambiguïté

    Tout beau, tout vert. Le « Grenoble du futur » qui se construit se veut résolument moderne, loin du nucléaire et des vieilleries du passé. Durable. On sait que ce mot creux et consensuel est utilisé à toutes les sauces, et parfois de façon très stupide. La nouvelle fierté des élus locaux est de qualifier Grenoble de « ville durable », soit littéralement « ville qui dure ». Derrière cette grande ambition - quelle ville ne veut pas durer ? - un nouveau modèle urbanistique se dessine, pas si loin du meilleur des mondes. Ce second épisode part à l’abordage de la « ville intelligente », de son « paradigme ubiquitaire » et de ses milliards de capteurs.

  • Les retombées de la poubelle radioactive

    Dans le précédent numéro nous révélions l’existence d’une poubelle radioactive dans une grotte sur les pentes de la Bastille ainsi que de la contamination devant et à l’intérieur de l’ancien Institut de géologie de Dolomieu laissé à l’abandon. Depuis, Anthony, un ancien employé qui est intervenu là-bas a tenu une conférence de presse. Les médias (l’AFP, Le Daubé, France 3 Alpes, Place Gre’net et Metronews notamment) ont relayé cette information, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) s’est rendue à Grenoble, l’Université Joseph Fourier, propriétaire de Dolomieu, a réagi. Des hommes en tenue de pingouins ont été vus là-bas, on a même reçu un recommandé et rencontré de nouveaux informateurs. Résumé des faits.

  • Non coupée et très addictive

    Le fameux adage « Neige en décembre, touristes plein les chambres » n’a plus lieu d’être dans la gestion capitaliste de nos montagnes. Utilisée comme appoint dans les années 1980, la neige artificielle est aujourd’hui absolument nécessaire, comme en témoignent les rubans blancs environnés de verdure qui tiennent lieu de pistes quand il fait un peu trop doux. Toutes les stations s’équipent d’enneigeurs, des plus basses aux plus élevées, voire jusqu’à des altitudes délirantes, et même sur des glaciers pour y assurer le ski d’été ! Les championnats du monde de ski n’ont plus lieu que sur de la neige artificielle, pour que l’état de la piste soit toujours le même. Éliminer l’aléa de l’enneigement permet aux gestionnaires de station de prévoir une saison fixe, et longue, du 1er décembre à la mi-avril (voire à la fin avril) et donc de rentabiliser des équipements toujours plus dispendieux.
    Selon Carmen de Jong, entre 2005 et 2011, la surface d’enneigement artificiel a été multipliée par deux dans les Alpes. Alors que certains rêvent encore d’une candidature de Grenoble aux jeux olympiques, partons à la découverte de cet ersatz de nature fabriqué par les machines.

  • « On est parfois obligé de mentir pour interpeller les gens »

    L’un de nos reporters cherche, comme vous l’aviez compris si vous avez été attentif aux précédents numéros, un métier proche de ses attentes. Il a lu quelque part que le boulot d’agent de sécurité demandait à être « calme et patient, réfléchi et autonome, psychologue, responsable, sociable, en bonne condition physique, mobile et bon en expression écrite », des qualités correspondant trait pour trait à sa personnalité.
    Profitant d’un samedi après-midi pour s’adonner à son passe-temps favori, le shopping à Grand-Place, il a saisi l’occasion, à la sortie d’un de ses magasins préféré, pour aborder le vigile posté là et lui demander ce qu’il en pensait.

  • Caravane palace

    « Où dormir ? Camping des Trois Pucelles. Seyssins. (…) Ouvert toute l’année. Compter 12,5 euros pour deux avec une tente. Un deux étoiles de bon confort. Situé à un petit quart d’heure de Grenoble. » Source : le guide du Routard « Alpes », 2007/2008. Situé dans une zone pavillonnaire entre le Drac et la ligne C du tram, l’unique camping de la cuvette grenobloise a ouvert en 1968.
    En hiver, rares sont les touristes qui s’y attardent. Vivent ici, à l’année, une famille, des célibataires, des solitaires, des chats, des vieux, des chiens, des jeunes, des travailleurs, des chômeurs et des retraités. On nous glisse : « faut pas trop faire de la pub du camping hein ? Nous on veut rester tranquille ici . »

  • De Longevialle : l’alternative, le stade des alpes

    Cette campagne municipale grenobloise a été rythmée par une épreuve qui aurait toute sa place aux Jeux olympiques : les concours de langue de bois. Le principe : une structure invite les candidats à venir débattre autour de sa marotte.

  • À quand des classements intelligents ?

    À chaque jour son nouveau classement foireux. Un jour on apprend que Destot est classé « cinquième maire de France » par le magazine L’Express, suite à la décision obscure d’un jury composé de personnalités comprenant notamment des maires PS. Trois semaines plus tard, il pointe cette fois à la 34509ème place (sur 36 000) selon un classement non moins contestable du site linternaute.com.