Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Un Yoga du rire pour faire passer les ordonnances ?

    Du 5 au 7 octobre prochain, Grenoble accueillera le 21ème congrès national des Femmes chefs d’entreprise. Entre une visite de Minatec et une soirée à la Belle électrique, les patronnes auront droit à une journée de conférences et d’ateliers autour de la « santé du dirigeant d’entreprise ». Pendant que les conjoints de ces dames pourront jouer au golf à Saint-Quentin-sur-Isère ou visiter les caves de la Grande Chartreuse, les dirigeantes d’entreprise suivront un « réveil musculaire » avec des (…)

  • Qu’il est beau mon glacier !

    Cet été, une brève de l’AFP nous a appris que la station des Deux Alpes va « installer des canons à neige pour protéger le glacier ». Situé entre 3200 et 3600 mètres, ce fameux glacier est visiblement dans une très petite forme, comme on peut le voir sur cette vue de webcam prise fin août. Mais si la station a décidé d’installer des canons grâce à l’argent des contribuables de la région (voir Le Postillon n°39), ce n’est pas pour « protéger le glacier », mais bien ses bénéfices. La station (…)

  • Glisser sur les fleuves

    Deux récits aux étranges similitudes. Deux histoires de vagabondage sur un fleuve rétif, apprivoisé pour aller voir la mer. D’abord, celle de Misette, partie de l’Île-Verte jusqu’aux calanques de Cassis en kayak de mer. Puis celle de Marie et Christophe, embarqués sur un radeau de bidons de Grenoble à Port-Saint-Louis du Rhône. 57 années les séparent : entre-temps le Progrès, ce salaud, avait parsemé les fleuves de barrages infranchissables et souillé leur eau de produits dégueulasses. L’Aventure, elle, était restée intacte.

  • Des tas de cailloux plein les poches

    En octobre une nouvelle innovation doit voir le jour dans la cuvette : le Cairn, une monnaie locale complémentaire – ou MLC. Sur le papier c’est beau, ça sent bon le sable chaud. On a essayé de voir un peu plus loin que les trois lignes publiées sur Facebook.

    Extrait : Le Cairn aurait au moins pu être un moyen de mise en commun de notre épargne et de gestion directe de nos investissements – finalement, ça ne sera qu’une usine à gaz pour les utilisateurs et de la fraîche pour les banquiers.

  • Les « autres », les « nôtres » et le combat pour un toit

    A Lyon, le Gud, groupuscule d’extrême-droite, vient de faire une ouverture de squat très médiatique. Le but est d’en faire « un lieu d’entraide et de solidarité  » pour les Français à la rue, qui seraient abandonnés par l’État préférant « soutenir les clandestins ». « Les nôtres avant les autres », c’est leur slogan. L’aggravation de la crise du logement permet aux militants nationalistes de surfer sur la guerre entre les pauvres.
    À Grenoble, cela fait plusieurs années que des militants essayent de contourner cette concurrence entre galériens. Certains ont monté « l’assemblée des locataires, mal-logé.e.s et sans logement », dont le but est de réunir tout le monde : migrants à la rue, SDF français, locataires HLM empêtrés dans des impayés, locataires menacés d’expulsion. Excursion au sein de ce laborieux combat.

  • Qu’ils sont vides mes bureaux !

    Alors que des milliers de personnes n’ont pas de logements, des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux sont vides à Grenoble. Connaissez-vous l’immeuble des Reflets du Drac sur l’ancienne friche Bouchayer-Viallet ? Inauguré en grande pompe en 2009, loué dans toute le presse comme « un des premiers bâtiments tertiaires à basse consommation », les douze mille mètres carrés de bureau sont majoritairement vides huit ans après.

  • Les logements vides servent à spéculer

    On a appris dernièrement que Grenoble est « classée parmi les 10 villes où il est conseillé d’investir dans l’immobilier », selon le site Explorimmoneuf. La majorité des logements vides sont la propriété de gros propriétaires privés, qui n’ont pas d’autre but que de se faire de l’argent – et tant pis si des gens dorment dehors. Illustration avec trois propriétaires de squats grenoblois.

  • La baronne et les pigeons

    Le quartier Champberton, à Saint-Martin-d’Hères, à côté de la voie ferrée et de la rocade, est en déshérence. Construits en 1959, les appartements ont appartenu à une myriade de propriétaires. Depuis 2014, le bailleur social Pluralis rachète tout le quartier pour le rénover. Tout ? Non. La montée d’immeuble du 22, rue Garcia Lorca n’a toujours pas changé de main. Simone Prêttre-Nachmann, propriétaire des 19 logements, a laissé traîner les négociations avec Pluralis et s’est entêtée à laisser l’immeuble dans un état déplorable.
    La dame de Corenc, qui vit désormais en Suisse, est pleine aux as quand les habitants, eux, sont dans la galère, avec petites retraites et chômage. Déterminés, ils ont décidé de se soulever face à la situation qui dure depuis une vingtaine d’années.

  • Laisse béton

    Des vieux bâtiments en béton tout pourris, il y en a pas mal à Grenoble. Mais si la mairie vient de décider de raser les cités ouvrières de l’Abbaye, elle organise par contre le sauvetage de la Tour Perret. Ce vieux machin, symbole de l’exposition internationale de 1925, du développement urbanistique de Grenoble et du règne du béton, va même servir de « laboratoire du béton ».

  • Le CEA est (aussi) dans les bois

    Depuis qu’il s’est installé en 1956 sur les anciens terrains du Polygone militaire, le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) possède un véritable pouvoir sur la ville. C’est Jean Therme, homme fort du CEA, qui a lancé le plus gros projet urbain grenoblois du XXIème siècle : le nouveau quartier de Giant/Grenoble Presqu’île.
    Ce que l’on sait moins, c’est que le centre de recherches essaime également dans la forêt ! En se baladant dans les alentours de Grenoble, loin des grandes routes et des parkings bondés, on peut tomber sur des étranges bâtiments appartenant au CEA. Où il est question d’une mystérieuse « magnétométrie », de sous-marins nucléaires et d’un fort rempli de munitions de la seconde guerre mondiale...