Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Courrier d’un Lecteur

    « Salut Le Postillon. J’ai peut-être trouvé le moyen de bannir l’automobile de notre très chère cuvette : plus de permis B délivrés, erreur informatique pour tous ! Je m’explique. énième fois que je passais mon examen pour avoir l’autorisation de conduire des carcasses métalliques d’une tonne dans les grands boulevards. J’étais prêt, installé et là le verdict tombe : ce sera pas encore la bonne ! La faute à un vélo ou un piéton trop téméraire ? Même pas. Resté sur place sans démarrer, (…)

  • Victoire amère à Champberton

    L’été dernier, Le Postillon était allé à la rencontre de Brandao, habitant du 22, rue Garcia Lorca, à Saint-Martin-d’Hères (voir Le Postillon n°41). Il vit dans le bâtiment le plus pourri du quartier le plus pourri de la ville rouge. à l’époque, ses voisins et lui demandaient à la riche propriétaire de faire les travaux dans les parties communes laissées dans un triste état. Depuis cette propriétaire véreuse a vendu l’immeuble à Pluralis, un office HLM. Le quotidien aurait dû s’améliorer (…)

  • Les humains ont-ils une « valeur ajoutée » ?

    A quoi servirez-vous quand il y aura des robots partout ? C’est en substance le genre de questions auxquelles étaient invités à répondre des enseignants de l’Isère. Ces questions avaient pour but de nourrir un mémoire de Gem (Grenoble école de management) voulant répondre à la problématique « quelle sera la valeur ajoutée de l’enseignant face aux nouvelles technologies liées à l’intelligence artificielle ? », mené par un certain Geoffrey Grivelet, étudiant en Masters 2. C’est le genre de (…)

  • Le mur d’escalade connecté

    Dans ce pays d’ingénieurs-grimpeurs, il fallait s’attendre à ce que ça arrive : la grimpe connectée. Le campus de la Brunerie à Voiron va prochainement accueillir un « mur d’escalade connecté ». Qu’est-ce que c’est que ce machin ? « C’est une vraie révolution, s’enthousiasme Denis Garnier. On a libéré un univers qui n’avait pas changé depuis trente ans. » Comment a-t-on pu escalader bêtement toutes ces années sans capteurs, puces RFID et ordinateur ? Denis Garnier est le patron d’une boîte (…)

  • Trop riche pour être gentil

    Qu’il est modeste, le patron de la multinationale Araymond ! L’héritier de l’entreprise familiale établie à l’origine cours Berriat à Grenoble, a eu droit à un portrait flatteur dans Les Affiches (20/04/2018). À la très impertinente question sur son « plus grand défaut », Antoine Raymond répond en toute simplicité : « trop gentil pour être aimé ». Il est tellement gentil qu’il s’est battu d’ailleurs pour des grandes causes : la suppression de l’ISF (impôt sur la fortune) ou de la réduction (…)

  • Le Vallini, animal opportuniste

    Ces derniers temps la cause animale devient peu à peu le créneau de toutes les personnalités has been en manque de présence médiatique. Le sénateur André Vallini vient de rejoindre le combat en annonçant qu’il avait « décidé de sensibiliser à la cause animale », en prenant position – avec une audace incroyable - contre la corrida ou la chasse à courre. À ce propos, rappelons que le Grand Promoteur inutile (voir Le Postillon n°18), au temps de sa toute puissance, s’était insurgé contre les (…)

  • Les Tuiles : rafraîchissons la mémoire de Piolle

    Éric Piolle aurait-il la mémoire défaillante ? Fin mai, « une enquête préliminaire a été ouverte pour favoritisme dans l’attribution des marchés publics afférents aux deux éditions de la Fête des tuiles, en 2015 et 2016. En question, l’octroi de prestations à deux associations sans mise en concurrence. Et notamment à l’association Fusées dont le co-directeur fut l’un des signataires de l’appel à voter Éric Piolle en 2014. » (Place Gre’net, 30/05/3018). Le maire de Grenoble a réfuté toute (…)

  • La mairie de Grenoble nage en plein « buen vivir » !

    Grenoble est la capitale du bien vivre ! En juin, un forum international pour le bien vivre – prononcez plutôt « buen vivir », c’est plus tendance – se déroulera sur le campus, co-organisé par CCFD-Terres solidaires (Comité catholique contre la faim et pour le développement), l’Université Grenoble-Alpes, la métropole et la Ville de Grenoble. Notre bon maire de Grenoble évoque d’ailleurs souvent cette notion de bien vivre ou de mieux vivre. Pendant la campagne des municipales, Piolle promettait « de faire gagner Grenoble pour que notre ville soit celle du mieux vivre ». Depuis il fustige régulièrement – à raison – l’indicateur de richesse qu’est le Produit intérieur brut parce que « le PIB mesure tout sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue » selon les mots de Robert Kennedy en mars 1968. « Il est grand temps qu’on se choisisse des indicateurs pour mesurer le bien-être de nos sociétés, qu’on délaisse le PIB pour se choisir des indicateurs qui ont du sens », explique le maire écolo sur Facebook (31/01/2018). C’est d’ailleurs le but du forum organisé en juin.
    Mais cette mise en avant du bien vivre est-elle une simple opération de communication pour le maire de Grenoble ? Pas du tout ! En 2016, la mairie annonçait un mal nommé « plan de sauvegarde » des services publics locaux, avec plus de cent suppressions de postes. Si le maire Piolle rejetait la faute sur l’austérité imposée par le gouvernement, il annonçait vouloir « tourner le dos aux vieilles habitudes » et « créer le service public du XXIème siècle ». Deux ans plus tard, on est allés rencontrer quelques-uns des 3 000 agents de la Ville de Grenoble pour les interroger sur leurs conditions de travail. Petit voyage au pays du « buen vivir ».

  • La transition enchantée

    « Grenoble : fini le nucléaire en 2022 ! » Qu’il est beau ce titre en Une du Daubé du 9 mars dernier ! GEG (Gaz et électricité de Grenoble) et la ville de Grenoble ont annoncé lors d’une conférence de presse que « d’ici 2022, 100 % des besoins des Grenoblois seront couverts en électricité verte ». Le vert, c’est la nature, c’est l’écologie, c’est tout beau, tout propre. La preuve en cinq actes. Youpi !

  • Travail social : l’espoir sur liste d’attente

    Des baisses par ci, des baisses par là : depuis trois ans, les élus de droite ont pris le pouvoir au Conseil départemental. Nombre de structures sociales, partenaires du Département, se retrouvent dans la dèche : certaines ont fermé, d’autres galèrent à poursuivre leur mission, et quantité de travailleurs sociaux sont désemparés devant le manque de moyens à leur disposition pour épauler des personnes en grande difficulté. La diversité des structures touchées et la complexité des situations, ajoutées aux arguments perfides des élus départementaux, n’aident pas à avoir une vision claire de la dégradation des politiques sociales en Isère. Rendre simple un truc compliqué, voilà le but de cette nouvelle, proposant un monologue imaginaire basé sur des faits bien réels.